Le oui au budget communal de Delémont s’impose !


La votation du 30 juin sur le budget communal de la Ville de Delémont est sans nul doute tout à fait particulière. Pour plusieurs raisons, qui toutes conduisent à voter oui.

Habituellement, lorsque qu’un parti lance un référendum, c’est que ses propositions n’ont pas été suivies lors du débat sur l’objet en question. Dans le cas présent, ce n’est pas le cas. Le parti à l’origine de la demande de référendum n’a formulé aucune proposition lors du traitement du budget au Conseil de Ville. 

Ensuite, en apprenant qu’une demande de référendum a été lancée contre un budget communal, on se dit que, forcément, ce budget est déficitaire, au moins légèrement. Ou alors qu’il prévoit une hausse de la quotité d’impôt. Ce n’est pourtant pas le cas, le budget 2019 de la Ville de Delémont est clairement bénéficiaire, avec un excédent de revenus de 224’200 francs. Et les impôts ne seront pas relevés, ni cette année ni ces prochaines années. Les finances de la Ville se portent bien, comme le montrent les comptes 2018 (bénéfice de 2’477’000 francs avant amortissements extraordinaires). 

Enfin, la récolte de signatures, mais aussi la campagne du comité référendaire, s’est faite en faisant croire que le vote porterait sur la création de postes dans l’administration communale. Là encore, c’est faux. On le lit dans le message adressé à la population par le Conseil de Ville : « le référendum populaire porte uniquement sur le budget communal 2019. Le résultat de la votation n’aura en particulier pas de conséquence sur le renforcement de l’administration communale décidé par le Conseil de Ville le 29 octobre 2018 ». 

On le lit également, sans que ça puisse être taxé de message politiquement orienté, dans la décision de la Cour constitutionnelle du 21 mai dernier : « La demande de référendum est valable : elle a pour effet de soumettre au vote populaire le budget 2019 de la ville de Delémont et pas autre chose, quelles que soient les motivations des signataires de la demande de référendum. ». Cette même Cour qui s’étonne par ailleurs que les référendaires n’aient pas déposé une demande de référendum contre les arrêtés, ou du moins les quelques arrêtés contestés, créant de nouveaux postes au sein de la Commune de Delémont.

Vu ces circonstances, refuser le budget ne servira à rien. La seule conséquence serait une prolongation de la situation néfaste dans laquelle se trouve Delémont actuellement. Les subventions aux associations sportives et culturelles, le soutien aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, le versement de bourses d’études ou encore le démarrage de certains travaux continueront d’être bloqués. Ceci pour plusieurs mois, dans l’attente que le Conseil de Ville se prononce sur un nouveau budget, avec un nouveau risque de référendum. 

Il est de temps de permettre à la Ville d’aller de l’avant et de se projeter vers l’avenir. Pour le faire, une seule solution : se déplacer massivement pour voter OUI au budget communal. 

Tribune de M. Iskander Ali, président du parti socialiste delémontain (PSD)

Delémont, le 20 juin 2019

#EF2019: reflets de campagne

Les élections fédérales 2019 ont lieu dans un peu plus de 4 mois. Les candidat.e.s et tout le “staff” du PSJ se réjouissent de préparer cette campagne. Ce weekend, c’était l’incontournable séance de photographies en vue de la préparation du matériel qui sera utilisé dans les semaines à venir.

Découvrez les coulisses du “shooting” qui s’est tenu samedi passé à Delémont devant la division artisanale du CEJEF.

De gauche à droite: Loïc Dobler et Pierre-Alain Fridez, candidats au Conseil national, Elisabeth Baume-Schneider et Mathilde Crevoisier Crelier, candidates au Conseil des Etats

Delémont, le 18 juin 2019 / pch

Poursuivre la réduction de la pollution sonore routière

Le Conseil des Etats a accepté sans discussion ce mardi la motion de Claude Hêche “poursuivre la réduction de la pollution sonore afin de protéger les personnes exposées”. C’est une étape importante pour lutter contre les nuisances du trafic routier. Plus d’un million de personnes sont incommodées par le bruit routier en Suisse. Les répercussions sur la santé peuvent être graves.

