Un grand pas en faveur de la transparence! MERCI!

La transparence est une valeur essentielle de tout engagement politique. Le Parti socialiste jurassien salue le prometteur et rassurant résultat sorti des urnes ce jour sur son initiative « Partis politiques: place à la transparence! ». En acceptant le texte du PSJ à près de 60% des suffrages, les citoyen.ne.s jurassien.ne.s ont montré qu’ils souhaitaient lever le voile sur le financement des campagnes de votations et d’élections. La démocratie sort aujourd’hui gagnante de cette votation cantonale.

Grâce à l’initiative du Parti socialiste jurassien, le canton du Jura, tout comme Schwyz, Fribourg, Genève, Neuchâtel, et le Tessin, aura une base légale claire sur la transparence du financement des partis politiques. Par 59.92%, les Jurassien.ne.s ont accepté l’initiative du PSJ et ont rejeté le contre-projet au rabais du Parlement. « Je suis particulièrement heureux que la population jurassienne ait choisi l’initiative et non le contre-projet… qui n’était qu’une pâle copie de notre texte, sans lignes rouges » a déclaré, très satisfait, le président du PSJ Jämes Frein.

L’initiative demande que les partis et les organisations qui participent à des campagnes politiques publient leurs comptes annuels et indiquent leurs sources de financement. L’identité des personnes physiques qui versent plus de 750.- par année devra être connue – une somme généreuse en regard des salaires jurassiens. La raison sociale des entreprises qui financent des campagnes devra être publique, tout comme les montants investis. Le groupe parlementaire socialiste se réjouit à l’idée de travailler désormais à la mise en œuvre des dispositions légales répondant à la volonté du Peuple jurassien.

Pour rappel, le PSJ joue la carte de la transparence depuis plusieurs années. Sur le www.psju.ch, les citoyennes et citoyens jurassien-n-es ont accès aux sources de financement de notre parti. Les comptes ainsi que le budget sont publiés chaque année.

Le Parti socialiste jurassien remercie également les partis qui ont apporté leur soutien pendant la campagne, à savoir Les Verts, CS-POP, PCSI, Vert’Libéraux et PEV.

Delémont, le 13 février 2022 / pch

La transparence rétablit et renforce la confiance à l’égard de la vie politique

La démocratie est le meilleur système politique pour maintenir et développer une certaine harmonie dans la société et contribuer à la cohésion sociale. La participation de la population à la prise de décisions tout comme la transparence des moyens mis à disposition pour informer les citoyennes et les citoyens en sont deux piliers fondamentaux.


A l’instar des cantons de Fribourg, de Neuchâtel, de Genève, du Tessin et de Schwyz, le Parti socialiste jurassien a lancé une initiative populaire visant à rendre publique les sources de financement lors des campagnes électorales et lors des votations. La récolte des signatures ayant été un succès, il nous appartient désormais de nous prononcer sur une valeur essentielle de notre engagement politique.

Le manque de transparence alimente la méfiance

La transparence renforce la confiance. Lorsque nous nous positionnons en faveur d’un objet politique, il est naturel et utile de disposer des informations relatives au financement des campagnes menées par les partis politiques et les différents comités de campagnes. Pour se forger une opinion, en plus des différents arguments développés, il est important de disposer des éléments relatifs à l’indépendance des personnes qui présentent, défendent et incarnent les différentes idées. Savoir sur le plan cantonal qu’une campagne est soutenue par des caisses-maladie ou d’autres lobbies n’est pas anodin ; le manque de transparence alimente une certaine méfiance à l’encontre de la classe politique

On peut se réjouir du fait que le Gouvernement et la majorité du Parlement jurassien ne remettent pas en question la nécessité de transparence ; on peut toutefois regretter que les Autorités cantonales opposent un pâle contre-projet à l’initiative en contestant en particulier les limites financières mentionnées.

Comme nous avons pu le lire dans le Quotidien jurassien du 01.02.2020, les partis mentionnent ne pas recevoir des montants exorbitants. Ils comptent sur les cotisations de leurs membres et le soutien financier de leurs élu∙e∙s grâce à une rétrocession sur leurs jetons de présence. Il convient de rappeler que les partis bénéficient également d’un financement public. Conformément à la Loi d’organisation du Parlement de la République et cantons du Jura, l’Etat verse des indemnités annuelles en faveur des groupes siégeant au Parlement en couverture de leurs frais de secrétariat et en faveur des député∙e∙s qui ne font partie d’aucun groupe. Le financement de la vie politique n’est donc de loin pas un sujet tabou.

