Primes maladie: en finir avec les mesurettes

Voici deux courriers des lecteurs publiés ces derniers jours dans le Quotidien jurassien. Depuis 1997, les primes ont augmenté en Suisse de 134%… dans le même temps, les salaires ont augmenté dix fois moins… Il est temps de prendre de vraies mesures!

Delémont, le 19 septembre 2023 / pch

C’était la rentrée au Parlement jurassien

Mercredi, c’était jour de rentrée pour le Parlement jurassien après plus de deux mois de pause estivale sans plénum. Au chapitre des belles satisfactions, on relèvera l’acceptation de la motion interpartis relative à l’inscription dans la loi de la coopération au développement et l’aide humanitaire. Le groupe PS a pris une part active dans ce succès porté par le collègue vert Baptiste Laville, notamment grâce au plaidoyer de Pierre-André Comte que n’auraient pas renié les pères fondateurs du canton.

La droite a quant à elle montré les limites de son attachement à l’égalité salariale lors du débat relatif à la deuxième lecture de la loi sur les marchés publics. La majorité du plénum a ainsi porté de 20’000 fr. à 100’000 fr. la limite de valeur du marché au-delà de laquelle un soumissionnaire est invité à fournir une analyse vérifiée de l’égalité des salaires.

La majorité bourgeoise du Parlement a d’autre part rejeté le postulat de Lisa Raval en vue de poursuivre la réduction des fuites d’eau sur les réseaux d’eau potable. En gros, c’est l’affaire des communes et des distributeurs… Selon la postulante, cette vision en circuit fermé n’est pas tenable, à l’aune des épisodes de sécheresse qui se multiplient.

A l’heure des questions orales, Leïla Hanini a mis la pression sur le Gouvernement à propos de la hausse annoncée des tarifs de l’électricité.

Quant à Gaëlle Frossard, elle s’est interrogée sur l’heure supplémentaire de médiation scolaire, promise par le ministre, dans les cercles scolaires qui sont à la base dépourvus d’un tel poste.

Cette séance du Parlement a encore donné l’occasion à Leïla Hanini de signer une interpellation sur le droit des femmes et des enfants à pouvoir bénéficier d’une réelle médecine de proximité.

La semaine dernière, Patrick Cerf avait réagi, à travers une question écrite, à la nomination à clinique Le Noirmont d’une psychiatre complotiste très médiatique. Cette ancienne députée française, spécialiste des propos polémiques, est interdite de pratiquer la médecine en France pendant un an.

Delémont, le 12 septembre 2023 / Pce et Pch

L’immigré, éternel bouc émissaire

Par Jean-Claude Rennwald, politologue, militant socialiste et syndical

(Tribune parue dans le QJ du 22 juillet 2023)

L’UDC a lancé une initiative visant à limiter la population de la Suisse à 10 millions d’habitants, il y a quelques tensions sur le front de l’asile et le Conseil fédéral vient d’adopter les paramètres du mandat de négociation avec l’Union européenne (UE). On peut dès lors supposer que la question de l’immigration et la politique européenne s’inviteront dans la campagne des élections fédérales du 22 octobre.

Les immigrés financent l’AVS

Quelques rappels s’imposent :

• Les trois pays qui ont le plus d’étrangers sur leur territoire (Luxembourg : 47,3 % de la population ; Autriche : 29,9 % ; Suisse : 29,7 %) font partie des nations qui ont les revenus par habitant les plus élevés de la planète.

• L’immigration freine le vieillissement de la population.

• En Suisse, les étrangers paient plus de cotisations aux assurances sociales qu’ils ne perçoivent de prestations. En dix ans, la part de la masse salariale des Européens vivant en Suisse a grimpé de 22,5 à 27,1 %, alors que ceux-ci ne perçoivent que 16 % de la somme des rentes AVS.

