Hôpital de Moutier: le dangereux appétit du privé

Le groupe Swiss Medical Network (GSMN) a fait part cette semaine de son intérêt à racheter l’Hôpital de Moutier. Après Neuchâtel, le groupe de cliniques privées souhaite s’implanter dans notre région. A quel prix? Et avec quel respect pour les employé-e-s? Le Parti socialiste jurassien s’inquiète de l’importance prise par le secteur privé dans le domaine de la santé. Il souhaite que le Gouvernement jurassien et l’Hôpital du Jura se positionnent rapidement – et seuls – pour faire une offre en vue du rachat du site prévôtois. La Convention collective de travail de l’H-JU doit être appliquée aux employé-e-s du site de Moutier. 

Après s’être étendu depuis 5 ans dans le canton de Neuchâtel, le groupe de cliniques privées GSMN serait intéressé à reprendre l’Hôpital de Moutier. La crise autour de l’Hôpital de la Providence à Neuchâtel – et les conditions de travail des employé-e-s – est encore dans toutes les mémoires. L’exemple neuchâtelois démontre une fois de plus que les partenariats publics-privés (PPP) ne sont pas, particulièrement dans le domaine de la santé, la panacée. Les PPP comportent de nombreux risques et doivent être strictement encadrés pour fonctionner. 

GSMN n’est pas un exemple en matière de partenariat social: le groupe s’est opposé à la Convention collective de travail dans le domaine (CCT21) et a déposé recours au Tribunal fédéral pour limiter son application. Le Parti socialiste jurassien ne veut pas de telles conditions de travail pour les employé-e-s du site de Moutier. La santé ne devrait pas être envisagée que sous le seul angle économique: la qualité des conditions de travail des employé-e-s, le respect des patients, la proximité et la diversité de l’offre sont garants d’une qualité optimale de soins qui doit aussi être considérée comme prioritaire. Ces considérations sont éminemment politiques.

Un groupe privé n’est pas un mécène et si GSMN s’implante à Moutier, c’est pour y faire des affaires et en tirer du profit! Les tensions à Neuchâtel en sont un parfait exemple. Si le principe d’un PPP consiste à privatiser les actes les plus rentables et à mutualiser ceux qui le sont le moins, ce partenariat n’est de loin pas souhaitable. En étudiant les différents scénarii évoqués, le Gouvernement doit garder à l’esprit que ceci ne peut être fait qu’en garantissant un accès aux soins proche et de qualité pour tous et en assurant au personnel des conditions de travail couvertes par une Convention collective de travail. La CCT de l’Hôpital du Jura est plus favorable que celle des hôpitaux bernois. Il faut donc demander l’application pleine et entière de la CCT de l’H-JU pour les employé-e-s du site de Moutier. 

Le Parti socialiste jurassien souhaite que l’Hôpital du Jura et l’Etat jurassien réfléchissent aussi au rachat du site de Moutier: une solution efficace en termes de planification hospitalière, de maintien de soins de proximité et de conditions de travail satisfaisantes pour les employé-e-s. Le Gouvernement bernois, en soutenant cette vente par l’Hôpital du Jura bernois (avant même les recours traités!) ne se préoccupe vraiment plus du site de Moutier. C’est alors de la responsabilité politique des Jurassien-ne-s – à travers le Parlement et le Gouvernement – et de la responsabilité opérationnelle de l’H-JU de prendre en main ce problème. 

Quant au Directeur de la Santé publique et de la prévoyance sociale du canton de Berne, Pierre Alain Schnegg, qui estime que la proposition privée pourrait représenter « une très bonne solution », c’est surtout une très bonne solution pour punir les Prévôtois de leur choix d’appartenance cantonale. En cherchant à vendre à la hussarde le site de Moutier sans autre forme de concertation avec les autorités jurassiennes, on ne peut que relever le mépris du camp pro-bernois qui pratique la politique de la terre brûlée en torpillant le site de Moutier. Cette manière de faire montre la considération qu’il a pour les employé-e-s et les patient-e-s du site prévôtois… ils apprécieront !