Concrètement, avec une limite à CHF 750.- pour les personnes et en considérant que le soutien d’une entreprise ou d’une personne morale apparaît à partir du premier franc versé, on dispose grâce à l’initiative d’une vision claire et lisible du financement de nos campagnes politiques. Je concède volontiers ne pas comprendre pourquoi on peut se réjouir de figurer dans le livret de fête d’une fanfare ou d’un club sportif à la page de la liste des donatrices et donateurs, ou encore apprécier être en bonne compagnie dans la liste du Club des 100 ou encore offrir un ballon de match à un club de foot ou de volley …. tandis que lorsqu’il s’agit de politique, la transparence pourrait devenir une curiosité malsaine ou encore dissuader les donateurs ou donatrices.

La vie politique a tout à gagner

Si le contre-projet reconnaît qu’une amélioration est nécessaire, il se contente de vagues lignes directrices, alors que nous sommes tout à fait prêts à nous prononcer sur les éléments fondamentaux de l’initiative populaire et de confier ensuite au législatif la responsabilité de mettre en œuvre les nouvelles dispositions légales.

Le travail politique est noble. L’enrober d’opacité n’est pas à la hauteur de la généreuse énergie et du temps consacré par les personnes qui s’engagent sur le plan communal, cantonal ou national avec enthousiasme pour contribuer au bien commun. La vie politique a tout à gagner à être claire quant à ses sources de financement. A l’instar des Vert∙e∙s, de CS-POP, du PCSI, du PEV et des Vert’libéraux, je vous invite à glisser un OUI à l’initiative populaire et un NON au contre-projet.

Delémont, le 8 février 2022 / Elisabeth Baume-Schneider (tribune parue dans le Quotidien jurassien)

Elisabeth Baume-Schneider à la vice-présidence du PS Suisse

Mattea Meyer, co-présidente du PSS, Elisabeth Baume-Schneider, élue samedi à la vice-présidence et Cédric Wermuth, co-président du PSS – photo prise lors du Congrès numérique du PSS à Genève

Notre Conseillère aux Etats a été élue samedi à la vice-présidence du Parti socialiste suisse lors d’un Congrès virtuel. Elisabeth Baume-Schneider remplace Ada Marra. Vous retrouverez, en bas de page, un compte-rendu signé par Jean-Marie Miserez sur le déroulé de cette élection.

« Camarades, la justice sociale, la justice climatique, la justice fiscale ne sont pas des
slogans qu’on dépoussière aux moments des rendez-vous électoraux communaux, cantonaux
ou nationaux ; ce sont autant d’aiguillons, autant de valeurs avec lesquelles on ne badine pas
au Parti socialiste. Et c’est ce qui me plaît
« 
a déclaré, dans son discours, notre camarade.

Retrouvez l’entier de son discours ci-dessous:

Interview à retrouver sur le site d’RFJ:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20220206-Elisabeth-Baume-Schneider-vice-presidente-du-PSS.html

Canal Alpha a suivi les débats en compagnie du député de Corban Patrick Cerf:

https://www.canalalpha.ch/play/le-journal/topic/25576/une-vice-presidente-jurassienne-pour-le-ps-suisse

Les délégué.e.s du PS Suisse ont également voté le lancement de deux initiatives. L’une vise à garantir un accueil extrafamilial des enfants abordable et l’autre, lancée avec les Verts, instaure un fonds pour le climat alimenté par la Confédération. Tous les détails sur le site de la RTS:

https://www.rts.ch/info/suisse/12841413-le-ps-veut-lancer-des-initiatives-sur-laccueil-extrafamilial-et-le-climat.html

Le Congrès, comme si vous y étiez…

Notre camarade de Saignelégier, Jean-Marie Miserez, vous propose également un compte-rendu détaillé de ce Congrès:

Samedi 5 février. Je devrais être à Genève. La pandémie en a décidé autrement. Seuls les organes dirigeants du PSS sont au bout du Léman, en studio au Grand-Saconnex. Je suis devant mon écran, comme plus de trois cents camarades. Il est dix heures, et c’est parti pour plus de sept heures d’attention, d’écoute, de votes et de satisfactions, voire de vrai plaisir ! Avec moi, derrière l’écran, nombre de camarades jurassien.ne.s délégué.e.s des sections (quasi toutes sont représentées) et quelques militant.e.s. A l’initiative de Mathilde, un groupe WhatsApp ponctuel recueillera nos remarques et impressions tout au long du Congrès. Une manière très agréable de « lever le nez » de temps en temps !

