FRONTEX : L’ENVERS DU DECOR

A écouter le Conseil fédéral et à la lecture de la brochure électorale en lien avec les votations fédérales du 15 mai prochain, on en viendrait à croire que l’agence Frontex, un corps de gardes-frontière chargé de la protection des frontières de l’espace Schengen, serait blanche comme neige et au-dessus de tous les soupçons et allégations formulés depuis des années contre elle au sujet de son implication, en tous les cas sa bienveillante passivité, dans les dizaines et dizaines milliers de refoulements illégaux de migrants perpétrés chaque année sur terre et sur mer, aux frontières de l’Europe, des chiffres avancés par la commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Mme Mujatovic. J’ai retrouvé ce discours tenu en Suisse dans celui de M. Gerdes, le numéro deux de Frontex lors d’un entretien très récent : des allégations ?, mais pas de preuve … donc, circulez il n’y a rien à voir…

Je me suis rendu en effet à la direction de Frontex à Varsovie le 20 avril dernier, dans le cadre de la réalisation d’un rapport pour l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe sur ces refoulements massifs dénommés communément pushbacks, très souvent accompagnés de violence, aux frontières de notre continent. Cette rencontre était une première, car l’agence refuse toute publicité et a fait de son manque de transparence une règle.

Mais les choses bougent à Frontex malgré tout le bien que l’on dit de l’agence en Suisse : des enquêtes diligentées par différentes autorités européennes, en particulier le Parlement européen, se multiplient ; 60 millions d’euros ont été récemment retenus sur le budget de Frontex en lien avec les soupçons qui agitent, sur le sujet, le monde politique européen ; le Parlement européen a exigé la création d’un bureau des droits fondamentaux au sein de Frontex : le bureau, totalement indépendant hiérarchiquement, enfin, a débuté ses travaux en 2021 et se constitue progressivement sous la conduite d’un Suédois, Jonas Grimheden, que j’ai eu l’occasion de rencontrer à quelques reprises, et qui souhaite réformer en profondeur la culture de l’agence, avec des règles de sanctions claires et enfin appliquées, et un engagement sans faille de Frontex pour empêcher résolument les renvois illégaux sous toutes leurs formes et le respect des droits fondamentaux aux frontières de l’Europe.

L’arrivée d’un migrant dans un pays, quelle que soit la façon dont il y est entré, n’est, selon le droit international et les normes internationales en matière de droits humains, jamais illégale. Les migrants illégaux, cela n’existe pas, ce qui est illégal, c’est de ne pas donner à ces personnes la possibilité de pouvoir disposer de leur plein droit à déposer une demande d’asile, et d’obtenir durant la procédure qui s’en suit secours et protection. La procédure doit être menée sérieusement avec traduction et soutien juridique et elle vise à déterminer les motivations du requérant et finalement son droit à l’asile ou non. Chaque cas doit être traité individuellement. En cas de refus de la demande, une analyse du risque au retour doit également être pris en compte et on ne peut renvoyer aucune personne dans un pays si l’on n’est pas certain qu’il s’agisse d’un pays tiers sûr. Tous ces principes découlent du respect, notamment, des articles 2 et 3 de la CEDH, la Convention européenne des Droits de l’homme. Ne pas respecter ces règles, procéder à des refoulements de migrants sans procéder au respect du droit élémentaire de chaque personne correspond à une violation des droits humains.

Et Frontex est montré du doigt notamment pour sa gestion des migrations en Méditerranée, en particulier en Grèce et avec la Libye. Migrants arrivés sur des îles grecques, réembarqués de force par les garde-côtes grecques et emmenés au large sur leurs bateaux dont on enlevait le moteur en les laissant dériver vers la Turquie, sous le regard complaisant des agents de Frontex. Coopération scandaleuse avec les garde-côtes libyens pour faire retourner des migrants sur sol africain, tout en sachant le sort qui les attendait… J’ai parcouru l’Europe pour mon rapport, de Lesbos en Pologne (avant la crise ukrainienne) en passant par la Croatie et la Bosnie-Herzégovine, et partout des histoires de refoulements et de violences à répétition.