• L’accueil des réfugiés constitue moins un problème Nord-Sud qu’un drame Sud-Sud. Alors que 40’000 demandes d’asile (dont beaucoup ne seront pas acceptées) devraient être déposées en Suisse cette année, la Jordanie, dont la population est légèrement supérieure (11 millions d’habitants) à la nôtre, héberge près de 700’000 réfugiés palestiniens sur son territoire !

• Les pays de l’UE absorbent 50 % des exportations suisses.

Ritals et plombiers polonais

L’immigration a  été accusée de tous les péchés du monde. Qui ne se souvient pas de ces Ritals coupables de voler les emplois des Suisses ? Qui ne se rappelle pas de ces Maghrébins venus manger le pain des Français ? Et de ces plombiers polonais cassant les salaires des travailleurs d’Europe occidentale ? Cette stigmatisation est très ancienne. Journaliste au Monde et romancière (Les Mangeurs de nuit, L’Observatoire), Marie Charrel souligne que dans les années 1930, les Japonais venus travailler au Canada incarnaient déjà le bouc émissaire idéal, nombre de nationaux entonnant ce couplet : Ils prennent nos emplois. Ils font baisser les salaires. Ils refusent de s’intégrer.

L’UDC contre les mesures d’accompagnement

Dans le Jura, les étrangers établis et les frontaliers jouent un rôle central. Sans eux, plusieurs branches de l’économie (horlogerie, machines, hôtellerie-restauration) seraient en grande difficulté, de même que les hôpitaux. Aujourd’hui, ils ne représentent quasiment plus une « menace salariale » pour les Helvètes, grâce aux mesures d’accompagnement (contrats types de travail avec salaires minimaux, extension facilitée des conventions collectives, loi sur les travailleurs détachés) élaborées par les syndicats et relayés par le PS, les Verts et une partie des bourgeois. Entre 1996 et 2016, l’écart salarial entre un frontalier et un Suisse est passé de 7,2 à 4,5 %.L’UDC est la seule grande force politique qui s’est opposé à ces mesures, qu’il faut conserver. Mais l’accord sur la libre circulation – qui a permis de supprimer le statut de saisonnier – doit être réactivé, alors que l’initiative de l’UDC le ferait tomber dès le moment où la Suisse compterait 9,5 millions d’habitants. Il en va de même pour l’accord sur les obstacles au commerce (qui commence à devenir caducs pour certaines branches, comme bientôt les machines) lequel réduit les coûts des entreprises d’exportation de plusieurs centaines de millions par année. Faute de quoi l’économie suisse et jurassienne connaîtra la même dégringolade que le Royaume-Uni depuis le Brexit.

Sur les pas de Berlusconi

Le ministre Jacques Gerber joue un rôle important dans ce processus, ce qui doit réjouir les nombreux chefs d’entreprises de son parti, lesquels ont besoin de ces accords, de même que leurs employés. Dès lors, on a de la peine à comprendre l’entente électorale que le PLR a conclue avec l’UDC, laquelle se moque éperdument des relations avec l’UE. Plus globalement, cet accord s’inscrit dans un rapprochement toujours plus prononcé entre les partis bourgeois classiques et la droite nationale populiste. Rapprochement déjà à l’œuvre dans plusieurs cantons (Genève, Vaud, Fribourg, Berne), et dans beaucoup de pays européens, le processus ayant été initié en 1984 par Silvio Berlusconi. Parmi les grands partis de la droite européenne, il n’y a pratiquement que les chrétiens-démocrates allemands (CDU) qui excluent toute alliance avec le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland. Respect pour eux !

Deuxième partie

Dans une précédente tribune (voir le QJ du 22 juillet), nous avons montré que depuis des décennies, les immigrés jouent le rôle de bouc émissaire sur le plan socioéconomique. Dans une certaine mesure, c’est aussi vrai d’un point de vue politique, en ce sens que les étrangers ont toujours été relégués – et le sont encore largement aujourd’hui – à l’arrière-plan des institutions. Sans doute parce qu’ils seraient coupables de bouleverser les équilibres politiques classiques, ce qui est largement faux.