Parti socialiste jurassien

Delémont, le 10 août 2018

Conseil de l’Europe: Pierre-Alain Fridez rapporteur sur le placement en détention d’enfants migrants

Le Conseiller national Pierre-Alain Fridez a été désigné il y a quelques jours par la Commission des migrations du Conseil de l’Europe « rapporteur général sur l’arrêt du placement en rétention d’enfants migrants ». Il devient ainsi le répondant pour le Conseil de l’Europe pour toutes les questions de détention des enfants migrants. Il se rendra cet été en Grèce puis au Burkina Faso pour étudier la situation sur place et visiter des centres de détention.

En Europe, 40’000 enfants sont placés chaque année en détention avec des conséquences notamment psychologiques désastreuses.  En 2015, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a lancé une campagne parlementaire pour mettre fin à cette pratique. Pierre-Alain Fridez remplace désormais Doris Fiala comme rapporteur général.

Davantage d’informations sur le lien ci-dessous:

http://website-pace.net/fr/web/as-mig/main

Delémont, le 27 juin 2018 / pch

Réfugiés dans les pays voisins de la Syrie: la communauté internationale doit agir

Le peuple syrien est un peuple martyr. Un peuple victime de contingences politiques et géostratégiques qui le dépassent.

Le drame syrien peut être assimilé à un scénario du pire, un drame aux multiples rebondissements et en finalité une descente aux enfers pour ce peuple qui, pour ne pas mourir, a dû se résoudre à s’exiler…

Tout commence par l’espoir contagieux du Printemps arabe voilà 7 ans. Un despote, médecin, formé en Occident, soit-disant humaniste, résiste férocement et bombarde sans pitié son peuple pour s’accrocher au pouvoir et à ses privilèges.

Echaudée par les précédents en Afghanistan et en Irak, sans intérêt majeur pour un pays dénué de ressources pétrolières, la communauté internationale tergiverse et regarde passivement le drame se jouer. L’utilisation d’armes chimiques contre le peuple syrien est interprétée comme une ligne rouge qui a été franchie. On menace, puis plus rien. Il faudra Daech et le funeste état islamique pour que paradoxalement on assiste, avec l’engagement de certains, au renforcement du pouvoir de Damas, devenu un recours contre pire que lui.

Et au milieu, le peuple syrien reste un otage malheureux. Les puissances, mondiales et régionales, règlent leurs comptes sur son sol et sur son dos.

Depuis 2011, 11 millions de Syriens ont été contraints de quitter leur patrie, sans compter les 6 millions de déplacés à l’intérieur du pays. Ces exilés ont pour la plupart gonflé le nombre de réfugiés déjà présents, pour certains de longue date, dans les pays voisins, des pays connus pour leur tradition d’aide et d’hospitalité, je pense tout particulièrement au Liban et à la Jordanie. Des pays qui assument un fardeau énorme face à ce drame. Des pays déjà touchés par le chômage, le manque de moyens et très peu de ressources en eau, la Jordanie en particulier. Mais ces pays ne se sont pas défilés devant leurs obligations morales. Ces pays sont présents et font, comme on dit, le « job ».

En mars dernier, dans le cadre d’une réunion de la commission des migrations du Conseil de l’Europe, j’ai visité le camp de réfugiés de Zattari, tout au Nord de la Jordanie, à la frontière de la Syrie. 80.000 réfugiés, dont énormément d’enfants, un camp à perte de vue, une expérience humaine empreinte d’émotions inoubliables. Aidées par les autorités locales, de nombreuses ONG et le Programme alimentaire mondial, ces personnes essayent tant bien que mal de s’imaginer un avenir, loin des bombes et du chaos. Au départ, les responsables du camp trouvaient ces nouveaux réfugiés vindicatifs et déterminés. Aujourd’hui, au fil des mois et des années, ils les décrivent comme plus résignés, comme s’ils avaient pris conscience de ce que l’avenir pouvait leur réserver… ils étaient là sans doute pour longtemps…

Car ce qui les menace est clair : je l’appellerai, par analogie, « palestinisation ».