A quoi donc sert Frontex face à ce triste constat ? On a plutôt l’impression qu’il s’agit aujourd’hui, et sans doute plus encore demain avec son renforcement programmé, d’une force de sécurité destinée à renforcer et rendre infranchissables les frontières d’une « Europe forteresse ».

Le 29 avril, le patron de Frontex Fabrice Leggeri a été contraint de démissionner pour de multiples raisons, notamment en citant le journal le Monde, « sur fond d’accusations régulières, notamment de la part d’ONG ces dernières années, de pratiques de refoulements illégaux de migrants (dits « pushbacks ») et de complaisance envers les autorités grecques, par exemple, sur des renvois brutaux vers la Turquie ».

L’argument massue du Conseil fédéral pour nous faire accepter de doter Frontex de moyens financiers et humains supplémentaires, c’est qu’en cas de refus, la Suisse quitterait Schengen. Je ne suis surtout pas contre Schengen, dont je pense le plus grand bien. Mais je ne peux accepter que mon pays se rende complice d’atteintes aux droits humains. Lors des débats parlementaires, avec mes camarades, nous avons proposé un marché à Mme Keller Sutter. La condition de notre ralliement au projet était d’accepter l’entrée de 4000 migrants supplémentaires en Suisse, ces enfants mineurs non accompagnées ou ces familles syriennes ou afghanes que j’ai vu croupir dans des camps à Lesbos… La réponse du Conseil fédéral et de la majorité du Parlement a été NON. Alors je dirai NON aujourd’hui à Frontex, tout en étant persuadé que si le NON l’emporte, nous ne sortirons pas de l’Espace Schengen, car cela ne serait surtout pas dans l’intérêt des Européens.

Delémont, le 4 mai 2022 / Pierre-Alain Fridez, Conseiller national

Paix – Dignité – Solidarité: des valeurs essentielles

Se rassembler et défiler dans les rues pour défendre la justice sociale et climatique: le Parti socialiste jurassien vous invite toutes et à tous à participer à la manifestation du 1er mai interjurassien ce dimanche à Moutier. Les revendications sont nombreuses: après deux ans de pandémie, le monde du travail a encore été péjoré: insécurité de l’emploi, augmentation de l’écart entre les revenus, détérioration des conditions de travail,… Cette journée sera aussi l’occasion de marquer notre solidarité avec toutes les personnes touchées par des conflits. La Suisse se doit d’être une terre d’accueil.


Depuis des années, le Parti socialiste jurassien se bat aux côtés des syndicats pour améliorer les conditions de travail, pour l’égalité salariale, pour une meilleure conciliation entre la vie professionnelle et familiale, pour une meilleure intégration,… pour davantage de justice sociale et climatique. Dimanche, des dizaines de milliers de personnes défileront à nouveau dans les rues pour dénoncer les injustices et l’augmentation des inégalités.

La Suisse a une longue tradition de solidarité. Elle s’exerce au-delà des frontières et indépendamment de la nationalité. Notre soutien doit aussi s’exprimer tant dans nos capacités d’accueillir les réfugié.e.s que dans l’aide à apporter sur place aux populations civiles ainsi qu’aux pays voisins grandement mis à contribution. La paix est la condition indispensable à une vie digne. Une intégration réussie passe par des moyens financiers et humains.

Les fins de mois sont de plus en plus compliquées pour les travailleurs et les travailleuses. Ce sont les classes les plus modestes qui subissent de plein fouet les différentes hausses: essence, alimentation, caisse-maladie,… Certaines estimations parlent de 3’000 francs en moins dans le budget d’un ménage pour une année! Il est de notre devoir défendre aujourd’hui l’indexation des salaires, en particulier pour les revenus les moins élevés ainsi que les conventions collectives de travail. Le personnel de santé par exemple, particulièrement impliqué lors des deux dernières années de pandémie, n’a pas reçu de hausse de salaire.


