Bravo à Elisabeth Baume-Schneider!

Photo: www.rfj.ch

Elisabeth Baume-Schneider a été élue lundi à la deuxième vice-présidence du Conseil des Etats. Elle a passé un nouvel échelon en vue de la présidence de la Chambre des cantons, en 2024… Elle pourrait ainsi devenir la deuxième Jurassienne à présider le Conseil des Etats (après Claude Hêche en 2015).

Elle était également l’invitée de la matinale d’RFJ lundi. A revoir ci-dessous:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20211129-La-session-d-hiver-a-Berne-avec-Elisabeth-Baume-Schneider.html

Delémont, le 30 novembre 2021 / pch

Certificat Covid: le Parlement jurassien doit montrer l’exemple

La députée de Courtedoux Jelica Aubry-Janketic vient de déposer une motion interne urgente qui demande que le Parlement adapte les bases légales pour qu’un certificat Covid soit exigé lors des sessions parlementaires. Les Chambres fédérales demandent déjà le certificat. Des démarches sont aussi en cours en Valais, à Bâle-Ville, Lucerne et Nidwald.

Delémont, le 25 novembre 2021 / pch

Instaurer l’école à journée continue? La majorité de droite du Parlement ne veut pas d’analyse…

La majorité de droite du Parlement jurassien n’a pas voulu donner suite mercredi au postulat de Leïla Hanini. Elle demandait que le Gouvernement étudie la possibilité de mettre en place l’école à journée continue pour tous les cercles scolaires du canton, comme c’est déjà le cas à Moutier. Le postulat a été refusé par 30 non, 25 oui et 4 abstentions. Détails et interview de Leïla Hanini ci-dessous sur le site d’RFJ.

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20211124-L-ecole-a-journee-continue-pour-tous-pas-a-l-etude.html

Soins et assurances: davantage de transparence

Le Parlement jurassien a accepté la motion – transformée en postulat – de Loïc Dobler « Double facturation aux assurances maladies: contrôler dans l’intérêt des assuré.e.s ». Il souhaite qu’il y ait davantage de transparence pour éviter les doublons entre l’assurance obligatoire des soins et les complémentaires.

Initiative sur les plaques: c’est le peuple qui tranchera

Le Parlement a refusé de donner suite à l’initiative « Les plaques moins chères ». Ce sont les citoyen.ne.s qui devront dont se prononcer.

Loïc Dobler a défendu la position de la minorité de la Commission de gestion et des finances et la position du groupe socialiste. « En baissant significativement le prix de ses plaques, le Jura filerait bien seul à contre-sens sur l’autoroute de l’évolution de la mobilité : Berne, Genève ou encore Vaud ont récemment entrepris des travaux qui vont les voir se rapprocher des montants que nous connaissons dans le Jura. Ce n’est pas un hasard : les routes sont engorgées, elles engendrent des nuisances et de l’insécurité dans l’espace public. Baisser le montant des taxes à ce sujet, c’est non seulement une erreur stratégique mais un encouragement à l’utilisation encore plus massive des véhicules individuels. »

L’entier de son intervention à lire ci-dessous.

Le Parlement refuse d’agir contre les inégalités sociales face à la santé

Le législatif a refusé d’évaluer de proposer des solutions à l’échelle cantonale sur les inégalités en matière d’accès aux soins par 29 voix, contre 25 et 4 abstentions. La motion, transformée en postulat, du député PS Fabrice Macquat, intitulée « Agir pour contrer les inégalités sociales face à la santé », proposait d’élaborer un rapport sur ces causes et d’y intégrer des propositions concrètes pour réduire les inégalités d’accès aux soins.

Davantage de détails ci-dessous.

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20211124-Pas-d-etude-sur-les-inegalites-face-a-la-sante.html

Mieux lutter contre les petits crédits: la droite du Parlement dit non

Contracter un petit crédit n’est pas anodin et peut conduire les personnes concernées à des situations critiques. Le Parlement jurassien n’a pas entendu l’appel de Lisa Raval et a rejeté sa motion qui demandait une prévention efficace face aux petits crédits.

Mieux protéger la faune contre les accidents

C’est non également au postulat de Nicolas Girard qui demandait une étude pour la protection de la faune sauvage. De nombreux animaux sont victimes d’accidents sur nos routes. Le député du Noirmont suggérait par exemple la création de corridors faunistiques.

A l’heure des questions orales…

Patrick Cerf a interpellé le Gouvernement sur la troisième passation d’un examen de français à la HEP-BEJUNE. Le taux d’échec s’étant élevé à 80%, le député de Corban a voulu savoir si ce fort taux d’échec était dans la moyenne des autres cantons.

