Nathalie Barthoulot à la tête de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales

La ministre socialiste de l’Intérieur a été élue à ce poste pour une durée de quatre ans. ” Cette élection va contribuer au rayonnement de la République et Canton du Jura sur la scène fédérale. Le Jura aura ainsi l’occasion de se positionner dans un domaine très touché par la pandémie du coronavirus”, écrit le canton dans un communiqué publié ce jour.

La CDAS est active dans le domaine de la sécurité sociale, la politique familiale et sociale, la politique de l’enfance et de la jeunesse, la politique en faveur des personnes en situation de handicap et la migration.

La Suisse romande n’avait plus été représentée à la présidence de la CDAS depuis de nombreuses années. Nathalie Barthoulot aura à cœur de défendre des intérêts et thématiques qui lui sont chers et qui ont gagné en acuité avec la pandémie de COVID-19. Ses conséquences au niveau de l’action sociale sont nombreuses ; elles vont largement occuper la CDAS durant ces prochains mois et ces prochaines années.

Le communiqué de presse complet du canton du Jura à lire ici: https://www.jura.ch/Scripts/Index.aspx?id=31864

Delémont, le 5 juin 2020 /pch

Service civil: “une réforme injuste et inutile”

Pierre-Alain Fridez lors de son intervention au Conseil national

Le Conseil national a débattu cette semaine de la réforme du service civil et l’a acceptée par 104 voix contre 86. C’est le peuple qui aura le dernier mot. Avec cette réforme, le Conseil fédéral veut diminuer l’attractivité du service civil.

Détails ici: https://www.tdg.ch/le-service-civil-pourrait-etre-moins-attrayant-810652290187

Le conseiller national Pierre-Alain Fridez a présenté la position de la minorité de la commission et défendu le service civil mais surtout les civilistes qui se sont engagés sans relâche pour notre pays pendant la crise du coronavirus.

Son intervention à retrouver en intégralité ci-dessous:

” La dernière divergence entre nos deux conseils concerne la mesure no 2 qui propose d’introduire un délai d’attente obligatoire de 12 mois lors d’un passage du service militaire vers le service civil. Une mesure  moins brutale que la mesure no1 déjà décidée qui imposera un nombre minimal de 150 jours de service pour tout nouveau civiliste, transféré de l’armée, mais une mesure qui contrevient au libre choix constitutionnel du militaire qui a décidé de servir son pays autrement. 

Oui servir son pays, autrement et… pas refuser de servir ou vouloir se défiler… dans ce cas la voie bleu est plus aisée…

Oui, chers collègues, pour servir ! …. et la récente pandémie du Covid-19 a permis d’en témoigner.

Durant la pandémie, les médias se sont fait largement l’écho de l’engagement héroïque de l’armée, …mais sait-on vraiment qui a été dès le début présent dans nos hôpitaux, dans les EMS, déjà au travail, intégrés dans les équipes soignantes, expérimentés, formés, efficaces et capables d’apporter immédiatement un soutien important aux soignants et un réconfort aux victimes. Je parle des civilistes !

Je reprends ici les chiffres communiqués devant votre commission de politique de sécurité par le conseiller fédéral Guy Parmelin : lors de l’éclatement de la pandémie, quelques 4000 civilistes étaient en train d’accomplir une affectation ordinaire dans les domaines de la santé, du service social ou de l’instruction publique. Du 16 mars à fin avril, 205.000 jours de service civil ont été réalisés.

En moyenne, on retrouvait :

  • 850 civilistes dans les hôpitaux
  • 2550 civilistes dans les EMS ou autres établissements accueillant des personnes nécessitant des soins.
  • Et 500 dans d’autres affectations, notamment l’appui à l’enseignement à distance.

Je tiens à la répéter, car pour moi c’est primordial : au sein des hôpitaux et des EMS, leur connaissance aguerrie du terrain et du travail à fournir a représenté un plus indéniable, les civilistes disposant d’une expérience indiscutable. Et ces compétences semblent leur avoir permis d’être à la fois plus efficaces et nettement moins contaminés par le Covid-19 que des militaires sans expérience mis imprudemment en contact avec une maladie très contagieuse.

Par ailleurs, et c’est à soulever, 221 civilistes supplémentaires, pas astreint au service, ont répondu spontanément à un appel de l’organisation du service civil. Ils ont été déployés dans différents hôpitaux, dont 60 au Tessin, la région la plus cruellement touchée du pays.