L’accent doit aussi être mis sur la formation: qu’il s’agisse de formation initiale, de validation des acquis ou de formation continue. Le Jura compte, en comparaison intercantonale, un taux important de personnes dont le niveau de formation le plus élevé est la fin de l’école obligatoire. Le PSJ souligne la nécessité d’investir dans ce domaine avec des bénéfices à la fois pour les personnes qui acquièrent ainsi de nouvelles compétences et des opportunités sur le marché du travail et pour le canton en augmentant sensiblement certains revenus et ainsi les rentrées fiscales.


Le PSJ vous invite toutes et tous à participer à la manifestation du 1er mai interjurassien ce dimanche à Moutier: rendez-vous devant la gare dès 11h. L’occasion de manifester votre reconnaissance et votre soutien à l’égard des travailleuses et travailleurs de notre région ainsi que votre solidarité envers toutes les personnes touchées par les conflits.

Delémont, le 29 avril 2022 / pch

Violences éducatives débattues

La deuxième discussion d’entrée en matière sur le plan climat, qui doit notamment permettre la création d’un « fonds climat », était très attendue ce mercredi au Parlement jurassien. Des dizaines de défenseurs de la cause environnementale avait d’ailleurs réservé un accueil en bonne et due forme aux député.e.s, à la suite de la volonté de non-entrée en matière d’une courte majorité d’entre eux lors de la session de mars (détails ici: https://www.psju.ch/2022/03/fonds-climat-la-droite-refuse-le-debat/). Il faut dire que les 13 parlementaires PS n’ont pas eu à raser les murs, eux qui avaient dénoncé en premier la politique d’un autre âge de la droite menée ce jour-là. Cela étant dit, le débat n’a pas pu avoir lieu mercredi, faute de temps. Rendez-vous donc le 18 mai pour ce qui constitue l’un des dossiers chauds de ce printemps.

La motion de Gaëlle Frossard relative à l’interdiction des violences éducatives, si elle a donné lieu à un débat relativement nourri, n’a pas franchi la rampe du Parlement. Même transformé en postulat, le texte de l’élue delémontaine n’a hélas pas convaincu la majorité du plénum. Résultat final : 38 non, contre 20 oui.

En revanche, au bout d’une discussion et d’un vote très disputés, la motion (transformée en postulat) de Loïc Dobler relative à l’harmonisation de la pratique des communes en termes de structures d’accueil de l’enfance et des transports y relatifs a quant à elle été acceptée par 30 oui contre… 29 non !

Au chapitre des questions orales, on relèvera l’intervention de la députée franc-montagnarde Florence Chaignat sur le principe d’égalité femmes-hommes.

Pour donner suite à deux interpellations concernant l’avenir du ceff Artisanat à Moutier, Pierre-André Comte s’est de son côté fendu d’une prise de position très appréciée et commentée à l’issue du plénum.

Dans les interventions déposées, signalons la motion de Jelica Aubry-Janketic qui demande la fin des discriminations contre les personnes sous curatelle de portée générale.

Katia Lehmann demande elle, via une question écrite, des précisions sur l’avance du Concept de pédagogie spécialisée.

Enfin, Pierre-André Comte a déposé une motion sur la souveraineté cantonale.

Delémont, le 28 avril 2022 / Patrick Cerf et Pauline Christ Hostettler

Baisser la taxation des véhicules? NON à une initiative racoleuse

Les Jurassien.ne.s voteront le 15 mai sur l’initiative « Les plaques moins chères ». Si le parti socialiste est favorable à une révision du modèle de taxation des véhicules, il ne saurait accepter que cela se fasse au détriment de prestations indispensables pour la population jurassienne. Or, en sollicitant une baisse massive du prix des plaques pour tous les types de véhicules, cette initiative manque sa cible en esquivant l’enjeu climatique et en produisant un impact négatif sur les finances de l’Etat. « Les plaques moins chères »: le titre est accrocheur voire un brin racoleur à première vue: l’objectif ne laisse pas insensible les automobilistes déjà fortement sollicités ces dernières semaines avec les hausses successives du prix de l’essence. Il importe toutefois de se questionner sur les conséquences d’une diminution des prix des plaques d’immatriculation.


