Les cours facultatifs sont-ils en sursis?

La députée Katia Lehmann a posé une question orale en ce sens mercredi lors de la séance du Parlement jurassien.

 » Les vacances scolaires approchent et l’organisation de la prochaine rentrée scolaire est finalisée avec son lot de décisions parfois difficiles comme l’annonce de fermeture de classes. Ces décisions répondent cependant à une logique économique et arithmétique, un nombre d’élèves correspondant à un certain nombre de classes. Membre de commission d’école, une séance en février avec le chef de service m’a pleinement rassurée dans ce sens. La volonté était claire de ne pas déroger à l’article 97 de l’ordonnance scolaire même à un ou deux élèves près, dans un sens comme dans l’autre. Cela a le mérite d’être clair et équitable.

J’ai donc été surprise d’apprendre l’existence d’un projet pilote dans un cercle scolaire primaire ajoulot qui a pu négocier la non fermeture d’une classe en échange de la suppression de certaines leçons dans toute l’école. Les leçons supprimées comprennent les cours facultatifs, les leçons de co-enseignement ainsi que de devoirs surveillés.

Comme mentionné également dans l’ordonnance scolaire, les cours facultatifs destinés à l’ensemble des élèves permettent notamment de compléter les apprentissages scolaires et de développer des compétences dans les domaines culturels, sportifs et artistiques ainsi que des aptitudes manuelles.

Je ne reviens pas ici sur la volonté de « sauver » une classe de la part des autorités scolaires de la commune à l’origine de cette demande, elles auraient sans doute eu tort de ne pas tenter l’essai.

Le bilan comptable est peut-être respectueux de l’objectif à atteindre et équivalent à celui obtenu par une fermeture de classe, mais les cours supprimés représentent à mon sens une perte considérable pour tous les élèves. Les cours facultatifs sont pour certains budgets familiaux la seule possibilité de cours extra scolaires. Les devoirs surveillés sont un soutien précieux. Ces cours ont donc toute leur importance et ne doivent pas être monnaie d’échange.

Ma question est donc la suivante :

Le gouvernement peut-il nous indiquer si sous cette appellation de projet-pilote il démontre son intérêt à renouveler l’expérience les prochaines années et s’il entend ainsi offrir une possibilité d’éviter la fermeture de classes en supprimant certains types de cours ?Je remercie le gouvernement de sa réponse. »

Delémont, le 22 juin 2017

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