Des discours de haute facture

Après les traditionnelles procédures de mise en place et l’accueil de la présidente de la section locale, première salve de discours très politiques : Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat (GE) mettra en évidence la mise en danger de la cohésion sociale dans le sillage de la pandémie et sa nécessaire reconstruction, dont une large part incombera au PS. Suit le discours de Mattea Meyer, co-présidente du PSS, de retour de son congé maternité. Elle argumentera solidement le travail qu’il y a encore à mener pour que la situation des femmes soit véritablement installée et inscrite dans le contexte politico-social. Elle mettre aussi en exergue la lourde responsabilité que devra assumer la gauche face au changement climatique dont on parle ici et là, mais que l’on traite un peu moins là qu’ici ! Puis, dans la foulée, une brillante intervention de notre représentante au Conseil fédéral, Simonetta Sommaruga, toujours aussi convaincante dans sa volonté politique. Plus tard dans la journée, nous aurons encore le bonheur d’entendre l’autre co-président du PSS, Cédric Wermuth, s’exprimant comme sa collègue dans un français impeccable. Lui aussi marquera cette journée par un discours volontariste, engagé et dynamique. Incontestablement, la Direction du parti a choisi une direction, elle s’y engage et nous invite à l’accompagner et la soutenir. Tant de conviction force l’admiration du vieux militant que je suis et me (re)donne l’envie de donner encore un fort coup de collier !

Des initiatives lancées …

Dans la logique des discours de Mattea et Cédric, la Direction du PSS propose aux délégué.e.s de soutenir le lancement d’une initiative pour les crèches. L’objectif est de favoriser le développement d’une offre aussi harmonisée que possible sur l’ensemble du territoire national à des prix abordables et ce, en corrigeant les disparités cantonales. Evidemment, cette offre s’inscrit dans une perspective de renforcement des politiques de promotion sociale et familiale. Décision sans ambiguïté du Congrès : 265 OUI, 1 NON et 2 ABSTENTION. Début de la collecte des signatures dès le 8 mars !

La seconde initiative que la Direction s’intitule « Fonds pour le climat » et devrait être lancée en commun avec les Vert.e.s, chacun apportant à la démarche son expertise respective dans les domaines de l’argumentaire et de la logistique. Convaincu.e.s de la nécessité de se doter de cet outil « politique et financier », les délégué.e.s ont soutenu sans surprise cette initiative par 242 OUI, 3 NON et 6 abstentions.

… et des prises de position

Le Congrès a soutenu la Loi sur le cinéma – dont l’objectif est d’assurer une part du financement de la production de produits nationaux – à raison de 296 OUI, 1 NON et 5 ABSTENTIONS.

La Loi sur la transplantation qui prévoit un don d’organes « automatique » a été l’objet le plus débattu et a obtenu un large OUI, mais moins enthousiaste que les autres sujets traités : 258 OUI, 41 NON et 20 abstentions.

Quant au « Référendum FRONTEX » visant durcir la politique d’immigration par la participation financière de l’Etat à une démarche européenne, le Congrès n’en a pas voulu, fidèle aux principes d’ouverture que défend âprement le parti. Un résultat clair mais qui m’a quand même un peu décu : 282 NON, et quand même 22 OUI et 17 abstentions.

Enfin, le Congrès a apporté un soutien quasi sans nuage à l’initiative de l’USS « Pas touche à ma rente : Non au démantèlement de l’AVS ». Autrement dit l’argent de la BNS  pour financer l’AVS. L’argumentation fort convaincante et militante du Président de l’USS – que nous avions eu l’honneur d’accueillir l’automne dernier pour une conférence lors de laquelle il avait abordé le financement du système des retraites – a balayé tous les doutes. Résultat du vote : 294 OUI, 5 NON et 4 abstentions.