Le système actuel du calcul du prix des plaques, basé uniquement sur le poids, doit être revu pour tenir compte des enjeux climatiques. Nous ne remettons pas cela en cause. Toutefois, et contrairement à ce que promeut l’initiative, certains types de véhicules n’ont pas à bénéficier de rabais, en particulier s’ils ne répondent pas à certains objectifs en fonction de leur taille, de leur poids ou encore de leur rejet de CO2.
Ainsi, si baisser le prix de toutes les plaques a évidemment un effet positif pour les budgets des automobilistes jurassien.ne.s, il s’agit toutefois de le relativiser. Selon les chiffres du TCS, le coût des plaques représente moins de 4% du coût d’entretien d’un véhicule. Par contre, en privant l’Etat jurassien de rentrées de l’ordre de 3 à 6 millions sans aucune proposition de contrepartie, nul doute que cette initiative aura des conséquences sur les prestations délivrées à l’ensemble de la population jurassienne. Quels arbitrages seront alors effectués pour compenser ce manque à gagner ? Faudra-t-il procéder à des choix entre entretien des routes et autres prestations indispensables de l’Etat ?


Par ailleurs, en demandant une baisse pour TOUS les types de véhicules, cette initiative contrevient de fait à son deuxième objectif qui est celui de tenir compte des critères environnementaux. Le réseau des transports public n’est certes pas encore complètement densifié et ne permet pas toujours de renoncer à son véhicule privé ou professionnel, notamment pour les pendulaires et les transports professionnels. Toutefois, les routes sont très chargées voire saturées par endroit. Chaque voiture, en plus de provoquer l’usure du réseau routier, entraîne des nuisances indirectes : bruit, impact environnemental et effets nocifs sur la santé. Aujourd’hui, il y a lieu de mettre en place des conditions cadres qui permettent de renoncer le plus possible à la voiture, qui plus est, dans des trajets en solo.


Enfin, baisser ce type de taxe sans autre objectif que juste celui de « payer moins cher », revient à griller la priorité qui devrait être donnée aux transports publics ou à rouler à contresens sur la voie d’une mobilité plus douce.
Au-delà de la volonté de soulager le porte-monnaie des automobilistes et d’être mieux en phase avec ce qui se pratique en matière de taxe sur les véhicules dans les autres cantons, cette initiative va clairement à l’encontre des intérêts de l’ensemble de la société et ne s’inscrit aucunement dans une politique responsable par rapport à l’urgence climatique. Pour toutes ces raisons, le Parti socialiste jurassien vous invite donc à voter NON à cette initiative.

Delémont, le 26 avril 2022 / Kle + Pch

Equilibre et continuité: le PSJ renouvelle ses instances dirigeantes

Mathieu Houmard, vice-président, Katia Lehmann, présidente et Julien Loichat, vice-président (photo: Georges Henz)

Jämes Frein et Lucie Scaiola (ancienne vice-présidente) ont été chaleureusement applaudis et remerciés par l’assemblée pour leur engagement au sein du parti. Une troisième candidature a été annoncée en début de congrès pour la vice-présidence mais au vote à bulletin secret, c’est la proposition du comité directeur qui a été retenue. Les membres du PSJ ont accordé toute leur confiance à trois camarades fortement engagés.

La nouvelle présidence du Parti socialiste jurassien a été élue ce jeudi soir par acclamation. Les camarades, réunis en Congrès à Coeuve, ont aussi désigné les membres du comité directeur. Katia Lehmann accède à la tête du parti et succède ainsi à James Frein. Elle sera épaulée par deux vice-présidents: Julien Loichat de Porrentruy et Mathieu Houmard de Moutier. Le PSJ s’est également prononcé sur les objets soumis en votation le 15 mai.