Lorsque personne ne s’évertue à résoudre en profondeur les problèmes, à rétablir le juste droit des gens, on est bien obligé de s’accommoder de solutions dites transitoires mais qui finissent par perdurer de générations en générations… Tout en restant une bombe à retardement… Aujourd’hui, des Palestiniens résident dans des camps, appelés provisoires au moment de leur construction, depuis 70 longues années…

Dans le dossier syrien, il est impératif que, sans délai, la communauté internationale s’engage :

  • avec des moyens supplémentaires sur place pour soulager la détresse des migrants et aider efficacement les pays en première ligne
  • pour plus d’accueil dans nos pays, car la barque n’est pas pleine
  • et une volonté claire et déterminée dans la recherche d’une résolution politique de ce drame permettant aux populations concernées d’espérer enfin… un avenir.

Intervention de Pierre-Alain Fridez dans le cadre d’un débat de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur « La situation humanitaire des réfugiés dans les pays voisins de la Syrie »

Delémont, le 27 juin 2018 / pch 

Von Roll: inquiétudes pour les ouvriers et le site de Choindez

Le PSJ s’inquiète du sort des ouvriers de Von Roll. Le groupe socialiste au Parlement jurassien, par le député Pierre-André Comte, a déposé ce mardi une question écrite. L’entreprise a annoncé la semaine passée sa volonté de fermer la fonderie de Choindez et de supprimer entre 30 et 60 postes. Le parti socialiste jurassien demande au Gouvernement de tout mettre en œuvre pour aider les ouvriers licenciés et pour assurer l’avenir du site.

La question écrite est à lire ici: qe3051

Source: www.rfj.ch

Delémont, le 26 juin 2018 / pch

Relations extérieures du canton du Jura: oser tout et n’importe quoi?

Le député socialiste Loïc Dobler a déposé vendredi une question écrite au Parlement jurassien suite à la rencontre du Président du Gouvernement jurassien avec Theo Francken, Secrétaire d’État belge à l’Asile et à la Migration, membre du parti nationaliste N-VA (Nouvelle Alliance Flamande).

Cette rencontre paraît à la fois incongrue, de mauvais goût et inutile pour l’Etat jurassien. Elle interpelle grandement quant à la communication sur les réseaux sociaux de la part de membres du Gouvernement jurassien. Enfin, elle questionne quant à la limite à ne pas franchir en matière de réseautage.

La question écrite est à lire ici

Delémont, le 22 juin 2018 / pch

Reflets du Parlement – séance du 20 juin 2018

Le Parlement était réuni en plénum mercredi 20 juin pour la dernière séance avant les vacances.

Mélanie Brulhart remplace Jean Bourquard à la Commission de gestion et des finances. Katia Lehmann devient suppléante.

A l’heure des questions orales, Katia Lehmann a demandé si la puériculture jurassienne était en péril. La députée de Fontenais s’est inquiétée de l’avenir de l’association qui est financée principalement par les subventions du canton. Elle a demandé au Gouvernement s’il pouvait confirmer qu’il fera le nécessaire pour assurer la pérennité de cette institution qui assure des prestations importantes pour les familles jurassiennes. 

QO-Puériculture- KL

Pierre-André Comte a dénoncé certaines rumeurs qui affirment que Moutier ne rejoindra le Jura qu’en 2023 voire 2024. Il a demandé au Gouvernement ce qu’il allait mettre en oeuvre pour respecter son engagement envers les Prévôtois-e-s.

Nicolas Girard s’est lui inquiété pour les faons: il a demandé si des opérations de sauvetage, notamment avec des drones, était envisagées dans le Jura.

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Le Parlement jurassien a accepté les comptes 2017 de l’Etat jurassien qui bouclent sur un déficit de 5.4 millions. Mélanie Brulhart est montée à la tribune pour demander notamment davantage d’investissements. 