Femmes et immigrés discriminés

En 1907 déjà, le socialiste et syndicaliste Robert Grimm, qui fut l’un des leaders de la grève générale de 1918, qui deviendra conseiller d’Etat bernois et qui siégea au Conseil national de 1911 à 1955, faisait déjà cette observation : « Le droit de vote est incomplet encore de deux autres manières, et que l’usage en est faussé pour les ouvriers, par les plus criantes injustices. » (La grève politique générale). La première discrimination, c’est que les femmes sont alors privées des droits de vote et d’éligibilité, ce qui sera le cas jusqu’en 1971, la seconde, c’est qu’il en va de même pour les travailleurs étrangers, alors qu’à l’époque, ceux-ci forment 16,5 % de la population ouvrière des fabriques.

Neuchâtel et le Jura en tête

Depuis ce constat de Robert Grimm, la conquête des droits politiques des étrangers sera extrêmement lente. A l’exception de Neuchâtel, qui a accordé le droit de vote aux étrangers en 1849 (pour le supprimer et le réintroduire en 1875), il faudra attendre le dernier quart du XXe siècle pour que ce droit soit étendu à d’autres cantons, à commencer par le Jura en 1978. Depuis, six autres cantons octroient aussi des droits politiques aux immigrés, à des degrés divers : Vaud, Genève, Fribourg, Bâle-Ville, Appenzell Rhodes extérieures et les Grisons. Au printemps 2024, cette possibilité sera soumise sous forme d’une option aux électrices et aux électeurs valaisans, en même temps que le vote sur leur nouvelle Constitution. Sur le plan européen, la situation est très variable d’un pays à l’autre. On rappellera toutefois que les citoyens de l’Union européenne (UE) qui résident dans un autre Etat de l’UE dont ils n’ont pas la nationalité peuvent participer  aux élections municipales dans les mêmes conditions que les nationaux. Un Portugais peut ainsi participer aux élections municipales et européennes dans un autre pays de l’UE, que ce soit la France, l’Allemagne ou l’Italie.

Etats : Le PS puis Le Centre

Selon un sondage d’avril dernier et portant sur toute la Suisse, les étrangers voteraient en priorité pour le PS et l’UDC, puis, dans l’ordre, pour les radicaux, les Verts et Le Centre. Sur la base de résultats concrets, il apparaît que la situation est différente dans le canton du Jura, où les étrangers ont notamment le droit de vote pour le Conseil des Etats. Une analyse comparative des deux Chambres montre qu’une majorité d’étrangers votent pour le PS et une minorité pour Le Centre.

Législatifs communaux : la gauche en pointe

Dans le Jura, les étrangers établis en Suisse depuis dix ans et depuis un an dans le canton ont aussi la possibilité d’être élus dans les législatifs communaux. Sur la base d’informations qui nous ont été aimablement fournis par les secrétariats des conseils de ville ou des conseils généraux de Delémont, Porrentruy, Haute-Sorne, Les Bois et Val Terbi, il ressort que jusqu’ici, 18 immigrés siègent ou ont siégé dans un législatif communal.  Parmi ceux-ci, on compte 9 PS (dont un sympathisant), 2 CS-POP-Verts, 2 Le Centre et 2 PCSI. A cela s’ajoutent 3 conseillers élus sur une Liste libre aux Bois.  En revanche, le PLR et l’UDC n’ont jamais eu un seul représentant étranger dans ces conseils. La prédominance de la gauche et des partis d’inspiration chrétienne n’est pas un hasard. D’abord parce qu’une part importante de l’immigration est issue d’une classe ouvrière combative et militante, fortement liée au mouvement syndical, constat confirmé par le fait que 11 des 18 élus étrangers l’ont été à Delémont. Ensuite parce que nombre d’immigrés viennent de pays à dominante catholique, dont le poids s’est toutefois amoindri dans la période récente, avec l’arrivée de migrants de Turquie et des Balkans. On ne compte malheureusement qu’une seule femme parmi ces 18 élus.S’agissant de la nationalité, on observe une prédominance italienne, française et espagnole. Sur 18 élus, on compte 7 Italiens, 4 Français, 3 Espagnols, 1 Kosovar, 1 Pakistanais, 1 Togolais et 1 Haïtien. Tout cela montre une remarquable ouverture du Jura au monde et aux autres cultures.