Nicolas Maître a lui voulu savoir si le Gouvernement avait été rendu attentif au fait de maintenir une certaine pression sur l’entreprise CarPostal pour qu’elle fasse respecter les exigences légales en matière de conditions de travail du personnel.

Certificat Covid au sein de l’hémicycle – pour toutes et tous sans privilèges

Jelica Aubry-Janketic a déposé une motion interne qui demande que le parlement jurassien se soumette aux mêmes règles exigées aux citoyen-ne-s de notre pays, ainsi qu’aux parlementaires fédéraux. Plusieurs cantons ont d’ailleurs légiféré dans ce sens, et exigeront de leurs élu-e-s un certificat COVID. Elle demande au Parlement de bien vouloir adapter les bases légales afin qu’un certificat COVID soit exigé lors de nos prochaines sessions parlementaires.

Interdire les violences éducatives

Gaëlle Frossard a déposé une motion demandant au Gouvernement de proposer un projet de loi visant à interdire les violences éducatives dites ordinaires et ainsi promouvoir une éducation exempte de violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques, pour l’intérêt de tous les enfants.

Delémont, le 24 novembre 2021 / pch

Des changements à venir à la tête du PSJ

Jämes Frein, lors d’un congrès du PSJ

Jämes Frein va quitter sa fonction de président du Parti socialiste jurassien. Il a annoncé récemment sa décision au comité directeur du parti. La procédure en vue de sa succession sera lancée ces prochains jours. Jämes Frein passera la main d’ici au printemps prochain, après la votation sur l’initiative sur la transparence dans le financement des partis politiques.

Jämes Frein a repris les rênes du PSJ en février 2018, suite à la démission de Loïc Dobler. Citoyen de Montignez, enseignant au CEJEF depuis près de 20 ans, il a siégé plusieurs années au Parlement jurassien. Il a également été conseiller communal à Basse-Allaine. Durant son mandat de 4 ans à la tête du PSJ, il a notamment lancé l’initiative pour plus de transparence dans le financement des partis. « Je suis arrivé au bout d’un cycle avec les élections fédérales, puis les élections cantonales. L’heure du renouveau a sonné » a expliqué Jämes Frein. « Je mettrai encore toute mon énergie dans la campagne pour l’initiative sur la transparence », a expliqué le président du PSJ.

Le Parti socialiste en profite pour le remercier chaleureusement pour le travail effectué et son engagement sans failles au sein du parti.

Le comité directeur va désormais lancer la procédure pour assurer sa succession. Un congrès, dont la date reste encore à définir, sera organisé courant 2022 pour réélire les instances dirigeantes du Parti.

Delémont, 16 novembre 2021 / pch

Le secteur des soins a besoin de tout notre soutien

Les membres du Parti socialiste jurassien étaient réunis en Congrès ce mercredi au Café du Soleil à Saignelégier en présence du vice-président du PS Suisse, Samuel Bendahan. Les camarades ont unanimement soutenu la loi covid-19 et l’initiative pour des soins infirmiers forts. Par contre, l’initiative sur la justice a été refusée à la grande majorité.

Une cinquantaine de personnes ont participé à ce rendez-vous politique de l’automne. Samuel Bendahan, conseiller national vaudois et coprésident du PS Suisse, a présenté les modifications de la loi covid-19 sur lesquelles nous devrons nous prononcer le 28 novembre. Des modifications qui sont nécessaires pour répondre efficacement et solidairement aux effets de la crise sanitaire: RHT, soutien à la culture, allongement de l’indemnisation du chômage, soutien aux institutions d’accueil extra-familial,…La loi règle également les aides économiques et crée la base juridique du certificat Covid. « Ce vote représente un signal très fort sur la politique de gestion de la pandémie», a insisté Samuel Bendahan. Les membres du PSJ ont accepté les modifications de la loi covid à l’unanimité. 

Des conditions de travail décentes pour les infirmières et infirmiers 

« Il est temps de concrétiser les applaudissements de l’année dernière en améliorant les conditions de travail des soignant.e.s. La qualité des soins en dépend » a déclaré Elisabeth Baume-Schneider, conseillère aux Etats. Les camarades ont soutenu à l’unanimité l’initiative pour des soins infirmiers forts. Le texte demande de meilleures conditions de travail (planification fiable, possibilité de développement professionnel, revalorisation salariale,…), davantage de temps pour des soins de qualité ainsi qu’un renforcement de la formation. L’initiative permettra également de lutter contre la pénurie de personnel soignant, les infirmières et infirmiers étant un maillon indispensable de notre système de soins. 