La motion est à lire ici:

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20193237

Claude Hêche avait déjà interpellé le Conseil fédéral à ce sujet en décembre 2018.

Source: carte de l’Office fédéral de l’environnement qui illustre les zones géographiques concernées par le bruit routier (ici à Delémont et environs)

Delémont, le 18 juin 2019 / pch

Multinationales: mieux protéger l’humain et l’environnement

Le Conseil national a débattu jeudi de l’initiative populaire “entreprises responsables – pour protéger l’être humain et l’environnement”. Le texte, lancé en avril 2015, a pour but de rendre les multinationales plus responsables en demandant que la Confédération prenne des mesures légales pour que l’économie respecte les droits humains et l’environnement également à l’étranger.

Pierre-Alain Fridez a pris la parole, l’entier de son intervention est à lire ici:

Les grandes entreprises ne sont pas des œuvres caritatives. La logique qui prévaut à leur gouvernance s’appuie sur leur besoin de générer des bénéfices permettant de procéder à des investissements et d’assurer la pérennité de l’entreprise. Mais surtout de viser à octroyer de larges dividendes aux actionnaires… Avec pour certaines multinationales tous les abus, toutes les dérives que l’on peut imaginer… Ces abus sont particulièrement criants dans certaines parties du monde où des firmes réalisent des profits indécents sur le dos des travailleurs, foulant aux pieds les droits humains et se montrant indifférents à d’éventuelles dégradations de l’environnement.

Cette attitude conquérante de l’économie capitaliste trouve ses racines dans l’histoire européenne au temps de la Renaissance, à l’époque de Christophe Colomb … Plusieurs nations européennes se sont alors emparées de véritables empires, par la force, et cette Europe coloniale a pillé, saigné et asservie l’Afrique, les Amériques et une partie de l’Asie… La soif de l’or, le commerce des épices et des minerais, l’esclavagisme ont contribué à l’enrichissement de notre continent…Aujourd’hui, les temps ont changé, même si voilà peu les entreprises suisses se salissaient encore les mains dans la honte de l’Apartheid.

Les temps ont changé…même si le monde occidental dicte toujours sa loi économique sur de larges contrées, à la recherche de profits sans fin, provoquant même parfois qui une guerre, qui un coup d’état, pour sauvegarder des intérêts pétroliers ou autres… L’heure est aux délocalisations à la recherche des bas salaires et de coûts de production minimaux, pour des profits maximaux. Et de trop nombreuses entreprises et filières économiques ne reculent devant rien ; quelques exemples :

  • La destruction de la forêt tropicale primaire, en Indonésie par exemple pour produire de l’huile de palme ou utiliser des essences rares
  • Les conditions inhumaines d’extraction de certains minerais
  • Le travail des enfants
  • Le soutien à des dictatures infréquentables.

Notre pays est concerné, certaines entreprises de chez nous sont montrées du doigt, nous ne sommes pas les pires, mais nous pouvons faire mieux. Nous devons faire mieux. Les temps ont changé, il est juste de fixer des règles.

L’heure est au respect des droits de l’Homme. L’heure est au respect de la nature et à la protection de l’environnement. L’économie mondiale génère de faramineux bénéfices. Il est temps de partager, ici et ailleurs avec les travailleurs. 

Le monde doit changer, ici et partout ailleurs.