Delémont, le 3 août 2023 / pch

3 mars 2024 : le dimanche du retour en force de l’Etat social

Au cours de la session d’été, le Conseil national a traité une initiative populaire des jeunes PLR qui prévoit de reculer l’âge de la retraite à 66 ans pour les femmes et les hommes, avec en prime l’indexation à l’avenir de l’âge de la retraite à l’espérance de vie. La réforme de l’AVS 21, avec le report de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans, n’est même pas encore sous toit que déjà la droite libérale revient à charge. Toutes ces démarches n’ont qu’un objectif : ne pas devoir mettre un centime supplémentaire dans l’AVS.

L’AVS est une magnifique conquête du monde du travail et le socle de notre Etat social. A l’origine, son but constitutionnel était de permettre à chacune et à chacun, la retraite venue, de vivre décemment. Mais on en est bien loin … Et aujourd’hui, fort justement, les revendications du monde du travail, soutenues par la gauche, portent sur une juste revalorisation des rentes et même l’introduction d’une 13ème rente AVS.

On constate à Berne que certains milieux n’apprécient que très modérément l’AVS et s’emploient à limiter son développement. Ce printemps par exemple la majorité de droite du Parlement a refusé aux retraités une pleine et entière adaptation des rentes au renchérissement, soit quelques francs par rentier par mois, alors que dans le même temps les mêmes milieux politiques ouvraient sans sourcilier les cordons de la bourse fédérale pour venir au secours du Crédit suisse, afin d’éviter la débâcle du système bancaire.

Les motifs de cette réticence des milieux de droite à renforcer l’AVS sont clairs : l’AVS représente un formidable outil de redistribution des richesses. Chaque franc gagné dans notre pays est taxé et les hauts revenus cotisent beaucoup plus que les faibles revenus ; et en finalité, les prestations offertes par l’AVS sont plafonnées. On cite souvent en exemple le cas d’un ancien grand patron de l’industrie chimique bâloise qui touchait à l’époque un salaire de quelques vingt millions de francs par an ; il devait de ce fait s’acquitter d’un million de francs de cotisations AVS, mais la retraite venue, il ne pouvait espérer recevoir au mieux qu’une rente maximale, aujourd’hui 2450 francs par mois. Avec l’AVS, plus de 90% des cotisants sont gagnants et vont toucher plus que ce qu’ils auront versé au cours de leur vie. La petite minorité de hauts et très hauts salaires renfloue ainsi la caisse et permet d’augmenter les prestations versées aux bas salaires. Il s’agit donc d’une véritable assurance sociale basée sur le principe de solidarité.

Mais le premier pilier n’est pas le seul à figurer dans le viseur de la majorité de droite du Parlement. Voilà peu c’est le 2ème pilier qu’ils ont attaqué, avec comme objectif une baisse du taux de conversion et donc une diminution des rentes. A l’avenir, il faudra en conséquence cotiser plus pour toucher finalement moins. Heureusement, un référendum, lancé par la gauche a abouti et le peuple aura le dernier mot.

Dans un contexte d’inflation, de salaires qui peinent à suivre, de hausses importantes des coûts de l’énergie et des biens de première nécessité, et surtout l’annonce d’une forte hausse des primes de caisse-maladie, la pauvreté progresse dans notre pays et une partie toujours plus importante de la population n’arrive plus à joindre les deux bouts.

