Investissements à Moutier: quand Berne ne respecte pas ses engagements

Communiqué de presse du PSA de Moutier

Le canton de Berne revendique de façon tout à faire inappropriée son désinvestissement financier en faveur de la Municipalité, particulièrement ce qui concerne les infrastructures routières. C’est ce qu’il répond en substance à une interpellation de députés bernois. Le PSA ne tolérera pas que la ville de Moutier soit sous-financée pendant les années qui précèdent son transfert dans le canton du Jura. L’entier du communiqué de presse à lire ci-dessous.

Renforcer l’AVS et imposer davantage les multinationales

Une étape importante pour l’AVS se jouera dans les urnes le 19 mai. Les membres du PSJ, réunis en Congrès jeudi soir à Fontenais, ont donné leurs mots d’ordre en vue des votations fédérales du mois prochain. Le PSJ soutient la réforme de la loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS ainsi que l’arrêté fédéral sur la reprise de la directive européenne sur les armes. Les comptes 2018 et le budget 2019 du PSJ ont aussi été adoptés à l’unanimité. 

Les discussions ont été nourries jeudi soir à l’Etoile du Matin à Fontenais. Une cinquantaine de camarades ont pris part au Congrès. « L’AVS – qui est l’institution sociale par excellence – a besoin d’un financement supplémentaire: c’est le moment ou jamais » a insisté le Conseiller national Pierre-Alain Fridez lors de sa présentation du projet de loi RFFA. Par 47 voix contre 4, les membres du PSJ ont accepté la réforme qui apportera un financement supplémentaire de 2 milliard de francs à l’AVS. Une somme qui sera financée par la Confédération et par l’augmentation des prélèvements sur les salaires à parts égales entre l’employeur et l’employé. Certaines failles de notre système fiscal dont profitaient les multinationales seront aussi supprimées et les grands actionnaires seront davantage taxés. Certains membres du PSJ ont toutefois dénoncé le fait que le peuple suisse doive se prononcer sur un paquet qui mêle deux sujets différents

Le Congrès du PSJ a également accepté le durcissement de la loi sur les armes qui permettra notamment d’améliorer la lutte contre le trafic illégal d’armes et de garantir une meilleure traçabilité des armes semi-automatiques. 

Le responsable des finances du PSJ, Jean-Louis Imhof, a présenté les comptes 2018 et le budget 2019 du parti. Les différents documents comptables seront mis en ligne ces prochains jours sur le site www.psju.ch. Dans un souci de transparence, le PSJ publie ses principales sources de financement depuis l’année dernière. L’initiative sur la transparence sera officiellement lancée lors du Congrès électoral qui se tiendra le 10 mai à Courroux. 

A noter encore que Thierry Raval de Delémont a été nommé au Comité directeur du PSJ en remplacement de Mehmet Suvat. 

Le Parti socialiste jurassien s’engage concrètement pour le climat

Les député-e-s ont accepté deux motions pour que le Gouvernement se préoccupe davantage des questions climatiques. Pierre-André Comte est monté à la tribune mercredi pour rappeler l’importance d’une action locale pour lutter contre le réchauffement climatique. Sa motion intitulée « réfléchir et agir pour la planète », acceptée par 28 voix contre 20 et 11 abstentions, demande que le Gouvernement élabore une stratégie cantonale d’adaptation aux changements climatiques qui tire les enseignements de l’Accord de Paris. Tous les détails ici sur le site d’RFJ :https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190327-Les-deputes-veulent-plus-de-reflexion-sur-le-climat.html.

Les député-e-s ont également accepté une résolution intervertis de la Verte Erica Hennequin qui demande que le législatif prenne en considération les effets sur le climat dans tous les objets dont il débattra.

Le Parlement a aussi accepté une motion de Loïc Dobler qui demande que le Gouvernement exige des promoteurs du projet de géothermie de Haute-Sorne un rapport sur l’état des bâtiments. https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190327-Geothermie-le-Parlement-veut-un-rapport-sur-l-etat-des-batiments.html

A l’heure des questions orales, Raphaël Ciocchi a interpellé le Gouvernement sur les conditions de travail des employé-e-s de la Poste.

Jean-Daniel Ecoeur s’est lui inquiété de l’organisation de la voirie des Franches-Montagnes après le départ de 3 collaborateurs.

