Investissements à Moutier: quand Berne ne respecte pas ses engagements

Communiqué de presse du PSA de Moutier

Le canton de Berne revendique de façon tout à faire inappropriée son désinvestissement financier en faveur de la Municipalité, particulièrement ce qui concerne les infrastructures routières. C’est ce qu’il répond en substance à une interpellation de députés bernois. Le PSA ne tolérera pas que la ville de Moutier soit sous-financée pendant les années qui précèdent son transfert dans le canton du Jura. L’entier du communiqué de presse à lire ci-dessous.

Votation cantonale du 20 octobre: position du PSJ

Lors de l’élaboration du budget 2019, les député-e-s du groupe parlementaire socialiste ont privilégié une politique responsable face aux difficultés financières que connaît notre canton et estimé que le report de la baisse fiscale était de nature à donner un coup de pouce aux finances cantonales et communales déjà bien impactées par la réforme fiscale des entreprises. Le comité directeur partage cette vision et fait le constat que l’impact pour les citoyens à faible capacité financière est quasi nul. Le PSJ privilégie un maintien des prestations aux plus modestes plutôt qu’une baisse favorisant les plus aisés et recommande d’accepter le report d’une année de la baisse fiscale en votant OUI à la révision de la loi le 20 octobre.

Delémont, le 3 octobre 2019

Antennes 5G: appliquer le principe de précaution

De nombreuses voix s’élèvent conte l’implantation d’antennes 5G, comme ici à Courchapoix

Le député-suppléant de Courroux Fabrice Macquat s’est étonné mercredi à l’heure des questions orales au Parlement du nombre croissant de demandes de permis de construire pour de nouvelles antennes de téléphonie avec la technologie 5G dans le Jura. Il a le sentiment que les opérateurs veulent en installer un maximum avant les conclusions du rapport demandé par la Confédération, qui pourrait aboutir à un moratoire si les analyses démontrent la dangerosité de cette technologie aux effets encore peu connus.

Sa question orale à lire ici:

Le Parlement a accepté à 57 voix contre 0 et 0 abstention la motion transformée en postulat de Mélanie Brülhart intitulée « Politique cantonale d’achat responsable ».

Les député-e-s ont aussi accepté par 56 voix contre 0 et 1 abstention la motion interne de Pierre-André Comte intitulée « Stopper une évolution scandaleuse des prix des médicaments ». Ils entendent dénoncer le prix des médicaments destinés au traitement du cancer. Le Parlement va s’adresser aux Chambres fédérales pour leur demander d’édicter de nouvelles bases légales donnant les moyens à l’OFSP de freiner la hausse des médicaments. 

Tous les détails sur le site d’RFJ:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20191002-Le-Parlement-jurassien-veut-une-intervention-aux-Chambres-federales-sur-le-prix-des-medicaments.html

Le plénum a donné son accord à 32 voix contre 23 et 3 abstentions le postulat de Mélanie Brülhart intitulé « Reconnaissance des familles d’accueil jurassiennes ».

Par contre, les député-e-s n’ont pas voulu par 31 voix contre 23 et 3 abstentions du postulat de Noémie Koller intitulé « Développer l’offre en mobilité douce en améliorant le réseau cyclable grâce à l’aménagement de bornes rechargeables pour les vélos électriques sur certains circuits-clés ».

Rosalie Beuret a posé une question orale sur l’énergie-bois:

L’Association interjurassienne grève des femmes demande du changement et du concret aux député-e-s jurassien-ne-s

Des membres de l’organisation ont manifesté mercredi matin devant le Parlement et ont remis aux député-e-s un document qui contient plusieurs revendications. Le compte-rendu d’RFJ à lire ici:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20191002-Les-femmes-en-appellent-au-Parlement-pour-l-egalite.html

Congé parental: ce sont les cantons qui doivent décider

Le PSJ, comme le PS de Neuchâtel et de Berne, a déposé hier une initiative cantonale: le texte demande aux chambres fédérales de prendre en compte la volonté des cantons de légiférer.