Depuis le début de l’année, il n’est question que de la spectaculaire progression des coûts de la santé et chacun y va de ses solutions pour les réduire … On parle même de diviser par trois le nombre d’hôpitaux en Suisse …Le défi serait déjà d’arriver à contenir ces coûts, mais y parvenir parait quasiment impossible. En effet les causes de ces inexorables augmentations sont connues : le vieillissement de la population, la découverte de technologies et moyens thérapeutiques très coûteux qui améliorent le pronostic de nombre de maladies et, pour terminer, les légitimes exigences des patients par rapport à l’importance des primes dont ils doivent s’acquitter. Rappelons que chaque adulte en Suisse va en moyenne payer 5000 à 6000 francs par année avant que sa caisse-maladie ne paye le premier franc pour lui.

Agir sur la question des coûts de la santé est bien entendu nécessaire, mais aujourd’hui la vraie question concerne son financement : le système des primes par tête qui augmentent année après année, plus que l’évolution des coûts réels et surtout nettement plus que l’inflation, a atteint ses limites. Les primes de caisse-maladie doivent être plafonnées, ne pas dépasser un certain pourcentage du revenu. Le solde des coûts doit être financé par l’impôt. Ainsi chacun payera en fonction de sa véritable capacité fiscale.

AVS, LPP, primes de caisse-maladie, représentent des composantes essentielles de notre Etat social et aujourd’hui ce socle se lézarde. Ces thèmes font maintenant l’objet d’âpres combats menés en particulier par le mouvement syndical pour imposer plus de justice sociale et assurer la pérennité de notre système de protection sociale.

Le peuple suisse aura rendez-vous le 3 mars 2024 avec des choix cruciaux sur tous ces sujets. Nous devrions en effet voter ce jour-là simultanément sur le référendum contre le durcissement de la loi sur la prévoyance professionnelle (LPP, 2ème pilier), sur une proposition des syndicats d’allouer une 13ème rente aux bénéficiaires de AVS et enfin l’initiative du parti socialiste pour plafonner à un maximum de 10% du revenu les primes de caisse-maladie. Des réformes finançables par une juste redistribution des richesses, notamment par l’impôt dont la contribution dépend du revenu.

Un dimanche de tous les dangers en cas d’échecs … mais j’en suis persuadé un dimanche de tous les espoirs, avec des rentes vieillesses renforcées et une augmentation du pouvoir d’achat de la population.

Delémont, le 20 juin 2023 / Pierre-Alain Fridez, conseiller national    

Du respect. Du temps. De l’argent.

Mathilde Crevoisier Crelier, Nathalie Barthoulot et Rosalie Beuret Siess entourées par des camarades et des militantes (photo: Georges Henz)

Les rues des villes de Suisse se sont parées de violet et de rose hier à l’occasion de la grève féministe. A Delémont, plus de 1500 personnes ont défilé de la gare aux jardins du château pour demander plus de respect, de temps et d’argent. L’égalité salariale figurait notamment au cœur des revendications.

Retours en images ci-dessous:

Quelques articles de presse à lire ou relire ici:

Reportage dans les rues de Delémont sur RFJ:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20230614-La-greve-feministe-s-est-emparee-de-Delemont.html

Dans 24Heures, on y parle d’Elisabeth Baume-Schneider qui a participé à la grève à Berne.

https://www.24heures.ch/une-seule-conseillere-federale-ira-a-la-greve-des-femmes-206908773478

Dans le Temps, un article relate les échanges tendus entre élu-e-s.

Sous la Coupole fédérale, la journée de grève féministe a commencé par une session spéciale au Conseil des Etats, demandée par les socialistes et les Vert·e·s. Trois motions et un postulat qui ont été regroupés en cette matinée du 14 juin en guise d’apéritif aux interventions au Conseil national, prévues en fin d’après-midi. Les textes ont tous été refusés au vote final, la Chambre des cantons suivant ainsi l’avis du Conseil fédéral.

https://www.letemps.ch/suisse/la-greve-feministe-provoque-de-premiers-echanges-tendus-entre-elues-bourgeoises-et-de-gauche

Delémont, le 15 juin 2023 / pch

Du respect, du temps, de l’argent!