Nicolas Maître a déposé une question écrite sur les « blockchain » et un éventuel rapprochement du canton du Jura avec la structure BBGa (qui s’occupe de la promotion économique pour la Suisse occidentale).

A noter encore que Dominique Froidevaux a été élue comme remplaçante à la commission des affaires extérieures et de la formation.

Delémont, le 27 mars 2019 / pch

Sources: www.rfj.ch, www.lqj.ch

Pauvreté et précarité: débat sur le Rapport social

FORUM CITOYENS :  10 AVRIL, à 19h00, AU COLLEGE THURMANN

Pauvreté et précarité dans un canton d’un pays réputé riche

Il était très attendu, ce rapport que le Gouvernement jurassien a publié dans le courant de février 2019. Sous le titre « RAPPORT SOCIAL : ampleur et évolution de la pauvreté dans le canton du Jura », ce document d’une quarantaine de pages rassemble un certain nombre de constats et d’indicateurs relatifs aux diverses facettes que revêt ce phénomène douloureux, complexe et choquant dans un pays tel que le nôtre. Il ne prétend pas être exhaustif, il ne propose pas  à ce stade un catalogue de réponses, il se limite à ouvrir le débat politique qui devrait «  permettre de prendre les mesures adéquates et mesurables pour lutter efficacement contre la pauvreté dans le Jura ». En ce sens, il était inévitable qu’il suscite quelques déceptions.  « FORUM CITOYENS » qui s’est donné pour vocation d’œuvrer à la formation des opinions sur des objets d’intérêt public ne pouvait manquer d’organiser un débat sur ce thème. A cet effet, le comité présidé par Fiorenzo Monti s’est assuré la participation de Mme Nathalie Barthoulot, ministre en charge du Département de l’Intérieur, de M. Julien Cattin, chef du Service de l’action sociale, de M. Jean-Noël Maillard, directeur de CARITAS JURA et de M. Pierre-Alain Berret, directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura. Cette rencontre qui, comme à l’accoutumée, sera animée par Yves Petignat et laissera une large place aux interventions du public, aura lieu le mercredi 10 avril, de 19h00 à 21 h00 dans le cadre de l’aula du Collège Thurmann, Sous Bellevue.

Pour toute information complémentaire :

Fiorenzo Monti, président de Forum Citoyen  monti­_fiorenzo@yahoo.fr

Yves Petignat, animateur de Forum Citoyens   yves.petignat@gmail.com 

Elections fédérales 2019: communiqué de presse des Femmes socialistes


Cet automne, nous allons élire nos représentant-e-s sous la Coupole fédérale. Toutefois, et ce d’autant plus en cette année féministe, la composition actuelle de l’Assemblée fédérale interpelle : le Conseil national n’affiche que 32% de présence féminine et le Conseil des Etats un maigre 15%, soit 7 femmes sur 46 sénatrices et sénateurs. En 2019, une seule sénatrice est candidate à sa réélection (Brigitte Häberli-Koller (PDC/TG). 

Les Femmes socialistes jurassiennes (FSJ) sont donc ravies que les sections des Franches-Montagnes et de Porrentruy présentent les candidatures d’Elisabeth Baume-Schneider et de Mathilde Crevoisier Crelier ! 

Les FSJ réaffirment leur objectif d’une société égalitaire. Et c’est précisément ces valeurs qu’Elisabeth Baume-Scheider et Mathilde Crevoisier Crelier incarnent à travers leurs actions depuis plusieurs années : congé paternité, égalité salariale, restructuration du système d’assurances maladies (avec une véritable maîtrise des primes), favorisation de la consommation locale et des énergies renouvelables… C’est donc avec un grand enthousiasme que les Femmes socialistes soutiendront les candidatures de ces femmes de conviction aux côtés de Pierre-Alain Fridez devant le Congrès du Parti socialiste jurassien le 10 mai à Courroux ! 

Marina Zuber et Lisa Raval, co-présidentes des femmes socialistes jurassiennes

Elections fédérales 2019: le point sur les candidatures

Conserver ses deux sièges à Berne: c’est l’objectif que s’est fixé le Parti socialiste jurassien en vue des élections fédérales du 20 octobre 2019. Au terme du délai fixé au 15 mars, trois candidat-e-s ont été proposé-e-s par les sections du PSJ au Comité directeur. 