La nouvelle présidente, Katia Lehmann de Villars-sur-Fontenais est âgée de 47 ans. Mariée et maman de deux enfants, elle exerce la profession d’ostéopathe à Porrentruy. Elle a acquis une grande expérience en tant que vice-présidente du PSJ depuis 2018. Elle s’est notamment investie sans compter lors des dernières campagnes électorales. Elle siège depuis 2016 au Parlement jurassien qu’elle a présidé avec brio en 2021. Elle est également présidente de la commission d’école de Fontenais.


Julien Loichat de Porrentruy, âgé de 39 ans, papa de deux enfants, est chef du service de la gestion administrative des patients à l’Hôpital du Jura. Il est au bénéfice d’un brevet de spécialiste en organisation d’entreprise. Engagé depuis des années au Parti socialiste jurassien, il connaît bien les rouages de la politique cantonale et communale: il a notamment été président de la Jeunesse socialiste, du PSA de Moutier et du PS Porrentruy, conseiller municipal dans la cité prévôtoise, conseiller municipal à Porrentruy ou encore co-président du PSJ.


Mathieu Houmard de Moutier complète le trio: âgé de 22 ans, employé de commerce de formation et qualiticien de métier, il poursuit ses études à la HEG à Delémont en réalisant un bachelor en économie d’entreprise en cours d’emploi. Fortement engagé pour la cause jurassienne à Moutier, il est secrétaire général du PSA depuis l’année passée et conseiller de ville. Il a également coordonné la campagne de votation pour le mariage pour tous.

Enfin, le président des Congrès Antoine Froidevaux a été réélu et Lionel Richard accède à la vice-présidence des Congrès.

Un comité directeur remanié

Le comité directeur sera composé de la présidente et des deux vice-présidents, des élus fédéraux Elisabeth Baume-Schneider et Pierre-Alain Fridez, des ministres Nathalie Barthoulot et Rosalie Beuret Siess, du président du groupe parlementaire Fabrice Macquat, de la représentante des femmes socialistes, de la représentante de la Jeunesse socialiste Juliette Gygax et de la secrétaire et chargée de communication Pauline Christ Hostettler. Les Fédérations seront représentées par Pierre Coullery pour le Jura Sud, François-Xavier Migy pour l’Ajoie, Martial Farine pour les Franches-Montagnes et Valérie Bourquin pour la Vallée de Delémont. Plusieurs assesseurs complètent l’équipe: Aliou Wade de Delémont, Gilles Coullery de Porrentruy et Eric Ioset de Glovelier.

Le comité directeur du PSJ, de gauche à droite: Elisabeth Baume-Schneider, Juliette Gygax, Nathalie Barthoulot, Martial Farine, Pierre Coullery, Mathieu Houmard, Katia Lehmann, Julien Loichat, Gilles Coullery, Rosalie Beuret Siess, Fabrice Macquat, Pauline Christ Hostettler, François-Xavier Migy, Pierre-Alain Fridez, Aliou Wade et Valérie Bourquin (manque Eric Ioset sur la photo)

Le bureau du comité directeur du PSJ, composé de la présidente, des deux vice-présidents, du président du groupe parlementaire ainsi que de la secrétaire se réuniront régulièrement pour gérer les affaires courantes du parti.

A noter enfin que le Congrès a donné son accord de principe en vue du lancement d’une initiative demandant la création d’un fonds cantonal en faveur du climat, si le Parlement ne devait pas donner suite à ce projet lors de la 2e lecture.

Les mots d’ordre pour les prochaines votations

Le Congrès du PSJ a également donné ses recommandations de vote pour les votations du 15 mai.