Les superbénéfices engrangés par les grandes entreprises doivent contribuer au développement harmonieux et durable de tous les pays du monde, en particulier dans le Tiers Monde, à un commerce équitable, à la distribution de salaires justes, à un accès à l’éducation et à la formation pour toutes et tous, à une protection exigeante de l’environnement. Les droits humains ne sont pas négociables et la force économique de ces grandes entreprises doit contribuer à imposer leur respect, toujours et partout, sans concession. Les responsables des entreprises sont grassement payés aussi pour se montrer responsables de ce que leurs entreprises deviennent des entreprises responsables… Les droits humains et l’environnement comptent parmi les biens les plus précieux de l’humanité.

Et nous devons toutes et tous répondre de leur respect.

Et pour retrouver l’entier des débats du Conseil national sur cet objet, c’est par ici: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=46336

Delémont, le 13 juin 2019 / pch

A nouveau une ligne directe entre Bâle et Genève

Le rétablissement de la ligne directe entre Bâle et Genève est quasiment entériné. Le Conseil national a validé mardi matin, à l’unanimité, le programme Prodes 2035. Ce dernier prévoit notamment le retour de trains directs sur la ligne Bale-Genève qui passe par Delémont, Moutier et Bienne. Le Conseil des Etats avait soutenu ce projet d’infrastructures ferroviaires le 7 mars dernier. Si deux divergences doivent encore repasser devant la Chambre des cantons, il est désormais possible de dire que le rétablissement de cette ligne directe est entériné selon le Conseiller aux Etats jurassien, Claude Hêche. Le vote final aura lieu le 21 juin.

L’article d’RFJ et l’interview de Claude Hêche à découvrir ici: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20190604-Le-National-soutient-la-ligne-directe-entre-Bale-et-Geneve.html

Source: www.rfj.ch / Delémont, le 5 juin 2019 / pch

Berne s’associe aux efforts internationaux contre le hooliganisme

La Suisse se joindra aux efforts internationaux contre le hooliganisme. Après le National, le Conseil des Etats a soutenu ce mardi par 38 voix contre 2 une convention sur la violence lors de manifestations sportives. Non sans taper du poing sur la table.

Aucune modification de loi n’est nécessaire en Suisse pour appliquer ce traité. Les organisations sportives, les organisations de supporters et les entreprises de transport ne se verront attribuer aucune tâche supplémentaire. La convention du Conseil de l’Europe se fonde sur trois piliers: sécurité, sûreté et services. Elle prévoit entre autres la possibilité de prononcer une interdiction de se rendre dans un pays donné à l’encontre de personnes ayant participé à des actes de violence ou à des débordements. La Suisse a déjà introduit cette mesure en 2007.

Cantons et clubs dénoncés


Au travers du concordat entre cantons, la Suisse s’est dotée de la base légale nécessaire pour garantir la sécurité dans les stades et l’espace public. Il n’en reste pas moins que des clashes font régulièrement la une. Des matches ont été interrompus. Des propos violents contre les femmes sont tenus. Des personnes sont grièvement blessées.

Pression fédérale


Dans un postulat, qui devrait être traité à l’automne, la commission veut appeler le Conseil fédéral à analyser les possibilités d’obliger cantons, associations et clubs à prendre leurs responsabilités. Le gouvernement devrait présenter des pistes sur la manière de contrôler la mise en oeuvre du concordat intercantonal.Il faut passer à la vitesse supérieure et la Confédération doit faire pression, a lancé Claude Hêche (PS/JU). Son intervention à lire ici: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=46156#votum4

Source: www.parlament.ch

Delémont, le 5 juin 2019 / pch

« Ne changeons pas les femmes: changeons la société ».

Cette maxime islandaise est tirée du manifeste pour la grève féministe et des femmes. Il contient 19 revendications en faveur de l’égalité: refus des inégalités dans le monde du travail, fin des discriminations en matière d’assurances sociales, refus de la violence, liberté de choix en matière de sexualité ou encore lutte contre le modèle patriarcale. 19 raisons de descendre dans la rue le 14 juin et de faire la grève.

En cette journée du 14 juin, plusieurs actions seront organisées dans toute la Suisse.