L’armée a été mobilisée à grand bruit, et je ne tente pas ici de minimiser l’engagement de nos soldats, ce n’est pas le propos. Mais au plus près de la maladie et de ses risques, près des patients, aux côtés des plus fragiles, au front, ce sont les civilistes qui ont été les premiers sur le terrain. Les premiers dans le temps et en nombre.

Chers collègues, je ne peux m’empêcher de penser que cette réforme de la loi sur le service civil, qui s’apparente en fait à une punition, représente l’équivalent d’une insulte à l’égard du corps des civilistes, de toutes ces personnes qui ont répondu « présent » par leur engagement exemplaire. 

Cette réforme dans son ensemble est injuste, inutile car depuis deux ans le nombre d’incorporation dans l’exigent service civil est en baisse, et surtout cette réforme se révèlera contreproductive pour l’armée : les jeunes appelés encore indécis y réfléchiront à deux fois avant de faire le choix de l’armée, privilégiant d’emblée le service civil… quand ce n’est pas la voie bleue…

Face aux plausibles menaces qui pourraient frapper notre pays, ce n’est pas l’armée qui représente la force appelée en première ligne : pour le terrorisme et la criminalité, ce sont les forces policières. Face aux risques de pandémie, ou de problèmes environnementaux tels des pollutions, des inondations, des éboulements et tous les autres drames que l’on peut imaginer, ce sont les autorités civiles qui sont en première ligne, au sein desquels, aux côtés de la protection civile, on peut compter sur le service civil.

La Suisse a besoin de ses civilistes, et quoi que l’on dise, ils ne menacent pas réellement les contingents de l’armée. Ces jeunes, à travers la preuve par l’acte que représente les 50% de jours de service en plus qu’ils acceptent de réaliser et leur respect avéré de leurs engagements,  témoignent chaque jour de leur volonté de se mettre au service de notre pays.

Je vous demande aujourd’hui, par respect et reconnaissance, de renoncer à cette couche supplémentaire dans la punition que l’on veut imposer à certains citoyens suisses qui veulent simplement servir autrement, et pour le moins utilement, leur patrie et ses habitants. “

Berne, le 4 juin 2020 / Pierre-Alain Fridez, Conseiller national 

14 juin 2020 : on se mobilise et on s’organise malgré la crise !

Photo @Georges Henz
Delémont, grève des femmes le 14 juin 2019

La pandémie de Covid-19 l’illustre plus que jamais: le travail des femmes est indispensable au bon fonctionnement de la collectivité. Elle a renforcé les raisons qui nous ont mené-e-s à faire grève il y a un an. La crise actuelle a augmenté les violences domestiques, cachées derrière les rideaux du confinement. La Loi sur le travail a été suspendue dans le secteur hospitalier jusqu’au 1er juin, autorisant un traitement inacceptable du personnel soignant, largement féminisé, travaillant jusqu’à 60 heures par semaine. La crise sanitaire a mis au jour et aggravé la précarité extrême : les personnes sans-papiers sont sans ressources, les réfugié-e-s vivent dans des conditions plus dures que jamais, les procédures d’asile n’ont pas été suspendues. Le chômage et l’exclusion sociale sont en hausse. Avec le confinement, le travail domestique gratuit a augmenté. Les femmes ont cumulé le télétravail, la télé-école, la garde d’enfant en bas âge, 24h sur 24. Des milliers d’employé-e-s de maison ont perdu leur emploi et vont chaque semaine grossir la file de celles et ceux qui cherchent un colis de nourriture pour survivre. 

Comme la rue est et reste un lieu pour faire entendre nos voix, les Femmes socialistes suisses ainsi que l’Association interjurassienne grève des femmes ont chacune concocté un beau programme compilé ici: 

Le 14 juin, occupons l’espace public : Faisons la grève du travail domestique : ensemble, prenons ce dimanche pour nous reposer et nous mobiliser et laissons à d’autres les tâches ménagères et de soin. Fabriquons une pancarte avec un slogan, une revendication, une proposition et affichons notre pancarte à la fenêtre ou balcon et partageons la photo sur les réseaux sociaux. Soyons ensemble virtuellement ! 