Des affaires internes

Le Congrès a terminé la discussion entamée à St-Gall à l’automne sur la réforme des statuts et a adopté en vote final la nouvelle version, qui n’était pas que nouvelle cosmétique : de nouvelles structures, un fonctionnement visant à plus de transparence, de démocratie interne et de participation. Résultat du vote : 266 OUI, 9 NON et 30 abstentions J’ai bien sûr soutenu cette nouvelle mouture ; on verra à l’usage si les promesses seront tenues. Nous y veillerons …

Il a été procédé également à l’élection de neuf membres du nouveau « Conseil de parti », organe nouveau et sur lequel repose une large part de la définition de la politique du parti, cette dernière devant être « in fine » validée par le Congrès. L’élection n’a fait l’objet d’aucune discussion et la score de la « liste » démontre la confiance faite : 262 OUI, 11 NON et 25 abstentions. Je relèverai que les neufs camarades élu.e.s provenaient toutes et tous des régions lémanique et tessinoise. Un poste reste à repourvoir et sera remis au concours. Si un.e Jurassien.ne parfaitement bilingue se sent l’envie de faire vivre de l’intérieur le PSS et donner à la sensibilité romande une certaine visibilité, faites signe au secrétariat du PSJ qui relaiera !

Le budget 2022, équilibré, a passé la rampe sans discussion, tout comme une rallonge au budget pour couvrir les besoins de campagnes en cours. A noter qu’un débat a été engagé au sujet du renoncement à la contribution des juges (comme dans les cantons). Pas vraiment le choix, résultat : 249 acceptent, 44 s’y opposent et 10 s’abstiennent. Notons que nos camarades juges n’ont pas l’interdiction de soutenir la caisse du Parti national et des partis cantonaux.

… et un moment fort pour nous Jurassien.ne.s

Ada Marra, fort appréciée de toutes et tous au niveau suisse, romand et jurassien, ayant décidé de renoncer à son mandat de vice-présidente du PSS, mandat qu’elle partage avec Samuel Bendahan (Cons. nat. / VD), Ronja Jansen (Présidente de la Jeunesse socialiste – JUSO / BS) et Barbara Gysi (Cons. nat. / SG), il s’agissait de procéder à son remplacement, non sans que la co-présidente du PSS lui ait adressé un très chaleureux message de remerciements, se réjouissant de pouvoir continuer leur collaboration au sein du Groupe parlementaire. La nécessité d’une présence féminine et romande n’étant pas contestée, c’est donc naturellement que notre camarade franc-montagnarde Elisabeth Baume-Schneider (Cons. aux Etats / JU) s’est mise à disposition. Sa lettre de motivation (parue sur la page Facebook du PS Franches-Montagnes) et sa présentation à la tribune genevoise ont largement convaincu les délégué.e.s, qui l’ont élue par 189 OUI ; 3 NON et 2 ABSTENTIONS (effectif électoral en baisse, c’était l’un des derniers points à l’ordre du jour, cela faisait près de sept heures que duraient les discussions, et … il faisait soleil dehors !). En tant que Jurassien.ne.s nous pouvons nous exprimer notre fierté de voir l’une des nôtres aux postes de pilotage du PSS et nous savons qu’outre le fait qu’elle soit femme et romande, elle portera aussi la parole des régions périphériques et … rurales ! Ce qui n’est pas un moindre enjeu au sein du PSS, les connaisseurs des structures ne me contrediront pas ! Bravo donc à Elisabeth, et tous nos vœux pour son nouveau mandat et ce beau défi !

Enfin, je vous avoue que peu après ce vote, j’ai personnellement plié bagages. Fatigué et tout à l’envie de mettre le nez dehors !

PS. Il y avait encore à l’ordre du jour trois résolutions qui ont été adoptées par le Congrès, à savoir : « Pour une politique étrangère plus engagée en faveur des droits démocratiques, des droits humains et de la lutte contre la pauvreté », « Petite enfance : des conditions de travail optimales pour assurer un accueil de qualité » et enfin « Sécurité de l’approvisionnement en électricité à long terme – le PS pour un développement rapide des énergies renouvelables et pour des emplois porteurs d’avenir « 

Jean-Marie Miserez, délégué de la section des Franches-Montagnes

Delémont, le 7 février 2022 / pch

Nous n’avons rien à cacher!