Au Conseil national, le sortant Pierre-Alain Fridez avait déjà fait part de son intérêt à poursuivre son mandat. Un intérêt confirmé officiellement par la section de Fontenais-Villars-Bressaucourt. Membre notamment de la Commission de la politique de sécurité du Conseil national, le médecin de Fontenais est donc candidat pour une troisième législature sous la Coupole fédérale. 

Au Conseil des Etats, le titulaire Claude Hêche arrive à la fin de sa troisième législature et, conformément au droit cantonal, de son mandat. Pour lui succéder, la section des Franches-Montages propose la candidature d’Elisabeth Baume-Schneider. La citoyenne des Breuleux a été membre du Gouvernement jurassien de2002 à 2015 et est l’actuelle directrice de la Haute école de travail social et de la santé du canton de Vaud. 

Lasection de Porrentruy soutient elle la candidature de Mathilde Crevoisier Crelier au Conseil des Etats. Présidente de la section bruntrutaine du PSJ, elle siège au Conseil de ville depuis 2013, elle a présidé ce même Conseil en 2017. Titulaire d’un Master en traduction, elle travaille au Département fédéral de l’Intérieur. 

Rappelons que c’est le Congrès qui désignera officiellement les candidat-e-s à l’élection aux Chambres fédérales. 

Le Congrès électoral se déroulera le 10 mai 2019 à Courroux.

Delémont, le 20 mars 2019 / pch

Le financement des coûts de la santé réclame une vraie réponse

Le Conseiller national Pierre-Alain Fridez a publié ce mercredi une tribune dans le Quotidien jurassien.

Année après année les citoyennes et citoyens de notre pays assistent, impuissants, à l’inexorable progression des coûts de la santé. Les explications sont connues : le vieillissement de la population qui induit une augmentation des maladies chroniques, le développement régulier des moyens diagnostiques et thérapeutiques qui contribuent à l’amélioration de notre état de santé, sans oublier la responsabilité des patients qui demandent toujours plus… mais quelque part à juste titre vu qu’ils s’acquittent de sommes toujours plus conséquentes…

Les particularités du financement de l’assurance maladie

Les coûts de la santé progressent donc sans que l’on ne trouve de solution pertinente, mais ce qui pose surtout cruellement problème aujourd’hui concerne le mode de financement de ces coûts. L’assurance obligatoire des soins, la LAMal, est financée sur la base d’une prime par tête. On ne tient pas compte du revenu comme pour les impôts ou l’AVS. L’assurance –maladie que l’on peut apparenter à un impôt obligatoire représente donc une exception.  Chacune et chacun s’acquitte de la même prime, si l’on excepte une part de la population qui bénéficie du système de réductions des primes. Pour beaucoup, en particulier au sein de la classe moyenne, la charge est devenue insupportable. Quand on sait que chaque assuré devra s’acquitter à travers les primes et la franchise de quelques cinq mille francs avant que sa caisse-maladie ne débourse le premier centime pour lui, on prend la mesure de l’effort qui est demandé à chacune et à chacun… et l’effort est surtout très inégalement réparti, car il est dépendant du revenu…Par exemple pour une famille comptant un couple et deux enfants entre 18 et 25 ans, la douloureuse peut approcher les vingt mille francs par an… C’est insupportable. 

La droite a décidé d’augmenter les franchises…

Les coûts de la santé continuent donc de progresser, et tout le monde prend conscience du fait que les primes deviennent une charge toujours plus lourde. Il faut repenser le système de prélèvement et globalement toute la question du financement. Mais la majorité de droite des chambres fédérales refuse obstinément de remettre en question le principe de la prime par tête. Et face à l’augmentation des coûts, pour soi-disant responsabiliser les patients, comme s’ils ne l’étaient pas déjà suffisamment en payant quelques cinq mille francs par an, ils proposent d’augmenter tout bonnement les franchises…  Dans un premier temps, la franchise de base passerait de Fr. 300.- à Fr. 350.- et serait par la suite automatiquement adaptée en fonction de l’augmentation des coûts. Une proposition inacceptable qui une fois de plus, va surcharger les plus faibles et sera susceptible d’inciter d’aucuns à renoncer à des soins, avec des conséquences possibles pour leur santé. Cette problématique de la renonciation aux soins pour des motifs financiers touche déjà près d’une personne sur cinq dans le pays. Une mesure inopportune, non productive et socialement plus que discutable. 