Exposition féministe en plein air, dans le rue du 23 juin à Delémont 

A 11h00 : apéritif organisé par Unia à la Gare à Delémont 

A 15h24 : alerte féministe en musique : Cette heure illustre l’inégalité salariale qui persiste dans le monde du travail salarié. Pendant la pandémie, la population a applaudi aux fenêtres parce qu’elle s’est rendue compte de l’immense travail effectué en majorité par des femmes dans les services indispensables comme les soins, l’alimentation, nettoyage, l’intendance. Maintenant, les employeurs et les pouvoirs publics doivent valoriser ce travail, appliquer l’égalité et augmenter les salaires. A 15h24, partout où nous sommes nous occuperons l’espace sonore en musique et en slogans : dans la rue, à la maison, sur nos lieux de travail salarié. Faisons du bruit pour être entendues. Occupons l’espace public. Nous voulons que toutes nos revendications soient enfin prises en compte.

A 17h00 : Projection du film “Maudie” au Cinéma La Grange à Delémont

A 20h00 : Projection du film “Les Suffragettes” au Cinéma La Grange à Delémont 

Nous ne lâchons rien : le 14 juin 2019, nous étions plus de 500’000 dans toute la Suisse pour dénoncer les inégalités, les discriminations, les violences à l’encontre des femmes. Depuis, notre mobilisation se poursuit. La Coordination romande des Collectifs pour la grève féministe et des femmes a élaboré une prise de position et des revendications pour une sortie féministe et écologique du Covid-19. 

As-tu besoin des pancartes à emporter pour ton action ? Veux-tu accrocher des affiches dans ton entourage ? Ici, tu trouveras une large sélection de modèles d’affiches, avec les revendications de l’appel au Conseil fédéral et au Parlement, soutenu d’une large coalition d’organisations femministes : Si ce n’est pas maintenant, alors quand ? !

Delémont, le 4 juin 2020 / Lisa Raval, présidente des femmes socialistes jurassiennes

La crise du coronavirus en filigrane des débats parlementaires

Les député-e-s du groupe socialiste en séance à Courroux avec le député Pierre-André Comte à la tribune

Le Parlement jurassien s’est à nouveau réuni après trois mois d’arrêt en raison de la crise du coronavirus. Il ne siègeait pas à Delémont mais à Courroux. La crise sanitaire mais également économique a occupé largement les débats.

Le Parlement a accepté jeudi le dépôt de trois initiatives cantonales portées par les cantons latins à l’attention de l’Assemblée fédérale qui demandent une amélioration de la transparence et du pilotage de l’assurance-maladie. C’est la députée de Courroux Josiane Daepp qui a défendu la position du groupe socialiste:

Une aide à la presse

La matinée de la journée de mercredi était dédiée aux conséquences du coronavirus. Plusieurs décisions ont été prises par le législatif, dont l’acceptation de la motion de Pierre-André Comte «Pour une aide de l’Etat à la presse écrite» 49 voix sans opposition.

Davantage de détails sur le site d’Arcinfo:

https://www.arcinfo.ch/dossiers/coronavirus/articles/coronavirus-le-parlement-jurassien-pour-une-aide-de-l-etat-aux-medias-regionaux-941662

A l’heure des questions orales, Jean-Daniel Ecoeur a demandé au Gouvernement des compensations concrètes pour le personnel hospitalier et une revalorisation des professions de la santé. Le député des Genevez voulait savoir ce que pense faire le Gouvernement pour remercier le personnel de santé et s’il est prêt à donner l’impulsion nécessaire aux acteurs concernés pour revaloriser les professions de la santé.

Sa question à lire ici:

Le Parlement a également accepté par 27 voix contre 10 la motion interne « Création d’un fonds fédéral d’aide aux sociétés sportives, culturelles et de loisirs lourdement impactées par les mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus » du député PCSI Thomas Schaffter

Nicolas Maître, député de Clos du Doubs, a lui posé une question au Gouvernement sur le tourisme dans la région. Il a fait savoir que certains agriculteurs seraient prêts à mettre à disposition une partie de leurs terres pour accueillir les touristes cet été.

Ami Lièvre s’est lui inquiété de la qualité des eaux. Le député de Courtemaîche a interpellé le Gouvernement sur la qualité des eaux du Doubs.