Les intervenant.e.s à la conférence de presse: Thierry Cortat (CS-POP), Thomas Schaffter (PCSI), Sonia Burri-Schmassmann (Les Verts), Jämes Frein, président du PSJ, Elisabeth Baume-Schneider, Conseillère aux Etats PS, Phlippe Siraut (PEV) et Didier Receveur (Verts Libéraux)


OUI à l’initiative « Partis politiques: place à la transparence »

Comment les partis politiques sont-ils financés? Qui verse de l’argent et dans quels buts? Quels montants sont investis dans les campagnes de votations et d’élections? Les partis politiques se doivent aujourd’hui d’être plus transparents. Le Parti socialiste jurassien a lancé ce mardi matin la campagne en vue de la votation cantonale du 13 février 2022 sur son initiative lors d’une conférence de presse organisée avec les Verts, CS-POP, PCSI, PEV et Verts-Libéraux.

L’initiative du PSJ demande que les partis politiques publient leur comptes annuels et indiquent leurs sources de financement. Les organisations qui participent à des campagnes électorales ou de votations doivent également être transparentes. Pour les dons des personnes physiques, ils ne pourraient plus être anonymes à partir de 750.- par année et par personne.

La transparence est un élément essentiel de la démocratique. Le canton du Jura doit se doter d’une base légale contraignante sur la transparence du financement des partis politiques. Il est urgent que les citoyennes et citoyens puissent savoir comment les partis sont financés. La Suisse a déjà été épinglée plusieurs fois par le Groupe d’Etats contre la corruption, le GRECO, sur l’absence de législation mais les partis de droite ont toujours mis les pieds au mur.

Au niveau fédéral, les choses bougent également. Les nouvelles règles adoptées par les Chambres fédérales l’année passé devraient entrer en vigueur cet automne. A noter toutefois que la réglementation fédérale ne concerne pas les financements cantonaux, il est donc essentiel d’agir également en parallèle à l’échelle cantonale. Pour l’heure, cinq cantons (Neuchâtel, Fribourg, Schwytz, Genève et le Tessin) ont une loi contre l’opacité des comptes des partis politiques. A noter encore que le PSJ publie depuis plusieurs années ses comptes sur son site Internet.

Toutes les informations sont à retrouver ici: https://www.psju.ch/initiative-sur-la-transparence/

OUI à l’initiative, NON au contre-projet au rabais

Delémont, le 18 janvier 2022 / pch

Le QJ et RFJ appartiennent au patrimoine jurassien

Au même titre que le drapeau à la crosse, que les peintres Coghuf et Jean-François Comment, que les poètes Jean Cuttat et Alexandre Voisard, que l’horlogerie et l’industrie des machines, que la Tête de Moine ou le cheval des Franches-Montagnes, Le Quotidien jurassien (LQJ) et Radio Fréquence Jura (RFJ) appartiennent au patrimoine jurassien. Jour après jour, ces deux médias – de même que Canal Alpha – font revivre ce patrimoine et contribuent au débat démocratique dans notre région. Cette partie de notre patrimoine est aujourd’hui menacée. Mais à condition de soutenir le projet d’aide aux médias, le 13 février prochain, nous pourrons écarter ce danger.

Concentration, Internet, Covid-19

Les difficultés de la presse écrite, parlée et audiovisuelle tiennent à plusieurs phénomène :


• La concentration économique inhérente au système capitaliste, qui n’épargne pas les médias, comme en témoignent la disparition de L’Hebdo, du Giornale del Popolo, et du Matin version papier, les difficultés du Courrier, seul quotidien romand de gauche, ou l’état de survie dans lequel se trouve l’Agence télégraphique suisse. Depuis 2003, environ 70 journaux suisses ont mis la clé sous la porte !


• Le déplacement d’une partie importante de la publicité des médias traditionnels (journaux, radios, TV) vers Internet. Ses géants – en particulier Facebook et Google – réalisaient 2 milliards de recettes dans ce secteur en 2020, drainant ainsi deux tiers des revenus publicitaires des médias suisses.