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20191002-Le-PS-veut-que-les-cantons-puissent-decider-en-matiere-de-conge-parental.html

Sources: www.rfj.ch, www.jura.ch et Le Quotidien jurassien

Delémont, le 3 octobre 2019 / pch

Sortir de 4 ans d’inaction

Depuis 4 ans, la majorité UDC-PLR au Conseil national décide seule, notamment dans les domaines sociaux ou environnementaux : la tradition suisse du compromis n’existe plus.

Les décisions prises par la majorité de droite et du centre sous la Coupole fédérale (dont les membres siègent accessoirement dans les conseils d’administration des entreprises pharmaceutiques ou des assureurs-maladie) ne vont pas améliorer la situation des primes d’assurance-maladie à long terme. Depuis l’introduction de la LaMal en 1996, les primes ont plus que doublé ! A quand un système de soins à deux vitesses ?

L’AVS, le fondement de notre système de retraites, est systématiquement attaquée par la droite qui souhaite diminuer les rentes ou relever l’âge de la retraite, en particulier celui des femmes. Pour protéger l’AVS, il faut agir aujourd’hui, ne perdons pas encore 4 ans.  

L’analyse menée par 7 associations de protection de l’environnement (https://ecorating.ch) montre qu’au Conseil national, le PLR et l’UDC refusent à plus de 90% les mesures en faveur de l’environnement. Le Parti socialiste les soutient à plus de 95% ! Il suffit d’un simple regard sur nos forêts pour observer les dégâts du changement climatique : des centaines de frênes, de hêtres et d’épicéas sont déjà morts, les sont sécheresses récurrentes, des centaines d’espèces animales sont en voie de disparition. Ne détournons pas la tête, c’est aujourd’hui qu’il faut agir ! 

Il faut agir concrètement pour le climat, l’environnement, des salaires décents, l’égalité, les services publics, un système de santé au financement supportable, les assurances sociales, la formation pour toutes et tous, une économie innovante. Le PS est le seul parti jurassien de gauche ayant les forces suffisantes pour avoir une élue au conseil des états et un élu au national, n’éparpillez pas vos voix au profit de la droite, agissez aujourd’hui!

Votez à gauche, votez utile, votez socialiste!

Jämes Frein, président du PSJ

Une stratégie globale pour l’adaptation de la forêt aux changements climatiques

Le Conseiller aux Etats Claude Hêche a déposé jeudi une motion: le texte est issu d’un travail collectif entre les quatre parlementaires fédéraux jurassien-ne-s. La motion a été co-signée par 28 membres du Conseil des Etats.

La motion demande que le Conseil fédéral présente une stratégie globale pour l’adaptation de la forêt face aux changements climatiques. La stratégie intégrera autant la protection de la forêt que les propriétaires ou encore l’économie forestière. Les élu-e-s demandent également que des instruments et des moyens financiers soient définis.

En 2018 et 2019, les premiers effets du changement climatique sur les forêts sont malheureusement devenus évidents. Les perturbations telles que les tempêtes, la sécheresse et les scolytes, ou même leurs effets combinés, varient considérablement d’une région à l’autre, mais elles sont toutes attribuables à la même cause. La coordination et la définition des instruments nécessaires pour garantir la multifonctionnalité et la durabilité de la forêt nécessitent de disposer d’une stratégie globale pour relever les défis actuels et futurs. La Politique forestière 2020 doit également faire l’objet d’un nouvel examen à la lumière de cette crise.

Dans le domaine de la protection de la  forêt, il faut veiller à ce que toutes les fonctions forestières (protection, fonctions sociales, soins aux jeunes forêts, etc.) puissent être maintenues à long terme dans le cadre d’une politique forestière intégrale. En outre, les questions du reboisement, des soins à apporter au rajeunissement et de la gestion des peuplements encore en santé doivent être prises en compte, surtout si la régénération naturelle ne peut pas être assurée ou si elle est insuffisante. Ces impacts précoces et conséquents sur les forêts démontrent la nécessité et l’urgence de définir les mesures à prendre.