Non au tirage au sort des juges fédéraux 

Le Parti socialiste jurassien estime que l’initiative rate sa cible. Elle propose que les juges fédéraux soient élu.e.s par un système de tirage au sort parmi des candidat.e.s sélectionné.e.s par une Commission d’expert.e.s et non plus par l’Assemblée fédérale. Un système qui n’est pas plus neutre que celui en place actuellement – qui a le mérite d’être transparent et permet la présence proportionnelle de diverses sensibilités au sein du pouvoir judiciaire. 

Article 138: la Question jurassienne a pris un autre tournant 

Le comité directeur a expliqué sa position, transmise aux membres du parti début octobre. Le PSJ salue l’engagement du Gouvernement jurassien. S’il regrette la suppression de l’article 138 qui est le symbole même de toutes les luttes qui ont façonné l’histoire de notre République, le PSJ tient à souligner qu’objectivement et juridiquement, le maintien ou non de ces dispositions constitutionnelles n’aura pas une influence significative pour la suite du combat jurassien.Tous les détails ici: https://www.psju.ch/2021/10/article-138-positionnement-du-comite-directeur-du-psj/

Vous trouverez également, ci-dessous, l’analyse détaillée de notre camarade et spécialiste en droit constitutionnel Jean Moritz sur les articles 138 et 139.

Saignelégier, le 3 novembre 2021 / pch

Pour des soins infirmiers forts

La Fédération d’Ajoie du PSJ vous invite toutes et tous à cette soirée consacrée à l’initiative sur les soins infirmiers soumise au vote le 28 novembre. Seront notamment présents: 

– Elisabeth Baume-Schneider, conseillère aux Etats PS
– Claudia Cattelani, secrétaire syndicale Unia Transjurane
– Thomas Sauvain, secrétaire régional SSP Jura 
– Anne Guyot, secrétaire de l’ASI NE/JU
– Anne-Françoise Loup, directrice HE-Arc Santé Rendez-vous à 20h à la salle de la chapelle du lycée cantonal à Porrentruy.

Détails ci-dessous:

Défendre l’AVS, un combat global

Dans les années 90, la droite s’est attaquée aux services publics. Aujourd’hui, elle s’en prend aux assurances sociales et à l’Etat social. C’est à partir de ce constat que Pierre-Yves Maillard, invité vendredi passé par le Parti socialiste jurassien, a démontré que la lutte contre le relèvement de l’âge de la retraite des femmes de 64à 65 ans s’inscrit dans un combat global, pour la défense de l’AVS et, en définitive, de l’ensemble de notre système social.

Devant une quarantaine de militantes et de militants socialistes enthousiastes, Pierre-Yves Maillard, conseiller national (PS/VD) et vice-président de l’Union syndicale suisse (USS) a bien sûr fustigé la volonté mesquine de la droite d’opérer 1 milliard d’économies sur le dos des femmes, alors que les finances de l’AVS sont saines et que la reprise économique est bien là. Il a aussi  mis en exergue quelques « dessous des cartes » :

• Pour la droite, l’élévation de l’âge de la retraite des femmes de 64 à 65ans n’est qu’une première étape dans le processus de démantèlement de l’AVS. La preuve, c’est que les jeunes libéraux-radicaux ont déposé une initiative populaire visant à passer à 66 ans pour tous, puis à introduire un système de relèvement automatique de l’âge de la retraite en fonction de l’augmentation de l’espérance de vie. Or, il y a de profondes inégalités en la matière. En France, par exemple, comme l’a révélé Mediapart, un salarié qui touche 1’610 francs par mois (le SMIC), a une espérance de vie inférieure de 5 ans à celui qui gagne 2’650 francs et inférieure de 8 ans à celui qui perçoit 5’300 francs !

• Si la situation financière de l’AVS se détériorait vraiment, on pourrait fort bien exiger de la Banque nationale suisse (BNS), dont le bilan s’élève à 1’000 milliards de francs, de verser un à deux milliards de francs par année à cette assurance sociale durant une période transitoire.

• Une partie des retraités rapportent plus à la société qu’ils ne lui coûtent. Ces retraités-là, ce sont les grands parents qui s’occupent de leurs petits-enfants – et parfois aussi de leurs parents très âgés -, une prestation estimée à 8 milliards de francs !

Avec ces arguments et bien d’autres encore, les socialistes jurassiens sont désormais armés pour mener campagne contre une révision de l’AVS synonyme de régression sociale.