Alléger plutôt les primes

Le parti socialiste suisse vient de déposer une initiative populaire nettement plus pertinente : elle vise une adaptation de l’effort demandé en fonction de la situation de revenu de chacun.  Plus personne en Suisse ne devrait débourser plus de 10% de son revenu disponible pour payer ses primes de caisse-maladie. Le solde serait pris en charge par un engagement plus important des pouvoirs publics qui se traduirait par un meilleur soutien de la Confédération et des cantons aux revenus moyens et faibles. C’est surtout la Confédération qui s’engagerait davantage en payant les 2/3 des dépenses totales à charges des pouvoirs publics. Le solde serait supporté par les cantons qui déjà actuellement interviennent dans le subventionnement pour la réduction des primes des caisses-maladies. Ainsi les primes redeviendraient supportables.

Les coûts de la santé représentent un défi et surtout un problème pour notre pays. Leur progression doit être contrôlée et stabilisée, mais malheureusement aucun consensus ne s’impose pour l’heure. Mais parallèlement il y a urgence à solutionner la prise en charge des coûts. Ceux-ci doivent impérativement être répartis correctement entre tous les assurés qui seront comme aujourd’hui appelés à contribuer à l’effort commun, mais chacun en fonction de ses moyens. C’est cela véritablement la justice sociale, et c’est sur cette base que notre système de santé pourra perdurer, assurant des prestations de qualité pour toute la population. 

Pierre-Alain Fridez, Conseiller national

Soyons toutes et tous féministes.

Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. 

Parce qu’en 2019, la lutte pour atteindre l’égalité sociale, économique et politique entre les femmes et les hommes n’est pas encore terminée et qu’il est nécessaire d’y consacrer une journée entière.

L’occasion de rappeler que les droits des femmes ne sont pas acquis ni en matière d’égalité salariale, ni en matière de partage des tâches domestiques, que l’occupation de l’espace public est essentiellement masculine, qu’une femme subit au quotidien un sexisme ordinaire et insidieux, que les femmes sont les principales victimes de violences conjugales et de harcèlement sexuel, qu’il est plus difficile pour elles de concilier vie familiale et carrière professionnelle ou politique, que leur droit à l’autodétermination n’est pas respecté et que leur corps est un terrain de lutte constant pour savoir ce qu’elles peuvent et doivent en faire.

Une liste qui semble interminable et qui n’est de loin pas exhaustive, mais qui suffit à elle seule à prouver l’importance de l’existence de cette journée.

Une journée internationale qui plus est… Une opportunité pour se montrer solidaires de toutes les luttes féministes. En effet, s’il y a bien un thème qui concerne tous les pays du monde, à des degrés différents évidemment, c’est bien celui de l’inégalité des sexes. Nos représentations sur la question du genre ont très peu évolué et se retrouvent partout : il y a un sexe fort et un sexe faible. L’un domine l’autre alors que plus rien ne peut le justifier (la force physique n’étant plus un critère acceptable depuis que nous ne combattons plus les mammouths à mains nues pour survivre).

Pour terminer, le 8 mars devrait permettre d’inclure tout le monde dans la lutte, hommes et femmes. Chimamanda Ngozi Adichie, féministe née au Nigéria, conçoit le féminisme ainsi :« Pour ma part, je considère comme féministe un homme ou une femme qui dit, oui, la question du genre telle qu’elle existe aujourd’hui pose problème et nous devons le régler, nous devons faire mieux. Tous autant que nous sommes, femmes et hommes. »

En résumé, c’est ensemble que nous contribuerons à faire évoluer les mentalités et que nous apprendrons à nos enfants que, quelque soit leur sexe, qu’ils sont égaux. Être féministe n’est pas une option, c’est un devoir! Les femmes doivent bénéficier de droits garantis et protégés… ça fait suffisamment longtemps qu’elles les attendent!

Le 8 mars 2019, Lucie Scaiola, vice-présidente du PSJ

Le Conseil des Etats adopte à l’unanimité PRODES 2035

Le Conseil des États a donné son feu vert jeudi matin au projet d’infrastructure ferroviaire et au crédit de près de 13 milliards de francs. La ligne directe entre Bâle et Genève via Delémont sera rétablie.