Dans le Jura, voici le programme:

Association grève des femmes* ju.jb: frauenstreik2019. / Suivez-nous sur Facebook et sur Instagram

Une allocation de 300 francs pour les jeunes en formation

Les député-e-s ont accepté mercredi par 36 voix contre 22 la motion de Jämes Frein sur les allocations de formation qui a pour but de combler une lacune.  Actuellement, les caisses d’allocations familiales jurassiennes versent des montants différents selon l’âge du jeune en formation. A l’avenir, ils devraient pouvoir obtenir 300 francs d’allocations, même s’ils n’ont pas atteint les 16 ans révolus.

Le Parlement a par contre malheureusement refusé, par 30 voix contre 27 et 1 abstention, la motion de Josiane Daepp intitulée « Proches-aidants : un engagement inestimable pour la société ». Le texte demandait que des allocations (entre 15 et 25 francs par jour selon le degré de dépendance) soient allouées pour les personnes proches aidantes, comme c’est le cas dans le canton de Fribourg par exemple. 

Fabrice Macquat est monté à la tribune pour s’opposer au postulat de Rémy Meury qui proposait de privatiser le contrôle du stationnement et la distribution d’amendes à des sociétés de sécurité privées. Son intervention à lire ci-dessous:

“Pour le groupe socialiste, les tâches de la police sont une compétence régalienne de l’État et doivent le rester. Ce n’est pas en amenuisant les compétences de l’État et des communes qu`on apportera une solution au problème de parcage. La privatisation ne résout pas tous les problèmes mais ces derniers doivent être abordés de manière systémique”.

Une motion pour répertorier les agressions homophobes

Le PS a déposé une motion au Parlement et y demande que le Gouvernement impose à la police de répertorier les agressions à caractère LGBTIphobe. Rosalie Beuret demande au Gouvernement de modifier la pratique actuelle. Aujourd’hui, le système judiciaire et la police cantonale ne sont pas soumis à une réglementation qui impose de prendre en compte le caractère spécifiquement homo, bi ou transphobe d’une agression.

Sources: www.rfj.ch et Le Quotidien jurassien 

Delémont, le 23 mai 2019 / pch 

Agir pour le climat: signez l’initiative des glaciers

La Suisse a signé l’Accord de Paris sur le climat, mais le Conseil fédéral et le Parlement empêchent sa mise en œuvre. Si nous n’agissons pas maintenant, il sera trop tard pour le climat. C’est la raison pour laquelle le PS soutient l’initiative pour les glaciers. L’initiative demande que les émissions nettes de CO2 soient réduites à zéro d’ici 2050 au plus tard. Grâce à elle, les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat devront être ancrés dans la Constitution.

La Suisse a signé l’Accord de Paris sur le climat en 2015. L’accord prévoit que l’augmentation de la température mondiale soit limitée à une température inférieure à 2 degrés Celsius. Un réchauffement plus important menace les écosystèmes du monde entier et entraîne la disparition des glaciers, signe le plus visible en Suisse. Aujourd’hui, la politique climatique suisse est loin d’atteindre les objectifs de l’accord. Que devrions-nous faire ?

La solution à la crise climatique est simple : Réduire à zéro les émissions de CO2 d’origine humaine. En premier lieu, cela signifie ne plus brûler de combustibles fossiles. Afin d’engager la Suisse dans une démarche respectueuse du climat, l’Association suisse pour la protection du climat lance son initiative pour les glaciers. Avec cette dernière, les objectifs de la Convention de Paris doivent être ancrés dans la Constitution fédérale. Le PS soutient cette initiative et encourage à récolter des signatures. Vous trouvez ci-dessous les feuilles de signature ! 

Pour télécharger les feuilles de signatures: https://www.sp-ps.ch/fr/kampagnen/recoltes-de-signatures/initiative-pour-les-glaciers

Source: www.sp-ps.ch