NON à l’initiative cantonale sur les plaques

OUI à la loi sur le cinéma


NON au renforcement de Frontex

OUI au consentement présumé pour le don d’organes

Coeuve, le 7 avril 2022 / pch

Fonds climat : la droite refuse le débat

Une partie du groupe socialiste lors du plénum de mercredi

Séance du Parlement jurassien animée mercredi à Delémont. Par 31 voix contre 29 et à bulletin secret, la droite a refusé l’entrée en matière pour la création d’un fonds climat. Ce refus de débattre a immédiatement fait réagir le groupe parlementaire socialiste par voix de communiqué de presse, que voici.

Réuni en séance plénière, le Parlement jurassien a refusé cet après-midi l’entrée en matière pour la création d’un fonds climat par 31 voix contre 29 à l’issue d’un vote à bulletin secret demandé par la droite du Parlement. Ce fonds climat aurait notamment permis d’alimenter le programme Bâtiments aujourd’hui à sec.

Les partis de droite se montrent décidément peu entreprenants et frileux dès qu’il s’agit de donner des moyens d’agir concrètement en faveur du climat. Leur refus d’ouvrir la discussion et de débattre des propositions après huit séances de travail en Commission de l’environnement et un débat d’entrée en matière nourri ce jour démontrent une nouvelle fois que la sensibilité à la cause environnementale affichée par la droite en période électorale est difficile à traduire dès qu’il s’agit de la concrétiser.

Le Groupe parlementaire socialiste déplore cette attitude alors que ce même Parlement avait accepté plusieurs interventions dans ce sens. Le non du jour revient également à faire la sourde oreille aux cris de la rue et à nier l’urgence d’agir pour le climat. Si la deuxième lecture devait se conclure sur un même résultat, le Groupe parlementaire socialiste pourrait réfléchir au dépôt d’une initiative populaire demandant la création d’un fonds cantonal en faveur du climat.

Autre dossier sensible, la motion du député Serge Beuret concernant la pérennité de l’article 138 dans la Constitution jurassienne a donné lieu à un débat nourri au plénum. Ce texte, qui pouvait compromettre le transfert de la ville de Moutier dans la République et Canton du Jura, a été rejeté par 37 voix contre 15 et 6 abstentions au grand soulagement de la ministre Nathalie Barthoulot, présidente de la Délégation aux affaires jurassiennes du Gouvernement. Retrouvez ci-dessous la prise de position de Fabrice Macquat, président du groupe parlementaire.

Fabrice Macquat a également eu l’occasion de développer son interpellation sur les améliorations urgentes à amener dans le milieu des soins (à lire ci-dessous).

Il a également été question de la situation en Ukraine. Le Parlement a accepté à l’unanimité une résolution rédigée par Pierre-André Comte:

L’ancien maire de Vellerat défendait également une motion relative aux abus de toutes sortes qui font perdre des dizaines de millions à l’Etat : fraude fiscale, travail au noir, etc. Frileux une nouvelle fois, le plénum a néanmoins accepté son texte sous la forme moins contraignante du postulat. Son intervention :

Au chapitre des questions orales, Fabrice Macquat s’est inquiété de la montée en flèche des violences domestiques, Loïc Dobler a demandé au Gouvernement s’il envisageait de revoir le montant d’indemnisation de la Fondation d’aide et de soins à domicile dont le personnel utilise un véhicule à raison de plusieurs centaines de kilomètres par mois.

Patrick Cerf s’est quant à lui inquiété du manque d’attractivité du poste de conseiller.ère communal.e dans le Jura (détails ici: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20220330-Se-servir-des-elections-communales-pour-revaloriser-la-fonction-d-elu.html)

Le député de Corban a également déposé une motion relative à la régulation de la médecine alternative dans le Jura.

Delémont, le 30 mars / pce + pch

Pour des indemnités équilibrées permettant de participer aux manifestations sportives d’envergure

Le financement du sport d’élite est très complexe en Suisse. Le Conseil des Etats a récemment adopté un postulat d’Elisabeth Baume-Schneider qui demande un rapport sur les différentes formes de soutien apportées aux sportives et sportifs représentant la Suisse, à des manifestions sportives d’envergure, notamment les Jeux Olympiques, les Jeux Paralympiques ou les Championnats du monde. Tous les sportifs – et sportives – ne sont pas logées à la même enseigne.