Il est à relever que les forêts de plusieurs cantons (JU, BL, SO, AG, ZH, NE ou encore SH) sont touchées de manière impressionnante par un dépérissement forestier inédit. Des dégâts par surface entière et à large échelle se constatent et s’étendent. Dans le terrain, la gestion de la crise s’avère plus compliquée qu’après l’ouragan Lothar. Il faut malheureusement s’attendre à ce que cette évolution, que l’on imaginait progressive et à plus long terme, se retrouve rapidement dans toutes les régions basses de notre pays. Cette crise nouvelle, qui touche maintenant une essence dominante comme le hêtre, s’ajoute aux problèmes sanitaires d’autres essences (bostryches sur les résineux, mort des frênes). 

Les cantons concernés sont prêts à s’investir dans cette tâche et à fonctionner comme laboratoires in vivo. Les propriétaires touchés prennent déjà les premières mesures, mais ne pourront pas garantir la multifonctionnalité des forêts et les investissements requis pour la forêt de demain. En outre, cette catastrophe va impacter durement et remettre en cause durablement l’économie forestière.

La stratégie globale devra préciser les moyens financiers nécessaires en intégrant également :

– comment utiliser au mieux les moyens financiers disponibles, respectivement permettre l’adaptation des conventions-programmes en cours avec les cantons et évaluer les moyens supplémentaires requis à court et moyen terme ;

– examiner si les instruments actuels d’interventions, qui intègrent surtout les incendies et les organismes nuisibles en matière de phénomènes naturels et s’avèrent différents de ceux relatifs aux dangers naturels, ne devraient pas être adaptés et uniformisés. Ainsi, la notion de dangers naturels, qui est appliquée pour les chutes de pierre, pourrait être élargie aux arbres qui présentent un danger pour la sécurité.

Delémont, le 27 septembre 2019 / pch

Le Conseil national rejette l’initiative de limitation de l’UDC

La Chambre du peuple a recommandé ce mercredi de rejeter par 123 voix contre 63 l’initiative dite “pour une immigration modérée” qui vise à résilier la libre circulation des personnes.

Pierre-Alain Fridez est monté à la tribune, son intervention à lire ci-dessous ou à voir en vidéo ici: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-videos?TranscriptId=252672

Chers collègues,

Le texte de l’initiative est clair et limpide même… : « la libre circulation des personnes cesse d’être en vigueur dans les 12 mois qui suivent l’acceptation de l’initiative par le peuple et les cantons »… ou encore…. » la Suisse règle de manière autonome l’immigration des étrangers »… « aucun nouveau traité international ne sera conclu et aucune autre nouvelle obligation de droit international ne sera contractée qui accorderait un régime de libre circulation des personnes à des ressortissants étrangers »…

Pendant une année le Conseil Fédéral pourra tenter de négocier avec l’Union Européenne pour que l’accord actuel sur la libre circulation des personnes cesse d’être applicable, et surtout le changer… mais le temps imparti sera d’office trop court et aucun accord ne pourra être trouvé ; Il suffit de se rappeler les difficultés actuelles concernant les discussions sur l’accord-cadre ou toute la problématique que vit l’Europe avec le Brexit anglais…Il faut laisser du temps au temps, et l’initiative UDC ne nous en laissera pas :  la clause guillotine va s’activer et les accords bilatéraux vont mourir de leur belle mort. Il est bon de rappeler que ces accords bilatéraux concernent entre autre la recherche, l’agriculture, les marchés publics, les transports terrestres, le transport aérien ou encore la suppression des obstacles techniques au commerce… et donc aux exportations… Et la Suisse ne pourra conclure de nouveaux accords…

Le texte précise encore que la Suisse règlera de manière autonome l’immigration des étrangers…La belle affaire, le retour aux contingents des années 50…

Cette initiative a en tout cas le mérite d’être claire et ses conséquences évidentes. Un texte encore plus transparent que celui que le peuple Suisse avait accepté de justesse en février 2014 avec les conséquences que l’on subit toujours, jusqu’à aujourd’hui avec un dossier complexe dont on peine parfois à voir l’issue…