La 5G revient sur le devant de la scène

Fabrice Macquat, président du groupe et député suppléant de Courroux, a déposé une motion sur la 5G “pour une information satisfaisante des ayants-droits lors du dépôt public des installations de téléphonie mobile”:

Pas de franchise pour les tests Covid

Fabrice Macquat a également déposé une motion qui demande que le financement des procédures médicales en lien avec les stratégies nationales ou cantonales de lutte contre le COVID-19 (tests de dépistages, vaccination) soit organisé de sorte qu’il ne soit pas soumis à la franchise pour les assurés.

Des allocations de naissance et d’adoption aussi pour les personnes au chômage

Josiane Daepp, députée de Courroux, a demandé au travers d’une motion une modification de la législation cantonale en y introduisant le droit à l’allocation de naissance et d’adoption également pour les personnes au chômage.

Delémont, le 28 mai 2020 / pch

Le Parlement jurassien reprend du service

Les député-e-s et le Gouvernement sont à nouveau réunis depuis ce matin en plénum. En raison de la pandémie de coronavirus, ils ne siègent pas comme habituellement à l’hôtel du Parlement mais à la halle de gymnastique de Courroux. La matinée de mercredi est dédiée à la crise du Covid.

Le président du groupe parlementaire socialiste, Fabrice Macquat, est monté à la tribune suite au rapport du Gouvernement sur la gestion de la crise.

“S’il y a un enseignement décisif à tirer de la crise, c’est le formidable esprit de solidarité des Jurassiennes et des Jurassiens. On s’émerveille devant tant d’initiatives heureuses, individuelles et communautaires, prises pour garantir toute sa portée à l’effort collectif, pour venir en aide, louanger l’action des personnels de la première ligne, soutenir les plus faibles, pour écrire et illustrer les sentiments les plus nobles dans le partage de l’angoisse des gens. Tout ça, les Jurassiennes et les Jurassiens ne sont pas les seuls à l’avoir fait, mais elles et ils l’ont bien fait et continueront de le faire bien dans une fraternité qui les honore.”.

L’entier de l’intervention est à lire ici:

Un compte-rendu sur la suite des débats et les différents interventions socialistes sera disponible jeudi.

Delémont, le 27 mai 2020 / pch

Suisse-Europe: la séparation après un “flirt”? Le nouvel ouvrage de Jean-Claude Rennwald

Nous voterons le 27 septembre sur l’initiative de l’UDC qui vise à supprimer l’accord sur la libre-circulation des personnes. Dans le contexte, l’ancien conseiller national Jean-Claude Rennwald vient de publier un nouvel ouvrage sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne. La Suisse n’est-elle pas à la veille d’une dangereuse séparation d’avec l’Union européenne (UE), alors que son “flirt” (les accords bilatéraux I) avec celle-ci ne remonte qu’à une vingtaine d’années ? C’est la question qui constitue le centre de cet ouvrage. L’acceptation d’une initiative lancée par l’UDC, qui exige que la Suisse règle de manière autonome l’immigration
des étrangers, aurait de graves conséquences. Mais Jean-Claude Rennwald ne se contente pas d’analyser cette initiative. Il la situe dans un contexte plus large, en remontant au refus de la Suisse d’adhérer à l’Espace économique européen, en 1992, avant de s’interroger sur les enjeux d’un
accord-cadre entre la Suisse et l’UE et sur les conséquences pour la Suisse d’une adhésion à l’UE. Enfin, l’auteur s’interroge sur l’évolution démocratique, économique et sociale de l’UE, sur son élargissement par trop rapide, sur la progression des forces écologistes et nationales-populistes lors des élections de 2019 au Parlement européen, pour se demander, in fine, si le socialisme et le syndicalisme sont « solubles dans l’Europe ».

Le livre est disponible en librairie ou aux Editions Alphil.

Delémont, le 26 mai 2020 / pch

Contrat-type dans le secteur de la vente: le respect l’emporte

La décision du Gouvernement jurassien de corriger son projet de contrat-type de travail pour les plus bas salaires du personnel de vente et de porter celui-ci à 20.- de l’heure (en tenant compte du 13e salaire) est une bonne nouvelle saluée par le Parti socialiste jurassien. L’exécutif a su faire preuve de bon sens en décidant de soutenir comme il se doit les employé-e-s qui se sont révélé-e-s essentiel-le-s pendant la crise que nous traversons. Il s’est inscrit dans la volonté manifestée par une majorité des Jurassien-ne-s qui avaient voté en faveur du salaire minimum en 2013. 