Les femmes continuent à toucher des salaires et des rentes inférieurs à ceux des hommes. Elles assument plus de travail non rémunéré. Et elles sont toujours confrontées aux discriminations et au harcèlement. Une fois pour toutes, il faut que ça change !

C’est pourquoi nous appelons à une nouvelle grande grève féministe le 14 juin 2023. Nous nous mobilisons sur les lieux de travail parce que de nombreuses inégalités y ont leur racines, mais aussi publiquement, pour que toute la société réagisse.

Toutes les infos ici: https://www.14juin.ch/

Delémont, le 14 juin 2023 / pch

Lancement de l’initiative pour un fonds climat

Quatre partis politiques – le PSJ, les Vert-e-s, le CS-POP et le PVL – ainsi que plusieurs associations ont lancé une initiative populaire cantonale rédigée en termes généraux. Le texte a été présenté hier après-midi. La démarche fait suite aux refus du Parlement jurassien d’entrer en matière sur le sujet en mars et en mai 2022. La majorité du législatif avait considéré qu’un tel fonds n’était pas nécessaire pour la mise en place de mesures dans le cadre du Plan climat.

Tous les détails sur le site d’RFJ ci-dessous:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20230613-Une-initiative-pour-un-fonds-climat-dans-le-Jura.html

Delémont, le 14 juin 2023 / pch

Un coup d’accélérateur pour la transition énergétique

Oui à la loi climat le 18 juin! Elle garantit un programme à grande échelle pour la sortie des énergies fossiles. Grâce à celle-ci, la Suisse sera davantage indépendante des importations de pétrole et de gaz de l’étranger. Cela renforce non seulement la protection du climat, mais également l’approvisionnement énergétique et protège les locataires de l’explosion des charges. De concert avec le lobby du pétrole et du gaz, l’UDC veut néanmoins empêcher cela via un référendum. L’irresponsable politique de blocage n’est pas sans fondements, du moins pour ce parti : l’UDC veut instrumentaliser le référendum pour se présenter comme la « force d’opposition » qu’elle n’est pas lors des élections fédérales de septembre prochain.

L’argumentaire complet est à lire ici:

https://www.sp-ps.ch/fr/oui-a-la-loi-climat/

Retrouvez ci-dessous un article de la Conseillère aux Etats Mathilde Crevoisier Crelier dans la dernière édition du journal Socialistes.

Delémont, le 13 juin 2023 / pch

Dominique Hausser à la co-présidence du PS60+

Dominique Hausser et Rita Schmid, co-président-e-s du PS60+

Chaque franc de rente est aussi un franc pour le pouvoir d’achat !

Le pouvoir d’achat de la population est fortement sous pression. Cette crise touche aussi durement les retraité-es. Le PS60+ a donc discuté de la situation actuelle des retraité-es dans notre pays lors de sa Conférence des membres le 3 juin à Berne. En outre, les membres ont pris congé de la présidente démissionnaire, Christine Goll (ZH), et ont élu une nouvelle co-présidence composée de Rita Schmid (GR) et Dominique Hausser (JU).

« Quiconque a travaillé toute sa vie — que ce soit sous la forme d’une activité rémunérée ou d’un travail familial ou bénévole non rémunéré — doit pouvoir vivre dignement de sa rente à la retraite », a déclaré la présidente sortante du PS60+ Christine Goll lors de la Conférence des membres à Berne. « Le pouvoir d’achat des retraité-es est sous pression. Le PS60+ s’engage activement pour le protéger. » Pour que tout le monde puisse vieillir dans la dignité et la sécurité, le PS60+ estime qu’un tournant social est nécessaire au Palais fédéral. C’est pourquoi il a adopté une résolution dans laquelle il exige entre autres une rente AVS garantissant réellement le minimum vital ainsi que — comme première étape — une 13e rente AVS, et s’est clairement prononcé contre le projet de réforme des caisses de pension. La discussion autour de cette résolution a été accompagnée par une table ronde avec le conseiller national socialiste Samuel Bendahan (VD) et la cosecrétaire générale du PS Suisse Rebekka Wyler, qui ont montré quelles sont les solutions proposées par le PS Suisse dans différents domaines afin de renforcer le pouvoir d’achat de la population.

