Investissements à Moutier: quand Berne ne respecte pas ses engagements

Communiqué de presse du PSA de Moutier

Le canton de Berne revendique de façon tout à faire inappropriée son désinvestissement financier en faveur de la Municipalité, particulièrement ce qui concerne les infrastructures routières. C’est ce qu’il répond en substance à une interpellation de députés bernois. Le PSA ne tolérera pas que la ville de Moutier soit sous-financée pendant les années qui précèdent son transfert dans le canton du Jura. L’entier du communiqué de presse à lire ci-dessous.

Un engagement sans faille

La crise actuelle liée à la pandémie de Coronavirus bouleverse notre quotidien. Elle met en évidence le rôle essentiel de secteurs professionnels, aux conditions de travail pénibles, trop peu considérés et insuffisamment rémunérés. En dépit d’un contexte sanitaire et économique délicat, le Parti socialiste jurassien constate avec satisfaction que le partenariat social permet de préserver et de promouvoir certains acquis.

L’entier du communiqué à lire ci-dessous.

Rosalie Beuret Siess, le visage ministériel du nouveau Jura

Portrait paru dans le Temps.

“Bousculant les équilibres historiques, l’élection au gouvernement de la socialiste est la sensation politique romande de ce début de 2020. Une victoire que l’Ajoulote doit en partie à ses engagements pour l’égalité et l’environnement. ”

L’entier du portrait à lire ici.

https://www.letemps.ch/suisse/rosalie-beuret-siess-visage-ministeriel-nouveau-jura?fbclid=IwAR1WRHyOxROUy3z-bImVu0eJDgzFWvxCeMAbG7rON-ZAsI0k5x6w74cW1UI

MERCI!

Le Parti socialiste jurassien remercie toutes les électrices et tous les électeurs qui ont voté pour Rosalie Beuret Siess ce dimanche lors de l’élection partielle au Gouvernement jurassien. En accordant à la candidate du PSJ 46.9% des suffrages lors du deuxième tour, les citoyen-ne-s ont confirmé leur volonté de rééquilibrer l’exécutif cantonal pour davantage de justice sociale, d’égalité et une meilleure protection du climat. 

« La satisfaction est immense!» a déclaré, très émue, Rosalie Beuret Siess devant les plus de 150 militant-e-s et de sympathisant-e-s du PSJ réunis ce dimanche au Boeuf à Delémont. En élisant Rosalie Beuret Siess au Gouvernement aux côtés de Nathalie Barthoulot, le peuple jurassien a montré qu’il veut une politique davantage axée sur la justice sociale et l’écologie responsable. « Nous avons désormais une grande responsabilité d’être deux représentantes de la gauche au Gouvernement », a déclaré Rosalie Beuret Siess lors de son discours de l’après-midi. 

Elle a également remercié chaleureusement toutes les personnes qui se sont investies dans la campagne organisée en un temps record. Grâce à de nombreuses actions de terrain, dans les trois districts, Rosalie a pu aller à la rencontre des citoyennes et citoyens jurassien-ne-s pour mieux comprendre leurs préoccupations. Elle a aussi adressé ses remerciements à CS-POP et aux Verts, ainsi qu’aux syndicats et associations qui l’ont soutenue. 

Aux côtés de Nathalie Barthoulot, Rosalie Beuret Siess sera particulièrement attentive à la politique sociale et environnementale. Comme elle l’a fait tout au long de la campagne qui vient de trouver son épilogue, elle restera à l’écoute de la population et oeuvrera en faveur de solutions constructives et bénéfiques à la prospérité de notre canton. 