La Jeunesse socialiste jurassienne avait déposé en octobre 2009 l’initiative « Un Jura aux salaires décents ». Le peuple jurassien l’a accepté 4 ans plus tard. On pouvait dès lors espérer une mise en application rapide de cette initiative, mais les partis de droite en ont décidé autrement. Leur majorité parlementaire a, par deux fois, refusé d’entrer en matière en 2015 et en 2016. C’est un recours du Parti socialiste jurassien à la Cour constitutionnelle qui a permis de remettre ce dossier sur la table du Parlement. Il aura encore fallu attendre que le Tribunal fédéral donne son feu vert à un salaire minimum de 20 francs dans le canton de Neuchâtel en août 2017 pour que le Parlement jurassien empoigne ce problème et adopte la loi sur le salaire minimum qui est entrée en vigueur le 1er février 2018.

En février dernier, en proposant dans la phase de consultation le projet de reconduire le contrat-type avec certains salaires inférieurs à 20 francs de l’heure, le Gouvernement a suscité l’incompréhension du Parti socialiste jurassien et des syndicats. Aujourd’hui, en reconduisant le contrat-type en ayant ajusté certains salaires pour qu’ils correspondent au minimum de 20 francs de l’heure, le Gouvernement traduit, pour le personnel de la vente, la volonté populaire exprimée il y a 7 ans. 

Ce contrat-type est une bonne chose, mais ce n’est qu’une étape: il ne vise qu’à définir un seuil minimal. La crise du coronavirus que nous traversons a mis en lumière l’importance de ces professions qui ne sont pas reconnues à leur juste valeur, des professions souvent occupées par des femmes. Le pas à franchir maintenant est d’obtenir qu’entre partenaires sociaux s’instaure une véritable volonté de conclure des Conventions collectives de travail, des CCT qui sont plus favorables pour les employé-e-s que la seule Loi sur le travail. Les syndicats sont prêts et n’attendent que les autres partenaires pour faire avancer les choses. Il reste encore beaucoup d’autres pistes d’amélioration que celles du salaire minimum, qu’elles soient en termes salariaux, de temps de travail (par exemple ne plus proposer de prolongations des heures d’ouvertures des commerces), de retraites, de formation continue, de conciliation de vie professionnelle et vie familiale,… 

Le PSJ continuera à se battre aux côtés des syndicats pour que ces professions, très souvent exercées par des femmes, soient revalorisées comme il se doit par les secteurs concernés. 

Delémont, le 24 mai 2020

Forêts: l’appel à l’aide à la Confédération entendu

La motion de Claude Hêche qui demande une stratégie globale pour l’adaptation de la forêt face aux changements climatiques a été acceptée à l’unanimité mardi par la CEATE-N, la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national. Vous trouverez le communiqué de presse des services de la Confédération ici:  https://www.parlament.ch/press-releases/Pages/mm-urek-n-2020-05-20.aspx

La motion, co-signée par 28 sénateurs, avait été acceptée fin novembre 2019 sans discussions par le Conseil des Etats. Par ce texte, l’ancien Conseiller aux Etats Claude Hêche demandait que la Confédération prenne en compte de manière globale la situation des forêts qui sont touchées de manière impressionnante par une dépérissement inédit, notamment dans le Jura. Claude Hêche ayant quitté le Conseil des Etats, c’est son collègue des Grisons Stefan Engler qui “porte” désormais le texte.  


Vous trouverez davantage d’informations sur la motion ici:  https://www.psju.ch/2019/09/une-strategie-globale-pour-ladaptation-de-la-foret-aux-changements-climatiques/

Delémont, le 21 mai 2020 /pch

La crise actuelle doit nous conduire à une profonde remise en question

Ce 15 mai aurait dû être le jour de la « grève pour l’Avenir » en écho aux grèves pour le climat de l’année dernière. La crise sanitaire en a décidé autrement. Cette pause forcée dans nos vies est l’occasion de saines remises en question. En dehors de l’aspect strictement sanitaire, les conséquences immédiates pour beaucoup sont l’urgence de la fin du mois. Déjà insupportables, certaines inégalités ont été amplifiées pendant la pandémie. Et si nombre de décisions d’aides ont déjà été prises, nous devrons continuer à être vigilants et réactifs pour apporter un soutien approprié aux personnes ou structures en situations délicates.