• L’emprise croissante des réseaux asociaux dont les créateurs font croire qu’ils remplacent les médias classiques et que chaque individu est un journaliste en puissance.


Depuis bientôt deux ans, ces phénomènes ont encore été amplifiés par la crise sanitaire liée au coronavirus.

La démocratie en danger

Ces processus mettent en danger le débat démocratique, car celui-ci ne saurait exister sans des médias forts et indépendants, dont le financement ne peut pas reposer exclusivement sur la publicité et les abonnements. Les radios locales et la presse régionale jouent un rôle central pour assurer la pluralité des opinions, de même que la presse associative (syndicale, professionnelle, agricole, environnementale, etc.). Malgré cela, Economiesuisse, organisation du grand patronat, et l’Union suisse des arts et métiers (USAM) ont décidé de combattre le train d’aide aux médias, de même que des populistes d’extrême droite comme l’éditeur de la Weltwoche Roger Köppel et des théoriciens complotistes. Il est vrai qu’avec le soutien quasi illimité de Christoph Blocher, Roger Köppel peut se passer de toute aide fédérale !

Des enjeux énormes

Les principaux instruments du train de mesures en faveur des médias sont les suivants :


• Le rabais de distribution (tarifs postaux) pour les quotidiens et les hebdomadaires ainsi que pour les périodiques des associations. Près de 80% de cette aide est allouée aux journaux de petite et de moyenne taille.


• L’aide indirecte à la presse s’appliquera aussi à la distribution matinale, pour permettre aux abonnés de lire leur quotidien tôt le matin. Certains journaux, comme Le QJ, n’utiliseront pas ce soutien à la distribution matinale. Ils préfèrent continuer de travailler avec La Poste, ce qui contribue au maintien de l’emploi au sein du géant jaune.


• L’aide aux radios privées locales et aux TV régionales sera augmentée. A cela s’ajoutera un soutien aux médias en ligne payants, ce qui favorisera une offre de qualité, notamment par l’engagement de journalistes.


• Une importance particulière est accordée aux agences de presse.


• Enfin, la formation et la formation continue des journalistes seront renforcées.


Un montant maximum de 151 millions de francs par année est prévu pour ce train de mesures, mais cette aide supplémentaire sera limitée à sept ans. Une somme toute modeste par rapport aux enjeux médiatiques, démocratiques et régionaux énormes et qui n’entraînera aucune taxe supplémentaire. Et une paille par rapport aux 24 milliards que l’armée compte dépenser entre 2020 et 2024 ! Et qu’on ne vienne pas dire que ces mesures mettront les médias sous la coupe de l’Etat, car l’indépendance d’un journal ou d’une radio, c’est d’abord sa solidité financière !

L’aventure au coin de la rue

A nos yeux, il manque un volet à cette loi, soit un soutien plus prononcé à l’innovation technologique et au développement du journalisme de qualité. Mais ne faisons pas la fine bouche, car s’il est accepté, le projet soumis au vote du peuple le 13 février consolidera la position des médias qui, comme le QJ, RFJ et Canal Alpha, ont pour mission de développer l’information régionale. Et c’est heureux, car comme disait Maurice Siegel, directeur d’Europe No 1 de 1961 à 1974 : « L’aventure commence au coin de la rue. »

Delémont, le 14 janvier 2021 / Jean-Claude Rennwald, politologue, militant socialiste et syndical, ancien journaliste / Tribune publiée dans le Quotidien jurassien

Votations du 13 février: positionnement du PSJ

Le comité directeur du Parti socialiste jurassien propose ses recommandations de vote en vue des prochaines votations fédérales. Il refuse la suppression du droit de timbre et l’interdiction de l’expérimentation animale et humain. Il soutient la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac et le train de mesures en faveur des médias. Au niveau cantonal, les citoyen.ne.s se prononceront aussi sur la transparence. Le PSJ soutient évidemment l’initiative et rejette le contre-projet.

En raison de la situation sanitaire, le PSJ n’a pas pu réunir ses membres en Congrès comme c’est le cas habituellement avant les votations fédérales. Comme le prévoient les statuts, c’est donc le comité directeur du parti qui a déterminé les mots d’ordre pour les objets fédéraux.