Jean-Claude Rennwald

Delémont, le 2 novembre 2021 / pch

Le reportage de Canal Alpha à retrouver ci-dessous:

https://www.canalalpha.ch/play/le-journal/topic/24542/le-systeme-des-retraites-vu-par-pierre-yves-maillard

Parlement: résumé des débats du 27 octobre

Inauguration de l’ H™tel du Parlement et du Gouvernement jurassiens ˆ DelŽmont.

Les député.e.s étaient réuni.e.s en séance plénière ce mercredi à Delémont. Le Parlement a rejeté l’idée de créer une commission d’enquête parlementaire sur les violences conjugales. Nathalie Barthoulot, ministe de l’intérieur, a expliqué que ce n’était pas le bon instrument pour répondre à cette problématique. Interview et explications sur le site d’RFJ: https://www.rfj.ch/Scripts/Index.aspx?id=6173159

Le groupe socialiste a refusé cette motion car, comme l’a indiqué Nicolas Girard dans son intervention, « même si elle donne le sentiment de répondre à une vraie problématique, elle en constitue une réponse inadéquate et peu opportune. Ce n’est pas cette commission qui améliorerait significativement la prise en charge des victimes« .

Les député.e.s ont également rapporté la position de leur groupe sur le programme de législature du Gouvernement. Retrouvez l’intervention de Fabrice Macquat, président du groupe socialiste, ci-dessous:

Le Parlement a accepté un catalogue de mesures pour les forêts jurassiennes qui souffrent notamment des changements climatiques. Détails ci-dessous.

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20211027-Un-catalogue-de-mesures-sylvicoles-dans-le-Jura.html

C’est la députée Jelica Aubry Janketic qui présenté la position du groupe socialiste. Son intervention à retrouver ici:

Les député.e.s socialistes se sont opposés, en vain, à une motion du groupe PDC intitulée « Plantes invasives : un plan d’action efficace pour coordonner les mesures ». C’est Nicolas Maître qui a relayé la position du groupe socialiste:

A l’heure des questions orales, le groupe socialiste a interrogé le Gouvernement sur:

  • la présence éventuelle de dioxine sur le sol jurassien, après les mesures effectuées dans le canton de Vaud (Jude Schindelholz)
  • sur les demandes de permis de construire, parfois complexes, via la plate-forme Jurac (Nicolas Maître)
  • la stratégie de vaccination contre le Covid des femmes enceintes (Leïla Hanini)

Interventions déposées

Lisa Raval a déposé une motion qui demande davantage d’égalité d’accès aux bâtiments ouverts au public pour les personnes à mobilité réduite.

Leïla Hanini a déposé une motion qui demande la mise en place de mesures pour améliorer la représentation des femmes en politique dans notre canton. Elle demande que lors des prochaines élections dans les législatifs cantonaux et communaux, ainsi qu’au Conseil des États l’établissement de listes électorales paritaires. La motion demande au Gouvernement de procéder aux modifications législatives nécessaires afin de rendre les listes électorales paritaires en genre contraignantes.

Au travers de deux interpellations, Pierre-André Comte demande au Gouvernement quelle stratégie il va mettre en place suite à l’arrivée du loup dans notre canton.

Il souhaite également des précisions sur le dossier de géothermie à Haute-Sorne.

Loïc Dobler, via une question écrite, demande au Gouvernement s’il prévoit d’adapter le salaire minimum au coût de la vie.

Pauline Christ Hostettler a déposé une question écrite qui demande au Gouvernement quelles mesures de protection contre le Covid sont mises en place dans les structures d’accueil de la petite enfants.

Dans une question écrite, Jelica Aubry Janketic interroge le Gouvernement sur la protection des personnes LGBTI dans le Jura.

Delémont, le 28 octobre 2021 / pch

Finances de l’Etat jurassien : entre la sinistrose et l’inaction, une voie médiane doit être trouvée

Le Gouvernement jurassien a transmis le 7 octobre dernier son message au Parlement jurassien, relatif au processus qu’il souhaite mettre en place afin de trouver 40 millions d’économies ou de recettes supplémentaires. Pas moins de sept ans seulement après le programme d’économies Opti-Ma qui, selon le Gouvernement d’alors, allait être en mesure de garantir un équilibre financier à moyen terme, l’Etat jurassien est à nouveau contraint de passer par un tel exercice. Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Des réformes aux conséquences sous-estimées

Parmi les réformes de ces quinze dernières années, la baisse fiscale linéaire du projet « Jura pays ouvert » et votée en 2004 a coûté cher à l’Etat et aux communes. Cet élément ne permet toutefois pas, à lui seul, d’expliquer la situation dans laquelle les finances cantonales se trouvent aujourd’hui et ces prochaines années.