Ce coup d’arrêt économique a eu un retentissement instantané au niveau environnemental : moins de déplacements, moins de bruit et pollution en nette baisse. Un tel scénario, inimaginable il y a peu, doit servir de détonateur. Les grèves et autres mouvements citoyens en avaient esquissé les contours, le moment est venu d’agir. 

Cette crise nous a contraints à aller plus à l’essentiel, à réinventer un fonctionnement quotidien plus solidaire. Elle aura aussi permis d’évaluer les avantages et inconvénients du télétravail, contribué à une salutaire prise de conscience des atouts de la consommation et de la production locales et accordée une reconnaissance méritée aux professions dites essentielles. 

Les réponses à ces crises sanitaire puis économique couplées à l’urgence climatique ne pourront faire abstraction de la nécessité d’une profonde remise en question du fonctionnement de notre société. La transition vers une économie durable et respectueuse des droits sociaux ainsi que vers une écologie responsable est impérative. Le défi est à notre portée collectivement.

Villars-sur-Fontenais, le 15 mai 2020 / Katia Lehmann, députée, vice-présidente du PSJ

Crise du coronavirus: comment gérer la crise? Eventail de propositions

Image: www.jura.ch

Le groupe socialiste au Parlement jurassien a déposé plusieurs interventions pour gérer au mieux les effets de la crise du coronavirus et repenser la société jurassienne.

Loïc Dobler demande au travers une motion la tenue d’Etats généraux de l’économie, de l’action sociale et de la santé ouverts aux forces vives de la société civile regroupant corps de métiers, partenaires sociaux, forces politiques et experts. Le plus large éventail possible de personnes doivent pouvoir prendre part à ces réflexions. Tous les détails ci-dessous:

Au travers d’une question écrite, Josiane Daepp demande au Gouvernement de faire un état des lieux de la précarité due à la crise du coronavirus: nombre de personnes qui ont perdu leur emploi, personnes non déclarées, demandes d’aide sociale,…

Raphaël Ciocchi a déposé une interpellation sur la réouverture des écoles: quel suivi et quelle égalité des chances à court et moyen terme?

Pierre-André Comte demande au travers d’une motion une aide de l’Etat pour la presse écrite, fortement impactée par la crise du Covid.

Dans une motion, Murielle Macchi-Berdat demande au Gouvernement de mettre en place un plan de relance destiné à favoriser l’écologie responsable et à créer de l’emploi pour sortir durablement de la crise.

Loïc Dobler demande au Gouvernement via une motion qu’en tant qu’actionnaire, des propositions à la BNS soient faites pour que celle-ci adapte ses investissements financiers de manière plus responsable.

Jämes Frein s’interroge lui sur les patentes pour l’exploitation des restaurants. Il souhaite, au travers d’une motion, que le montant soit ajusté.

Pierre-André Comte demande au Gouvernement au travers d’une motion d’élaborer un projet de loi portant sur le droit de nécessité.

Le Jura est-il à la pointe en matière médicale? Loïc Dobler demande dans un postulat au Gouvernement jurassien d’étudier la possibilité de proposer à la Confédération un plan d’action visant à développer l’indépendance de la Suisse en matière de fournitures médicales.

Comment la crise va-t-elle entrer dans notre imaginaire? Quelles leçons va-t-on en tirer? Qui racontera son histoire? Pour répondre à ces questions, Pierre-André Comte demande au Gouvernement via un postulat d’engager une réflexion à ce sujet.

James Frein s’inquiète pour les jeunes conducteurs: il demande dans une motion que les élèves conducteurs puissent se présenter aux examens théoriques sans avoir suivi le cours de premiers secours. Tous les cours ont été annulés en raison du Covid.

Enfin, Pierre-André Comte a lui déposé une question écrite sur l’obésité: “Covid-19 et santé publique : quid des mesures pour combattre les risques du surpoids et de l’obésité, mis en évidence par la société médicale ?”. Le député de Vellerat demande au Gouvernement s’il entent renforcer sa politique de prévention.

Enfin, les député-e-s ont déposé des interventions sur d’autres sujets mais elles seront présentées dans un article futur.

Delémont, le 4 mai 2020 / pch