L’UDC, pourtant un parti gouvernemental, donc un parti normalement censé contribuer à trouver avec les autres partis des solutions consensuelles pour répondre aux intérêts supérieurs de l’Etat, poursuit à travers cette initiative, son  grand rêve, celui d’une Suisse devenue un îlot replié, recroquevillé sur lui-même, seul au milieu du reste du monde, dans ce monde où pullulent  de dangereux étrangers qui veulent profiter de nous…

Pourtant, notre pays jouit actuellement d’une situation extrêmement favorable et profite de son commerce extérieur, de son tourisme, de ses bonnes relations avec l’étranger. Il bénéficie de tous les avantages de son ouverture sur le monde. Croissance économique, stabilité politique, niveau de vie élevé, situation de paix, la Suisse étant de fait, protégée au milieu de l’Europe et du monde occidental par la puissance économique et militaire déployée par les pays qui nous entourent. La Suisse tire profit de ses relations avec les autres, gagne 1 franc sur 2 à l’étranger et jouit d’une situation tellement stable qu’elle attire les investisseurs étrangers, car l’investissement recherche la stabilité… et notre situation actuelle rassure… 

Il suffit d’imaginer ce qui se passe en Angleterre actuellement, pour bien comprendre que la fin des accords bilatéraux, la fin de la libre circulation des personnes pourrait nous conduire à des difficultés inimaginables et une période de trouble et d’instabilité. Voulons nous vivre un Brexit à la sauce helvétique ? 

Une grande majorité du peuple suisse, échaudée par l’expérience du 9 février 2014, devrait logiquement s’opposer à ce texte et j’ai l’intime conviction que même les plus fins stratèges de l’UDC ne souhaitent pas le succès de leur initiative. Ils recherchent juste ce type de débats pour alimenter la xénophobie latente qui couve dans l’esprit d’une partie du peuple suisse et cela à des fins purement électoralistes.

Chers Collègues, c’est vrai, nombreuses sont les personnes dans notre pays qui vivent mal les questions migratoires. Certaines personnes se sentent laissées sur le bord de la route et supportent mal cette concurrence de l’étranger, une concurrence ressentie souvent comme une menace. Je pense en particulier aux habitants des régions frontalières ou aux personnes proches de la retraite qui ont perdu leur emploi et il est de notre devoir d’apporter à nos concitoyennes et concitoyens concernés par ces sentiments, des réponses claires. Le Conseil Fédéral vient de décider d’aider les personnes en fin de carrière professionnelle qui seront en difficultés par l’introduction d’une rente-pont. En réponse à l’initiative de 2014 notre parlement a décidé d’offrir aux personnes cherchant un emploi et vivant en Suisse une certaine préséance dans l’accès par les ORP aux informations sur des postes de travail à disposition. C’est un pas, mais il faut certainement en faire plus. Ce que je sais c’est que dans ma région, le Jura, la question des frontaliers est une question récurrente. Et sur ce sujet j’ai l’habitude de répondre aux personnes inquiètes qu’en fait aucune personne frontalière ne vient travailler sur sol suisse sans qu’un patron établi en Suisse ne décide de l’engager. Et dans certains cas d’aucuns favorisent ces embauches, car elles permettent de pousser les salaires vers le bas…Alors quelles réponses donner : des salaires minimaux corrects afin de rendre les postulations des autochtones concurrentielles, et un renforcement des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes… et sur ces points l’UDC met régulièrement les pieds contre le mur… Et dans les débats sur l’accord-cadre avec l’Union Européenne, des mesures de protection sociale et sur les salaires sont essentielles. Nous devons nous ouvrir au monde, mais il ne faut laisser personne au bord du chemin chez nous. La croissance doit aussi profiter aux plus pauvres et à l’ensemble des travailleurs. C’est une obligation si l’on ne veut pas alimenter la xénophobie chez nous et donner du grain à moudre aux partis populistes. Enfin j’estime qu’il est de la responsabilité morale des patrons, de celles et ceux qui engagent, d’assumer un rôle déterminant et de clairement privilégier les personnes qui habitent sur territoire suisse, qu’elles soient Suisse ou étrangère.