Cette liaison directe, qui existait jusqu’à fin 2015, revêt une grande importance pour la région jurassienne.

Le Conseiller aux Etats Claude Hêche s’est fortement investi dans ce dossier. Il a pris la parole ce matin lors de l’entrée en matière; son intervention à lire ci-dessous:

Le Conseil national devra encore se prononcer, en juin ou en septembre.

Delémont, le 7 mars 2019 /pch

Contrôle de l’identité lors de la votation à Moutier: Pierre-Alain Fridez relance le Conseil fédéral

Le Conseil fédéral a répondu ces derniers jours à une interpellation (à lire ici: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20184136) du conseiller national jurassien liée au vote communaliste de Moutier. Pierre-Alain Fridez n’est pas satisfait de la réponse et il a relancé le Conseil fédéral (la question à lire ici: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20195050). Il voulait savoir si des votations avaient déjà été cassées en Suisse suite à un recours portant sur l’absence d’un contrôle de l’identité des citoyens. Dans sa réponse, la Confédération n’a parlé que des votes fédéraux. Pierre-Alain Fridez veut maintenant savoir ce qu’il en est en matière cantonale et communale.

Tous les détails sur le site d’RFJ:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190306-Pierre-Alain-Fridez-relance-le-Conseil-federal.html

Delémont, le 7 mars 2019 / pch nh

Briser la majorité de droite au Parlement

Assemblée des délégué-e-s à Goldau du 2 mars 2019, compte-rendu de Jean-Marie Miserez.

Le PSS avait convoqué son AD à Goldau. Un sacré gymkhana ferroviaire, pour accéder à cette petite bourgade de la commune d’Arth-Goldau. Quatre délégué-e-s jurassien-ne-s s’y sont rendu-e-s. 

L’accueil par un duo de musique classique a permis à chacun-e de se « centrer » avant d’entamer un ordre du jour très copieux, avec de nombreux discours, d’accueil (par nos hôtes), de mobilisation militante par le Président Christian Levrat et Cornelia Sommaruga (dans son nouveau costume du DETEC), de multiples discussions et prises de position, le tout ponctué par le lancement de la campagne pour les élections fédérales de cet automne. 

Le slogan, connu, « Pour tous, sans privilèges », complété par : « C’est ainsi que nous briserons la majorité de droite au Parlement », a été décliné dans les thèmes suivants : Emploi et formation pour toutes et tous (adoption d’un papier de position), une résolution pour exiger que les milliards excédentaires de la Confédération soient investis dans la formation, celle de toutes et tous, et notamment dans la formation professionnelle des migrants (https://www.sp-ps.ch/fr/publications/communiques-de-presse/le-ps-veut-investir-un-milliard-dans-une-offensive-de-formation); l’Année des femmes 2019, l’égalité maintenant ! avec un appel réitéré au soutien et à la participation à la GREVE DES FEMMES du 14 juin ; Plus un franc pour le pétrole, combat dans lequel le PSS s’engage sans concessions contre le réchauffement climatique et, dans la même logique, un soutien très marqué aux mouvements de grève des jeunes (notamment) en faveur du climat. Dans la foulée, les délégué-e-s ont décidé de soutenir l’Initiative pour les glaciers : Pour une Suisse sans émissions de CO2, marquant ainsi fortement l’engagement du PSS dans une politique écologique cohérente et proactive. 

Quelques affaires statutaires liquidées, l’AD s’est prononcée sur les objets soumis à votation fédérale le 19 mai : 2 x OUI : OUI à la modification de la Loi sur les armes (LArm) : un soutien franc et massif : 106 voix contre une seule ! Et un OUI clair à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA).

Les délégué-e-s ont eu le plaisir, en fin d’assemblée, d’assister à une fantastique prestation politique d’un célèbre artiste slameur et élu st-gallois – Etrit Hasler : un discours militant, enthousiasmant, qui m’a fait penser qu’il serait bien que le PSJ (ou PSS) forme des orateur-trice-s de cette trempe. Sûr que nos parlements cantonaux seraient plus animés et que nos idées seraient mieux entendues, parce que mieux portées, par la voix, les mots et les gestes !

J’ai bien aimé cette journée en terres schwyzoises : aller à la rencontre des autres, s’enrichir de débats approfondis sur des thèmes d’actualité et participer à la prise de décisions, une belle façon de vivre le militantisme ! 

(JMM)