Le pouvoir du vote de la jeunesse

C’est un des plus beaux Droits que nous acquérons avec notre majorité, en plus de pouvoir boire les alcools prohibés et la possibilité de conduire. Il s’agit du Droit de vote. Mais qu’il est abstrait ! Ouvrir une lettre, en fermer une autre et l’envoyer ; ou se déplacer dans un local et glisser un bout de papier dans une urne. Pourtant, comme il est essentiel. Certes, ce bulletin ne va pas changer le monde à lui tout seul. Or, en élisant une personne ou prenant position face à un sujet qui nous concerne tou.te.s, nous participons à façonner la politique régionale, nationale, ainsi que le monde. Le Droit de vote est propre à notre système politique, et même si celui-ci peut nous décourager, voter reste un des seuls moyens d’inscrire un engagement dans les institutions. C’est une pierre à l’édifice, en plus de la mobilisation de rue ou sur le lieu de travail. Voter est un pouvoir que nous avons en main, afin d’influencer le cours des développements sociaux, et l’orientation politique que nous souhaitons à notre région et pays. Même si c’est un petit pas, c’en est un, et nous pouvons faire qu’il aille en avant. Manifester ne suffira pas à nous faire entendre, les oreilles dans les lieux de pouvoir étant souvent sourdes. C’est ainsi que nous pourrons obliger des dirigeant.e.s à nous considérer et à ne pas décider sans nous. La jeunesse n’est que trop peu représentée. Voter, c’est aussi nous approprier notre place dans l’organisation de la société. Alors, si nous voulons concrétiser un monde plus féministe, violet, et plus écologique, vert comme lors de nos manifestations et grèves, il nous faut également utiliser notre bulletin, afin de donner de la couleur à notre futur.

Youri Zwahlen, Porrentruy

Salaire minimum: réveil difficile pour le personnel de vente!

En mars 2013, le peuple jurassien votait en faveur de l’initiative « Un Jura aux salaires décents ». Il a fallu attendre le 1er février 2020 pour que la loi acceptée aux forceps par le Parlement jurassien entre en vigueur. Rappelons-le, sous la contrainte de la Cour constitutionnelle, car la majorité du centre droit ne voulait pas entrer en matière. 

Nous pouvions dès lors croire naïvement que la rémunération de 20 fr.- de l’heure inscrite dans la loi serait appliquée, en adéquation avec la volonté populaire exprimée. Eh bien non: le Gouvernement jurassien vient de reconduire le contrat-type de travail pour le personnel de vente, dont les premiers échelons du salaire horaire se situent à environ 17.50 fr.-. C’est un salaire de « working poor », un salaire obligeant une personne seule à avoir recours à l’aide sociale ! Simplement incompréhensible, inadmissible, révoltant. 

Dans le journal des débats no16 de la séance du parlement du 25 octobre 2017, le ministre de l’Economie disait ceci : “Je crois que l’on peut et que l’on doit l’affirmer, le Gouvernement a, dans son programme de législature, un point principal qui est celui de lutter contre les bas salaires. Et je peux vous affirmer que le Gouvernement sera très réticent à s’éloigner du salaire minimum… “

Manifestement, pour le personnel de vente, cette volonté gouvernementale semble s’étioler. 

Delémont, le 26 février 2020 / jfr

Notre avenir, c’est avec Rosalie

Le réchauffement climatique n’est pas plus à démontrer, comme en témoigne notamment l’état de nos forêts et le faible niveau de nos sources d’eau. Malheureusement, une majorité du monde politique reste trop fréquemment aveugle et sourde à ces cris d’alarme pourtant basés sur un savoir scientifique vérifié et confirmé. 

La situation critique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui exige que la politique climatique fasse partie des priorités de nos élu-e-s avec des mesures urgentes à mettre en place. Demain, il sera trop tard. 

Par leur mobilisation dans la rue notamment, les jeunes de tous horizons ont clamé leur volonté de prendre des mesures fortes et rapides pour lutter contre le réchauffement de la planète. 

L’engagement de Rosalie Beuret Siess dans ce domaine est exemplaire dans sa ville de Porrentruy et son action démontre sa volonté de promouvoir davantage de justice climatique et sociale. En effet, il est illusoire d’améliorer les conditions de vie de la population si l’environnement continue à se dégrader et inversement.

Nous appelons les électrices et les électeurs, les jeunes en particulier, à saisir l’opportunité de créer un meilleur équilibre au sein du Gouvernement jurassien. Dynamique et compétente, Rosalie Beuret Siess incarne les préoccupations de la jeunesse jurassienne et s’inscrit dans un vaste mouvement porteur d’espoir. 

Pour que nos valeurs sociales et écologiques trouvent un relais au sein du Gouvernement jurassien, nous invitons toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces valeurs à voter et à faire voter Rosalie Beuret Siess. 