Droit de timbre: NON à un cadeau fiscal inutile

La suppression de l’impôt sur le droit de timbre est une attaque en règle contre le principe de justice fiscale. La droite propose de supprimer cet impôt qui concerne principalement les sociétés financières et les grandes entreprises (déjà largement sous-imposées). Avec, à la clé, une baisse de recettes fiscales de 250 millions de francs par année. Les multinationales, les banques et les compagnies d’assurance seraient les principales bénéficiaires de l’abolition du droit de timbre. La population devra payer l’addition.

OUI aux mesures en faveur des médias

La liberté d’opinion est essentielle pour la démocratie et l’accès à des médias pluralistes et de qualité est essentiel. La loi soumise au vote vise à apporter un soutien aux médias grâce à trois piliers: soutien à la presse écrite, soutien numérique et mesures plus générales pour l’ensemble du paysage médiatique suisse. Ces aides bénéficieront à quelque 170 journaux dans toutes les régions de Suisse, 21 radios locales, 13 télévisions régionales, aux écoles de journalisme et aux agences de presse.

OUI à la protection contre la publicité pour le tabac

Le tabac est la première cause de décès en Suisse. Plus de la moitié des fumeur.euses commencent avant leur majorité. L’industrie l’a bien compris… l’initiative demande l’interdiction de la publicité pour les produits du tabac qui cible les enfants et les jeunes.

Interdiction de l’expérimentation animale et humaine: une initiative qui va trop loin

Le texte demande une interdiction inconditionnelle de l’expérimentation animale et humaine en Suisse. Le PSJ partage le souhait des initiant.e.s de mieux protéger les animaux dans le domaine de la recherche. Toutefois, il estime que l’initiative est trop radicale. Les animaux sont déjà très bien protégés dans notre pays. Certaines expériences sont parfois nécessaires et ne sont pas toutes nuisibles aux animaux.

Transparence: non au contre-projet au rabais!

Les Jurassien.ne.s se prononceront également sur l’initiative du PSJ « Partis politiques: place à la transparence ». Le texte demande que les partis politiques publient leurs comptes annuels et indiquent leurs sources de financement. Les organisations qui participent à des campagnes électorales ou de votations doivent également être transparentes. Le PSJ recommande de voter OUI à l’initiative et NON au contre-projet vidé de sa substance.

Delémont, le 14 janvier 2021 / Pch

Soutenir le référendum sur Frontex

En Suisse, la majorité de droite du Parlement a malheureusement décidé lors de sa session d’automne d’augmenter de 24 à 61 millions de francs sa contribution au budget de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, connue sous le nom de Frontex, pour renforcer ses actions. Environ 60 gardes-frontières devraient être mobilisés pour intensifier la gestion de contrôle des frontières. Pour rappel, cette agence, créée en 2004, a pour mission de protéger les frontières européennes face à la migration irrégulière. Toutefois, cette politique de sécurisation soulève de nombreux problèmes du point de vue des droits fondamentaux. En effet, il s’avère que Frontex transgresse régulièrement plusieurs principes, notamment celui de non-refoulement codifié par la Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés.

Cette Convention internationale, ratifiée par tous les États européens, y compris la Suisse, garantit juridiquement à une personne réfugiée le droit de demander l’asile à un pays tiers. Or, Frontex n’hésite souvent pas à repousser les réfugiés vers l’extérieur de l’UE pour les empêcher précisément d’entamer une procédure d’asile. De fait, Frontex est mandatée pour participer activement à une logique d’externalisation de la gestion migratoire auprès des pays tiers (Turquie, Maroc, Libye, etc.) afin de diminuer les entrées des réfugiés sur le territoire européen.
Cette logique sécuritaire met en péril non seulement nos institutions démocratiques, mais surtout la vie des réfugié.e.s qui traversent des frontières dangereuses, en particulier en Mer Méditerranée. Le parlement européen semble l’avoir bien compris. Cette crainte pourrait expliquer pourquoi il a refusé en avril 2021 d’approuver le budget 2019 de l’organisation.