Remerciements et élection de la nouvelle co-présidence du PS60+


Le PS60+ a dû prendre congé de sa présidente lors de la Conférence des membres. Christine Goll quitte son poste après trois ans. Les délégué-es l’ont remerciée de tout cœur pour son engagement et ont élu une nouvelle Co-présidence. « Nous voulons une vie digne et de qualité pour toutes les générations. Le PS60+ prend parti pour une Suisse solidaire, pour une politique sociale et de santé globale pour tou-tes les habitant-es de ce pays », ont souligné Rita Schmid et Dominique Hausser lors de leur élection à la nouvelle Co-présidence du PS60+. Rita Schmid, originaire du canton des Grisons, a travaillé comme juriste spécialisée dans le droit du travail et des assurances sociales ainsi que comme conseillère en organisation, enseignante et directrice de projet. Le Jurassien Dominique Hausser était médecin spécialiste en prévention et santé publique avant sa retraite. Tou-tes deux sont membres du PS depuis de nombreuses années.

Communiqué de presse du PS60+

Delémont, le 6 juin 2023 / pch

Dominique Hausser, Christine et Patrick Raval

Parlement : nouvel horaire CFF, il faut revoir la copie

Le Parlement jurassien était réuni mercredi en plénum

A l’initiative du groupe parlementaire socialiste, le Parlement jurassien a adopté une résolution interpartis « Nouvel horaire des CFF : revoir la copie ! ». Par cette résolution, le Parlement demande aux CFF et l’Office fédéral des Transports notamment d’entreprendre les démarches nécessaires, par exemple en organisant une table ronde, afin de renouer le dialogue entre l’ensemble des acteurs dans le but d’étudier de nouvelles propositions sur le nouvel horaire 2025 qui minimisent l’impact pour les villes et les cantons de l’Arc jurassien.

Pas de chèque pour aider les familles jurassiennes à faire face à l’inflation 

La motion, transformée en postulat, signée Leïla Hanini, demandait au Gouvernement d’aider les ménages jurassiens à faire face à l’inflation au travers de l’octroi d’un « chèque cantonal » extraordinaire prévu dans le cas particulier d’une situation de hausse des prix des biens et services les plus usités. La majorité de droite n’en a pas voulu: 29 voix contre et 26 pour.

Des manifestations plus vertes?

Les député-e-s ont refusé hier une motion de Leïla Hanini qui voulait interdire le Tracteur Pulling en regard de son impact sur l’environnement et les sols notamment. Son argumentaire à lire ci-dessous.

Un article à ce sujet est à lire dans le Quotidien jurassien.

https://www.lqj.ch/articles/pas-de-restriction-au-tracteur-pulling-dans-le-jura-51944

Pierre-André Compte a développé son interpellation sur les micro polluants dans la Birse.

Photo: Georges Henz

A l’heure des questions orales, Gaëlle Frossard a interrogé le Gouvernement sur la composition du Conseil d’administration de l’Hôpital du Jura et notamment sur les personnes qui représentent les usagers et / ou le personnel de l’établissement.

Interventions déposées

Jelica Aubry Janketic demande au Gouvernement, via une interpellation, des précisions sur le plan de mobilité de l’administration cantonale.

Loïc Dobler a également interrogé le Gouvernement sur l’évolution des populations de cormorans dans notre canton.

Retrouvez toutes les décisions de la journée ici:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20230531-Le-Parlement-en-bref.html

Delémont, le 31 mai 2023 / pch