COMPTES 2017 MB GPS

Bouger au grand air… Un postulat sur l’éducation physique et sportive a été déposé: Katia Lehmann demande au Gouvernement si les leçons de gymnastique pourraient se faire davantage en extérieur. 

sport scolaire postulat KL

Les questions écrites déposées lors de la séance du Parlement: 

Sources: www.rfj.ch et www.lqj.ch 

Delémont, le 20 juin 2018 / pch 

Sortir de la spirale infernale des dettes

Claude Hêche, sur la base de conseils de spécialistes dans le domaine, a déposé cette semaine trois interventions à Berne pour améliorer les procédures de désendettement des particuliers. Par le biais d’une motion signée par 13 de ses collègues (Motion désendettement), le Conseiller aux Etats demande au Conseil fédéral de proposer une modification de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite pour permettre la réinsertion économique des personnes sans possibilités concrètes de désendettement. Ces personnes sont condamnées à une vie au minimum vital de saisie: en cas de saisie de son salaire, la personne endettée a le droit de conserver les moyens financiers qui correspondent au minimum vital nécessaire à son entretien et à celui de sa famille. Elles se retrouvent aujourd’hui exclues du système économique: exclusion sociale, impossibilité de financer les formations des enfants, difficultés pour se loger, pour retrouver du travail,… Le surendettement agit comme facteur aggravant et générateur de pauvreté. Il est donc essentiel d’agir pour réformer le système actuel pour offrir à ces personnes la perspective d’un avenir sans dettes.

Au travers d’une initiative parlementaire signée par 9 de ses collègues (Initiative parlementaire désendettement), Claude Hêche souhaite une modification de l’article 336 de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite pour permettre une meilleure coordination et une amélioration des procédures de désendettement des particuliers.

Enfin, il a déposé une interpellation (Interpellation désendettement): « réalité statistique des particuliers en Suisse. Quelle valorisation des données existantes? »

Delémont, le 15 juin 2018 / pch

Egalité, primes maladie, … les réponses du Gouvernement aux député-e-s socialistes

Le groupe parlementaire socialiste a déposé toute une série d’interpellations lors des dernières séances du Parlement. Le Gouvernement a déjà répondu à plusieurs questions écrites, vous trouverez tous les détails ci-dessous.

Représentation féminine: quel bilan dans les mandats étatiques? QE représentation féminine

Loïc Dobler voulait savoir si l’Etat se rapprochait de la parité entre femmes et hommes dans les instances dans lesquelles il a une influence. La réponse du Gouvernement est détaillée sur le site d’RFJ: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20180605-Mandats-de-l-Etat-jurassien-femmes-pas-assez-representees.html

La réponse du Gouvernement: QE_2997—Reponse-du-Gouvernement

Relations canton-communes: du concret s’il vous plaît! Question écrite relations canton communes

Le groupe socialiste souhaitait savoir quand le Gouvernement allait présenter les conclusions des travaux sur la répartition des charges entre les communes et le canton.

La réponse du Gouvernement: QE_2994—Reponse-du-Gouvernement

Véhicules diesel: quelles pratiques pour l’Etat jurassien? QE véhicules Diesel

Nicolas Girard s’inquiètait des conséquences de la pollution des véhicules qui roulent au diesel. Il demandait notamment au Gouvernement s’il avait l’intention de faire une campagne de prévention et d’information auprès des automobilistes jurassiens.

La réponse du Gouvernement: QE_2995—Reponse-du-Gouvernement

Classe de pré-apprentissage pour réfugiés: quel bilan? QE classe préappr

L’AJAM, l’Association jurassienne des migrants, mandate Avenir Formation pour mettre en place une structure de formation dans le but que les jeunes migrants puissent suivre une formation professionnelle – une année de pré-apprentissage. Mélanie Brülhart Nusbaumer a demandé au Gouvernement de dresser un premier bilan de fonctionnement.

La réponse du Gouvernement: QE_2996—Reponse-du-Gouvernement

 

Emploi frontalier: non soumis aux crises économiques? QE emploi frontalier

Loïc Dobler voulait savoir quelle analyse le Gouvernement portait quand à l’évolution de l’emploi frontalier et comment il expliquait que malgré les hausses parfois importantes du chômage sur le territoire jurassien, le nombre de frontaliers continue d’augmenter depuis 2010.