Delémont, le 25 février 2020 – communiqué de presse de la jeunesse socialiste jurassienne 

Rosalie Beuret Siess : pour l’avenir du Jura

Un choix déterminant s’offre aux Jurassiennes et Jurassiens le 1er mars: donner à la population de notre canton un Gouvernement qui mette davantage l’accent sur la justice sociale et l’écologie responsable. Dans l’exercice de ses mandats au sein du Conseil municipal de Porrentruy et de députée au Parlement jurassien, Rosalie Beuret Siess a démontré sa capacité à travailler en bonne intelligence avec des personnes de sensibilité politique différente. Sa manière de prendre des décisions, l’importance qu’elle donne à la consultation et à l’écoute de chacune et chacun sont des atouts indéniables pour siéger dans un exécutif cantonal. Elle empoigne ses dossiers avec envie et dynamisme. Elle a prouvé à maintes reprises sa capacité à défendre ses convictions tout en privilégiant avec la même détermination la recherche de solutions constructives. Arrivée en tête du premier tour, son excellent résultat dans sa commune de Porrentruy traduit la reconnaissance des citoyennes et citoyens pour son engagement pour la collectivité. 

Rosalie Beuret Siess est donc une femme d’expérience, une expérience pragmatique si chère aux Jurassiennes et Jurassiens, qui sait appréhender à la fois les préoccupations quotidiennes et les aspirations plus profondes de la population. Par milliers, des personnes de tous milieux et de tous horizons sont descendues dans les rues l’année dernière pour demander des actions concrètes en faveur de l’égalité et du climat. Voter pour Rosalie Beuret Siess le 1er mars, c’est choisir de prendre un virage plus social et en faveur du climat. Nous invitons toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces valeurs à voter et à faire voter en faveur de Rosalie.

Delémont, le 25 février 2020 / pch – communiqué de presse du parti socialiste jurassien 

Quel canton voulons-nous? Analyse des résultats du 1er tour

Lors du Congrès de mardi soir à Porrentruy, les résultats du premier tour de l’élection complémentaire au Gouvernement jurassien ont notamment été analysés. Retrouvez l’allocution de Loïc Dobler, député au Parlement jurassien, ci-dessous.

Chères et Chers camarades,

Il m’a été demandé de procéder à une rapide analyse des résultats du premier tour de cette élection partielle au Gouvernement. Comme toute analyse, elle ne sait prétendre être juste, infaillible ou indiscutable.

Néanmoins, nous pouvons toutes et tous tirer quelques enseignements de ce premier tour:

Déjà, et même si c’est une évidence depuis dimanche, il convient de rappeler que Rosalie et le PSJ sont les vainqueurs de ce 1er tour. Cela d’avait rien d’une évidence au début de cette campagne et c’est sur cet élément-là que nous devons inscrire la dynamique du 2e tour.

J’aimerais également rappeler quelques chiffres qui me paraissent particulièrement parlant à l’issue de ce premier tour:

  • Rosalie termine à 8.5% de la majorité absolue soit 1919 voix. Un score fantastique qui permet à notre candidate de devancer une ancienne Conseillère aux Etats de plus de 800 voix;
  • Dans les trois districts, Rosalie termine avec plus de 40% des voix. Elle est la seule candidate à réussir cet exploit. Preuve qu’elle n’est pas uniquement une candidate ajoulote mais qu’elle réussit à convaincre les francs-montagnards et les vadais également. On peut d’ailleurs noter qu’en pourcentage, Rosalie obtient son meilleur résultat aux Franches-Montagnes avec 46% des suffrages;
  • Notre candidate termine en tête dans 19 communes à savoir: Les Bois, Les Breuleux, Les Genevez, Lajoux, Le Noirmont, Saignelégier, Courchapoix, Courrendlin, Haute-Sorne, Mervelier, Rossemaison, Clos-du-Doubs, Coeuve, Cornol, Courgenay, Courtedoux, Fontenais, Porrentruy et Vendlincourt.
  • Si certaines communes votent habituellement à gauche, ce n’est pas le cas de plusieurs d’entre elles. Là encore Rosalie démontre sa capacité à rassembler au-delà de l’électorat traditionnel du parti socialiste.

Les résultats de ce premier tour démontrent également que nous avons du potentiel d’amélioration dans certaines régions. En particulier à Delémont et sa couronne (à l’exception notable de Courrendlin) et dans une moindre mesure le Haut-Plateau. En Ajoie, Rosalie réalise déjà un résultat impressionnant qu’il convient d’amplifier notamment dans certaines régions qui ne sont certes pas des bastions socialistes mais où l’enjeu de ce deuxième tour doit être clairement explicité: si l’Ajoie veut deux représentants au Gouvernement, elle doit se mobiliser et voter Rosalie! Un vote différent conduira à la perte d’un représentant ajoulot. On peut aimer ou non les réflexes régionalistes, c’est encore une réalité qui pourrait cette fois-ci nous servir.