Elisabeth Baume-Schneider souhaite qu’une étude mette en lumière les trois points suivants:

– Les différents types de soutiens, notamment financiers, prévus pour les sportives et sportifs évoluant dans le cadre d’équipes nationales ou à titre individuelle dans une discipline sportive

– Les éventuelles différences de primes, forfaits ou primes de classement versés aux femmes et aux hommes

– L’opportunité de développer de nouveaux instruments afin d’éviter une  » sélection socio-économique  » des talents.

Tous les détails ci-dessous:

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214521

Dans la presse: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20220323-Pour-des-indemnites-equilibrees-pour-les-athletes-suisses.html

Delémont, le 10 mars 2022 / pch

Des crèches accessibles et abordables pour toutes et tous

Il faut enfin des structures d’accueil extrafamilial de qualité et abordables pour toutes et tous. C’est la seule façon d’améliorer la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et de renforcer ainsi l’égalité. Pour cette raison, le PS Suisse et ses partenaires d’alliance ont lancé ce mardi à Berne l’initiative pour les crèches, dont la récolte de signatures débute également ce jour. Car investir dans l’accueil extrafamilial, c’est investir dans l’avenir.

« L’accueil extrafamilial des enfants doit être accessible et abordable pour toutes les familles de Suisse. C’est exactement ce que nous voulons avec notre initiative », a expliqué la co-présidente du PS Suisse Mattea Meyer (ZH). « Un accueil de qualité est une condition essentielle pour l’égalité, car il contribue à une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. » Pour de nombreux parents, pouvoir concilier famille et travail est un souhait, voire une nécessité.

Ce que l’initiative demande : 

1️⃣ Chaque enfant qui a besoin d’une place d’accueil doit avoir droit à une telle place.

2️⃣ Les cantons sont tenus de mettre en place une offre d’accueil extrafamilial suffisante et de qualité, tant dans le domaine de la petite enfance que dans celui de l’école.

3️⃣ Les frais de prise en charge ne doivent pas dépasser 10 % du revenu des parents. Les tarifs sont adaptés en fonction de leur capacité économique. 

4️⃣ Les conditions de travail et les salaires du personnel dans le domaine de l’accueil doivent être améliorés.

A vos signatures! Toutes les infos ci-dessous:

https://www.sp-ps.ch/fr/publications/communiques-de-presse/oui-linitiative-pour-les-creches

Delémont, le 8 mars 2022 / pch

Parlement: compte-rendu du plénum du 16 février

Les député.e.s. étaient réuni.e.s en séance plénière mercredi à Delémont, la première séance de 2022. Le Parlement a notamment accepté la modification de la Loi d’organisation du Parlement qui prévoit a constitution d’une Commission mixte en vue de l’accueil de Moutier. Les député.e.s ont également accepté à l’unanimité un crédit de 53 millions de francs pour la revitalisation de l’étang de la Gruère.

A l’heure des questions orales:

Jude Schindelholz s’est interrogé sur l’insuffisance des moyens pour le programme bâtiment.

Jelica Aubry Janketic a demandé au Gouvernement des précisions sur l’utilisation de la plate-forme de transbordement rail-route à Alle.

Pierre-André Comte a lui interrogé le Gouvernement sur le lien entre la géothermie profonde et l’administration fédérale.

Plusieurs interventions ont également été déposées:

Pauline Christ Hostettler a déposé une motion qui demande la mise sur pied d’un plan de soutien pour les jeunes. RFJ en a parlé ici: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20220202-Un-plan-de-soutien-pour-les-jeunes-demande-dans-le-Jura.html

Jelica Aubry Janketic a elle déposé une motion qui demande une meilleure prise en compte de l’intérêt de l’enfant en cas de séparation de ses parents. Elle souhaite que le Gouvernement mette sur pied un projet qui vise à favoriser le consensus parental.

Delémont, le 16 février 2022 / pch