Chers Collègues, c’est une initiative pour rien, une initiative dangereuse, une initiative purement électoraliste. Cette initiative mérite la réponse que nous allons lui donner. 

Delémont, le 25 septembre 2019

Quelles solutions pour une véritable transition énergétique?

Les discours c’est bien, les actes c’est mieux!

Roger Nordmann, conseiller national socialiste et président du groupe parlementaire aux Chambres fédérales présentera le plan Marshall du PS pour le climat le samedi 5 octobre au cinéma La Grange à Delémont.

En introduction, Murielle Macchi-Berdat, députée au Parlement jurassien et conseillère communale à Delémont, nous parlera des différentes actions menées dans la capitale jurassienne.

L’entrée est libre, la conférence sera suivie d’un apéritif à l’Hôtel restaurant du Boeuf à Delémont.

Possibilité d’acheter un exemplaire dédicacé du livre de Roger Nordmann “Le plan Solaire et Climat” (20.-).

Delémont, le 24 septembre 2019 / pch

Augmentation des allocations familiales, Moutier, questions orales… compte-rendu du Parlement

Cette journée de débats a été marquée par les longues discussions au sujet de la modification de la loi d’impôt (en lien avec la loi fédérale relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS (RFFA)). Une augmentation de 10% des allocations familiales a été avalisée par le Parlement grâce aux député-e-s socialistes.

Nicolas Maître et Jean-Daniel Ecoeur, porteurs du dossier pour le groupe parlementaire socialiste en commission de l’économie, se sont exprimés au sujet des différentes modifications de loi relatives à cette réforme fiscale. Vous pouvez lire leurs interventions au sujet des modifications de la loi d’impôt, de la loi d’action sociale et de la loi sur les allocations familiales en cliquant sur chacune ci-dessous:

Le président du groupe parlementaire socialiste Loïc Dobler est également monté à la tribune rappelant que beaucoup de temps avait été consacré à cet important dossier et que dès la mise en consultation du projet le PSJ avait clairement annoncé la couleur par rapport aux allocations familiales. Cette modification de loi sur les allocations familiales a finalement été accepté par 53 voix contre 6.

Le communiqué de presse à lire ci-dessous:

La récente décision du Tribunal cantonal administratif bernois au sujet de Moutier a ouvert les feux de la séance

Le Président du Parlement est monté à la tribune pour apporter le soutien du Parlement à nos « sœurs et frères prévôtois ». M. Pascal Eschmann, observateur de Moutier au parlement jurassien a ensuite été invité à s’exprimer. Il s’est notamment offusqué des « prudes protestations de vierges effarouchées qui sonnent faux ». Et a relevé qu’«un tiers de la population de Moutier, prend en otage les deux autres tiers ». « C’est tout le peuple jurassien qui est bafoué au travers de ces différentes prises de position ». Il a ensuite invité le Gouvernement jurassien à demander à la Confédération de prendre ses responsabilités. « Nous ne lâcherons rien, il est grand temps que les autorités fédérales le comprennent, Vive le Jura ! » a-t-il conclu. La Rauracienne a clos cette partie introductive.

A l’heure des questions orales :

Pierre-André Comte est revenu sur la décision rendue par le Tribunal administratif bernois au sujet de Moutier, « dernier acte d’une campagne sciemment orchestré pour abattre le choix des Prévôtois ».

Il demande au Gouvernement s’il entend interpeller la Confédération sur ses manquements et les responsabilités qu’elle a refusé de prendre précisément sous le prétexte hypocrite de la « séparation des pouvoirs » et qui, ce faisant, s’est montrée objectivement complice de l’Etat bernois.

Nicolas Maître a appris dans la presse que l’exploitant de la centrale de Moulin Grillon à St-Ursanne pourrait cesser de turbiner. Etant donné que cette autorisation est liée à des droits immémoriaux, il se demande si un arrêt d’activité ne devrait pas s’accompagner de la fin de l’application de ces privilèges ancestraux ce qui permettrait d’être en adéquation avec les autres concessions délivrées pour le prélèvement d’eau.