La réponse du Gouvernement: QE_2998—Reponse-du-Gouvernement

Décision de taxation fiscale: sur quoi se fonde-t-elle en l’absente de base légale précise? QEdécision taxation fiscale

Katia Lehmann demandait au Gouvernement des précisions sur un cas de particulier de parents divorcés.

La réponse du Gouvernement: QE_2999—Reponse-du-Gouvernement

Lutte contre les nuisances du bruit routier: quelles réalisations? QE lutte bruit routier

Ami Lièvre s’inquiètait des nuisances sonores provoquées par la circulation. Il demandait au Gouvernement de faire un point de situation sur l’état d’avancement du programme d’assainissement des routes jurassiennes.

La réponse du Gouvernement: QE_3002—Reponse-du-Gouvernement

Utilisation des véhicules dans le Jura, tout roule? QE utilsation véhicules

Nicolas Girard voulait savoir quelle était la politique cantonale en matière d’acquisition et de remplacement du parc automobiles des différents services de l’administration cantonale.

La réponse du Gouvernement: QE_3003—Reponse-du-Gouvernement

Projet fiscal 17: quid de la situation dans le Jura? QE projet fiscal 17

Projet fiscal 17 ou PF17: derrière ce nom un peu barbare se cache le nouveau projet de la Confédération pour l’imposition des entreprises, suite au rejet de la réforme des entreprises III (RIE III). Loïc Dobler a demandé au Gouvernement de donner des détails en vue de PF 17: quel sera, par exemple, le taux d’imposition que le Jura souhaite appliquer aux entreprises.

La réponse du Gouvernement: QE_3004—Reponse-du-Gouvernement

Delémont, le 14 juin 2018 / pch

Initiative pour l’autodétermination: la porte ouverte à la dénonciation de la Convention européenne des Droits de l’homme

Cette initiative  » le droit suisse au lieu de juges étrangers » déposée par l’UDC, vise à placer la Constitution suisse au-dessus du droit international. Ce que le peuple suisse décide devrait primer sur toute autre considération juridique. Un texte fort heureusement tempéré, à son article 5 alinéa 4, par sa référence et sa reconnaissance des règles impératives du droit international. Encore heureux. Ces règles correspondent à ce que d’aucuns appellent la « Jus cogens » soit en latin le droit contraignant. Elles sont claires et fondamentales : l’interdiction du génocide, l’interdiction de la torture, la reconnaissance des principes fondamentaux du droit international humanitaire dans le cadre du droit de la guerre ou encore l’interdiction de refouler un étranger dans un Etat où sa vie et son intégrité physique pourraient être menacés (principe de non refoulement).

L’entier la tribune de Pierre-Alain Fridez à lire ici: Tribune initiative pour l’autodétermination

Delémont, le 14 juin 2018 /pch

Une adaptation en douceur de notre législation sur les armes

Suite aux attentats terroristes qui ont frappé de grandes villes européennes depuis plusieurs années, la commission européenne a proposé une modification de la directive de l’Union européenne sur les armes en révisant sa classification. Cela concerne en particulier les armes à feu automatiques transformées en armes à feu semi-automatiques, une adaptation qui touche l’arme d’ordonnance remise en propriété aux militaires suisses à la fin de leurs obligations militaires. Cette directive a été formellement adoptée par le Conseil et le Parlement européen le 17 mai 2017. En signant à l’époque l’accord d’association de Schengen, la Suisse s’était engagée envers l’Union européenne à reprendre tous les développements de l’acquis de Schengen. C’est le cas avec cette directive et la Suisse a deux ans depuis mai 2017 pour modifier en conséquence sa législation sur les armes.

L’entier de la tribune de Pierre-Alain Fridez à découvrir ici: Tribune Directives sur les armes_2

Delémont, le 14 juin 2018 /pch