Un peu partout dans le monde et y compris en Europe, le populisme d’extrême-droite, fidèle à ses habitudes, prône activement le rejet des migrant.e.s. Au lieu d’encourager une inflation sécuritaire, le Conseil fédéral pourrait augmenter les contingents de réinstallation afin d’accueillir davantage de personnes exilées. Une autre réponse pourrait être la réintroduction des demandes d’asile auprès des ambassades suisses. Actuellement, cette procédure est interdite. Les visas humanitaires sont délivrés au compte-gouttes par les autorités suisses. Pourtant, ces deux procédures diminueraient fortement les risques et les conséquences chaotiques inhérents à la migration irrégulière.

Le référendum « No Frontex » a été lancé le 12 octobre 2021 par Migrant Solidarity Network. Appuyé par de nombreuses organisations de défense des droits et des intérêts des migrant.e.s, par le Parti socialiste et par les Verts suisses, il arrive donc très bientôt à échéance. Il mérite très fortement d’être soutenu. Les impôts des citoyens et citoyennes suisses n’ont pas à financer, qui plus est par un montant si élevé, une agence sécuritaire très contestée. Notre pays doit défendre les valeurs humanistes et sa tradition humanitaire.

https://frontex-referendum.ch/fr/
Feuille de signature.

Signataires :

Samson Yemane (PS), Emmanuel Deonna (PS)

Co-signataires :

Pierre-Alain Fridez (PS)

Elisabeth Baume-Schneider (PS)

Ada Marra (PS)
Christian Dandrès (PS)
Nicolas Walder (Les Verts)
Lisa Mazzone (Les Verts)
Jean Ziegler (PS)
Delphine Klopfenstein Broggini (Les Verts)
Samuel Bendahan (PS)
Laurence Fehlmann Rielle (PS)
Carlo Sommaruga (PS)
Christophe Clivaz (Les Verts)
David Payot (POP)
Stefanie Prezioso Batou (Ensemble à Gauche)
Bertrand Buchs (Le Centre)
Jean Batou (Ensemble à Gauche)
Jocelyne Haller (Ensemble à Gauche)
Pascal Holenweg (PS)
Benedict Amsellem-Ossipow (Les Verts)
Florio Togni
Carine Carvalho Arruda (PS)
Erica Deuber Ziegler (PDT)
Céline Misiego (POP)
Jean-Charles Rielle (PS)
Julien Eggenberger (PS)
Tobia Schnebli (PDT)

Annulation du Congrès du 13 janvier!

Chères et chers camarades,

Je tiens d’abord à vous souhaiter une très belle année 2022 et surtout une excellente santé. 

Comme vous le savez, la situation sanitaire est toujours compliquée. Le variant Omicron semble moins agressif mais avec une propagation élevée, le risque d’une surcharge des hôpitaux est toujours élevé. Les mois de janvier et février risquent, hélas, d’être encore compliqués. 

Le Comité directeur du Parti socialiste jurassien a pris cette semaine la décision d’annuler le prochain congrès prévu le 13 janvier 2022.

Le Comité directeur déterminera les prises de positions sur les objets fédéraux soumis au vote le 13 février et vous les communiquera d’ici à la mi-janvier. 

Le prochain Congrès aura lieu le 7 avril 2022 (élection de la présidence du parti et du comité directeur). 

Je vous envoie mes meilleures salutations et je me réjouis de vous revoir toutes et tous très prochainement. 

Jämes Frein, président du PSJ 

Belles fêtes de fin d’année à toutes et tous

Le comité directeur du Parti socialiste jurassien vous remercie chaleureusement pour votre engagement et vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année. Qu’elles soient teintées de bonheur, de joies et de satisfactions!

Image: Ivan Brahier

Le salaire minimum jurassien va augmenter

Le salaire minimum cantonal, qui se monte à 20.- de l’heure, sera revu à la hausse. Le Gouvernement a fait savoir, dans sa réponse à la question écrite de Loïc Dobler, qu’une nouvelle ordonnance entrera en vigueur au premier semestre 2022. Il passera à 20.28 francs de l’heure. Comme le souligne Loïc Dobler dans sa question écrite, cela représente près de 50 francs par mois pour une personne qui travaille à 100%, à hauteur de 42 heures par semaine.

Détails ici: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20211220-Vers-une-legere-hausse-du-salaire-minimum-cantonal.html

Delémont, le 22 décembre 2021 / pch