Au chapitre des interventions traitées ce jour, la motion « Pour une protection du patrimoine en adéquation avec les enjeux liés au mitage du territoire et au réchauffement climatique » de la députée Murielle Macchi Berdat a été acceptée sous forme de postulat.

Retrouvez une synthèse de son argumentation ici:

Interventions déposées ce jour :

Une question écrite du député Pierre-André Comte intitulée « Géothermie profonde : quelle crédibilité pour une analyse qui autoriserait le projet de géothermie profonde en Haute-Sorne ? » 

Delémont, le 4 septembre 2019 / Kle + Pch

Une augmentation des allocations familiales voulue et obtenue par le Parti socialiste jurassien

Le Parlement jurassien a accepté ce jour à une très large majorité la réforme de la fiscalité des entreprises. Si le Groupe parlementaire socialiste ne peut se réjouir d’une baisse fiscale aux entreprises, il se réjouit en revanche que son engagement en faveur d’une augmentation des allocations familiales ait payé.

Le Parti socialiste jurassien (PSJ) s’est engagé depuis de nombreux mois concernant le projet de réforme de la fiscalité des entreprises jusqu’au vote en 2ème lecture par le Parlement jurassien. Depuis la consultation jusqu’aux débats parlementaires, le PSJ a toujours indiqué qu’il ne pourrait accepter une baisse fiscale aux entreprises sans une compensation social importante pour les familles jurassiennes.

Dans la consultation déjà, le PSJ souhaitait une augmentation des allocations familiales pour les familles en compensation de la réforme fiscale des personnes morales. Au départ bien seul, le PSJ a réussi, malgré la majorité politique de droite au Parlement, à corriger le projet du Gouvernement jurassien. La menace de référendum annoncée en 1ère lecture aura permis que tous les acteurs du dossier entrent en matière sur les revendications socialistes.

Malgré une révision fiscale qui ne réjouit pas le Groupe parlementaire du PS, nous sommes particulièrement satisfaits de constater que notre engagement permettra à chaque famille de voir les allocations pour les enfants augmenter de 25 francs par mois et par enfant (300 francs par année et par enfant). Une augmentation de 10% bienvenue après des années de stagnation et qui fera du Jura un des cantons les plus généreux en la matière.

En ce qui concerne la baisse fiscale des entreprises, le groupe parlementaire ne peut que regretter la sous-enchère pratiquée par les cantons qui se fait au détriment des collectivités. A ce titre, les réflexions du Parti socialiste suisse quant à des interventions pour limiter la concurrence fiscale entre cantons nous réjouit. Nous y contribuerons avec enthousiasme.

Delémont, le 4 septembre 2019 / Ldo

Appartenance cantonale de Moutier, nouvelle désillusion

Incompréhension et cruelle déception sont les sentiments prédominants dans les rangs du Parti socialiste jurassien.  Le jugement rendu jeudi matin par le Tribunal administratif du canton de Berne résonne comme une nouvelle insulte cinglante à la démocratie.

Le choix démocratique exprimé le 18 juin 2017 par 51.7 % de la population prévôtoise de faire de Moutier une ville jurassienne est une nouvelle fois bafoué par un jugement revêtant une connotation politique et rédigé essentiellement à charge.

Force est de constater que l’issue du scrutin le plus surveillé de l’histoire suisse, dont le résultat avait été accepté au soir du 18 juin par les observateurs de l’Office fédéral de la justice, est une nouvelle fois invalidé.

Le destin de Moutier sera jurassien, le Parti socialiste jurassien en est plus que jamais convaincu. La population s’est exprimée majoritairement dans ce sens le 18 juin 2017 avec un taux de participation record. La décision du Tribunal administratif bernois de ce jeudi matin est un coup dur. Le Parti socialiste jurassien ne doute pas, qu’après une analyse approfondie des considérations exprimées dans ce jugement, la voie opportune sera choisie par les recourants. Quelle que soit la stratégie adoptée ces prochaines semaines, le Parti socialiste jurassien réitère son impatience d’accueillir Moutier dans la « Maison jurassienne » et continuera naturellement à se mobiliser aux côtés des Prévôtoises et Prévôtois dans leur lutte pour le respect de la démocratie.