Les retombées de la réforme de l’imposition des entreprises (RFFA) ont de quoi susciter de vives critiques. En effet, dans son message du 29 janvier 2019 au Parlement, le Gouvernement indiquait que le coût de la réforme serait contenu et qu’il se situerait entre 10,8 et 12,8 millions de francs. Or, à peine deux ans après sa mise en œuvre, le bilan est catastrophique : on parle de coûts réels de plus de 20 millions de francs. Et pour quel gain économique ?

Une dette trop élevée et un mécanisme de frein à l’endettement inadapté

Mais qu’en est-il réellement de la dette du Jura par rapport aux autres cantons suisses ? Dans les premiers de classe, on trouve Fribourg, qui n’a pas de dette et qui compte 1 milliard de fortune. Evidemment, si le Jura entend se comparer à ce canton, il a perdu d’avance. En revanche, tous les cantons voisins, que ce soit Berne, Neuchâtel, Bâle-Campagne et Soleure connaissent une dette par habitant plus élevée que la nôtre. Quand on se regarde, on s’inquiète, quand on se compare, on se rassure !

A ce constat s’ajoute le fait que le mécanisme de frein à l’endettement que connaît le Canton du Jura est clairement inadapté à une gestion durable des finances publiques. S’il était appliqué à l’ensemble des cantons suisses pour l’année 2021, seuls quatre cantons seraient en mesure de le respecter : Valais, Zoug, Schwytz et Bâle-Ville. Oserait-on pour autant considérer que tous les autres cantons sont dans une situation financière catastrophique ? Poser la question c’est y répondre.

Quant au spectre de la dette, il convient également de le relativiser en rappelant simplement qu’en la matière, la situation est comparable à celle des années 90, toutefois avec une charge d’intérêts bien moindre.

Quel montant d’économies et de recettes supplémentaires

Pour autant, le constat est implacable : nous sommes devant un déficit structurel que le Gouvernement évalue à 40 millions, la droite à plus encore. En ce qui nous concerne, nous estimons qu’un montant de 20 millions serait déjà de nature à corriger la situation financière difficile dans laquelle le canton se trouve et que les efforts à entreprendre pour y parvenir doivent porter pour 1/3 du montant sur les dépenses, 1/3 sur des recettes supplémentaires et 1/3 sur une réduction des investissements.

Dans ce contexte, la planification financière présentée par le Gouvernement doit être revue en ce qui concerne les investissements. En effet, nous sommes favorables à des investissements importants mais pour autant qu’ils permettent de renforcer l’attractivité directe du canton du Jura. Or, plusieurs des projets prévus ne donneront que très peu de retour, voire aucun. A titre d’exemple, les 25 millions d’investissements prévus dans le domaine informatique sont à notre sens excessifs et devront être revus. Il en va de même dans le domaine routier.

Avec l’arrivée prochaine de Moutier, le Jura aura l’opportunité de revoir certains éléments de son fonctionnement. Il doit faire envie et être attractif. Les plans d’économies, les critiques systématiques à l’égard de l’Etat jurassien ou encore les enjeux de politique politicienne ne serviront pas les intérêts de nos concitoyens ni des générations à venir. Les prochains mois seront difficiles. Essayons tant bien que mal, et sans naïveté, de tirer à la même corde. Si la majorité parlementaire bourgeoise souhaite aller trop loin dans les mesures, nous devrons nous y opposer avec tous les moyens démocratiques à disposition. C’est ici la position du groupe parlementaire socialiste, ainsi que celle du comité directeur du parti.

Fabrice Macquat
Président du groupe parlementaire socialiste

Frein James
Président du PSJ

Tribune publiée dans le Quotidien jurassien

L’enjeu des retraites avec P.-Y. Maillard

Dans le cadre de son programme de formation, le Parti socialiste jurassien organise, le vendredi 29 octobre à 17 h 15, Chez la Dette à Bassecourt, une conférence-débat consacrée à l’enjeu du système des retraites en Suisse. Celle-ci sera animée par Pierre-Yves Maillard, conseiller national (PS/VD) et président de l’Union syndicale suisse (USS).

Cette conférence est ouverte aux non-membres du PSJ. Pour assister à cette réunion, il est indispensable de se munir de son Pass Covid et d’une pièce d’identité. Il convient en outre de s’inscrire en adressant un courriel à psj@bluewin.ch, tout en précisant si l’on souhaite participer à la soirée-fondue qui suivra. Délai: lundi 25 octobre à 18h.