Il convient également de relever que nous terminons en tête de ce premier tour alors que tous les autres partis gouvernementaux soutenaient la candidature d’Anne Seydoux. Le résultat du 1er tour est donc une grande réussite pour notre candidate et pour le PSJ.

Malgré ces chiffres, j’aimerais ici rappeler qu’en politique, 1+1 ne vaut pas toujours 2. Cela peut faire 3 ou 0. Je m’explique: depuis dimanche, nous assistons à un spectacle désolant. On marchande entre partis politiques, on extrapole, on spécule sur les élections cantonales de cet automne. Les partis tentent avant tout de conserver leur petite parcelle de pouvoir ou se demandent comment obtenir la leur. On propose des alliances allant de l’UDC au PDC et pourquoi pas avec le PCSI. On en appelle à un hypothétique vote utile. On espère obtenir un retour d’ascenseur de la part du PDC cet automne pour faire réélire son ministre. On réfute la proposition de l’UDC après s’être pourtant mis à table avec. J’en passe et des meilleures.

Chères et Chers camarades, ce sont précisément ces marchandages et autres arrangements entre amis qui impliquent le rejet de la politique par une part grandissante de la population. Il faut ici rappeler une évidence: personne n’est propriétaire de ses voix et jamais les Jurassiennes et les Jurassiens n’accepteront qu’on leur dise ce qu’ils ont à faire. Ces tractations symbolisent ce qui ne va pas en politique: les postes avant les idées!

Camarades, nous le savons: la politique, c’est quelque chose de sérieux qui peut être dur, souvent décevant, parfois enthousiasmant! Si elle passionne, c’est parce qu’elle influence sur nos vies quotidiennes. Si je m’engage pour que Rosalie soit élue au Gouvernement, ce n’est pas parce que je veux que le parti socialiste ait absolument deux sièges ou que le PDC en ait un de moins. Si je m’engage derrière notre candidate, ce n’est pas pour savoir si le Gouvernement sera de centre-gauche, de centre-droit ou d’extrême-centre. Tout cela ne rime à rien!

Si je m’engage derrière la candidature de Rosalie, c’est parce que je veux que les choses changent. Parce que le Jura mérite mieux que la situation actuelle. Parce que je rêve de retrouver ce Jura un brin utopiste qui ose dire quand ça ne va pas et qui sait se faire entendre sur la scène nationale. Je rêve d’un Jura qui ne se gère pas à la petite semaine mais qui a une véritable vision d’avenir qui réponde aux enjeux actuels.

Un Jura qui n’attend pas qu’une entreprise privée lui fasse un bilan de ses forces et de ses faiblesses comme certains peuvent le proposer. Un Jura qui ne vit pas avec comme seule ambition politique un livre de comptes et un crayon rouge. Un Jura pour qui les dettes comptables ne sont pas plus importantes que les dettes environnementales que nous laisserons aux générations suivantes.

L’enjeu de cette campagne, camarades, il est là: quel canton voulons-nous? Quelle société voulons-nous?

Peu importe ce que disent les appareils des partis. Nous voulons nous battre pour une société plus juste. Pour un service public fort. Pour un Jura tourné avec l’avenir.

Ce deuxième tour, chères et chers camarades, il sera difficile. Nous aurons besoin de toutes et tous. Camarades, nous pouvons analyser les chiffres de 1012 manières. La seule chose qui compte maintenant, c’est ce deuxième tour. Tout le monde part avec la même ligne avec zéro voix.

Pour gagner, nous devons nous mobiliser de manière totale. Il faut écrire, téléphoner, aller sonner. Discuter et convaincre. Camarades, n’attendez pas que votre voisin de table le fasse: faites-le vous-même!

Après 40 ans, le Jura est à la croisée des chemins. Ou il fera comme tous les cantons en plus petit et en moins bien. Soit il décide de se prendre en mains et de croire en son avenir. C’est le pari que je fais. C’est le parti que nous faisons. Alors au travail et tous derrière Rosalie! Vive le Jura!

Porrentruy, le 11 février 2020 / Loïc Dobler