Delémont, le 29 août 2019 / Kle

Une législature pour rien, cela suffit

La législature fédérale qui se termine n’aura malheureusement pas permis de faire avancer  les problèmes essentiels auxquels notre pays est confronté: le réchauffement climatique et la transition énergétique, nos relations avec l’Europe, la question des retraites et de la pérennité de l’AVS ou encore l’augmentation des coûts de la santé, en particulier le poids insupportable pour une très grande partie de nos concitoyen-ne-s des primes de caisse-maladie. 

Ce blocage est dû à la composition actuelle du Conseil national qui, depuis quatre ans, est dominé par une majorité UDC-PLR-Lega. Or, c’est une institution très politisée et polarisée, où régulièrement l’idéologie prime sur toute autre considération, au contraire du Conseil des Etats, traditionnellement plus pragmatique et consensuel, qui cherche à trouver des solutions.  Cette majorité de droite s’oppose systématiquement aux nécessaires réformes dont le pays a besoin et défend régulièrement les privilèges de certains et les intérêts de puissants lobbys. Les questions climatiques et le financement de notre système de santé illustrent parfaitement ces affirmations. La loi sur le CO2 a dû être enterrée en première lecture au Conseil national car la droite avait totalement vidé le texte de sa substance.  De même toutes les tentatives des milieux progressistes pour améliorer la situation dans le domaine de l’assurance maladie et plus globalement pour protéger le filet social dans notre pays sont systématiquement balayées par cette majorité.

La Suisse a pourtant besoin de solutions et de réformes dans toute une série de domaines, et certaines décisions sont urgentes :

  • Les questions liées au climat en premier lieu : nous devons impérativement et sans délai prendre la mesure de l’immense défi qui nous attend, en investissant massivement dans la transition énergétique, l’isolation de nos bâtiments, le recours aux énergies renouvelables, pour permettre à notre pays de se libérer de sa dépendance aux produits pétroliers et ainsi lutter contre le réchauffement climatique.
  • La réalité de notre pyramide des âges est incontournable et la « disparition » du troisième cotisant (la bourse) du 2ème pilier une réalité. Assurer la pérennité des retraites de nos ainés et plus globalement leur renforcement représente une priorité. Le financement de l’AVS a obtenu un sursis de quelques années supplémentaires grâce aux résultats de la votation sur la RFFA, mais rien n’est réglé. Concernant le 2ème pilier, le récent compromis des partenaires sociaux pour la réforme de la LPP qui vise le maintien du niveau des futures rentes, par un supplément pour toutes et tous, est une avancée intéressante à saluer. Mais tout reste encore à finaliser.
  • Le poids des primes pour la caisse-maladie est devenu insupportable pour de larges couches de la population, en particulier les familles. A cet égard, la volonté intangible de la droite à vouloir s’accrocher au principe de la prime par tête quel que soit son revenu représente une injustice. En Suisse, les plus riches se soignent vraiment à bon marché alors que les plus modestes ne peuvent plus faire face à l’explosion des primes. Il existe pourtant une solution : l’initiative du Parti socialiste qui vise à plafonner le coût des primes à 10% au maximum du revenu disponible du ménage.
  • Concernant l’Europe, il faudra bien arriver un jour à conclure un accord cadre pour stabiliser nos rapports avec notre grand voisin et partenaire, mais pas à n’importe quel prix. En effet, le volet de la protection sociale et des salaires doit représenter une priorité indiscutable dans les négociations.
  • Et combien d’autres réformes sont actuellement bloquées par cette majorité : citons l’égalité  salariale entre homme et femme ou encore le congé paternité.

La composition des chambres fédérales qui sortira des urnes en octobre prochain sera déterminante pour l’évolution de ces différents dossiers. Nous avons le pouvoir de remettre le système en marche, le pays en a urgemment besoin.

Tribune de Pierre-Alain Fridez, conseiller national, publiée dans le Quotidien jurassien.