Le Jura ne veut d’un accord de libre-échange à tout prix avec le MERCOSUR

Fabrice Macquat et Loïc Dobler devant le Palais fédéral à Berne

Le Parlement jurassien a accepté une motion interne du Député Loïc Dobler le 21 novembre 2018 qui demandait aux Chambres fédérales d’exclure d’un éventuel accord de libre-échange avec le Mercosur les produits agricoles.

Cette motion interne avait été largement acceptée par le législatif cantonal (47 oui contre 4 non) et donc transmise au législatif fédéral. 

Ce lundi 13 janvier, une délégation du Parlement jurassien, constituée du motionnaire et du Député-suppléant Fabrice Macquat, a été défendre devant la commission de politique extérieure du Conseil des Etats le texte adopté par le Parlement jurassien.

Il a notamment été relevé par la délégation les éléments suivants :

– les pays du Mercosur ne connaissent pas les mêmes règles en matière agricole et la concurrence pour l’agriculteur suisse ne serait pas acceptable ;

– d’un point de vue écologique, il paraît insensé d’importer des produits depuis l’autre côté de la planète alors que ces mêmes produits sont produits sur place (notamment la viande);

– en Suisse, entre trois et quatre exploitations agricoles disparaissent chaque jour. Renforcer la concurrence dans ce domaine n’est pas acceptable.

Les Chambres fédérales rendront leur décision ultérieurement quant au texte jurassien.

Delémont, le 14 janvier 2020 / Ldo + Pch

Votations fédérales du 9 février: mots d’ordre du PSJ

Les membres du Parti socialiste jurassien ont défini, lors du Congrès du mois de décembre, les mots d’ordre du parti en vue des prochaines votations fédérales du 9 février 2020. Pierre Zwahlen, le secrétaire général de l’ASLOCA (l’Association suisse des locataires) a exposé les enjeux de l’initiative « Davantage de logements abordables ». Le Congrès du PSJ a décidé à l’unanimité de la soutenir, tout comme la modification du code pénal et du code pénal militaire relative à la discrimination et l’incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle. 

Le PS dit OUI à une meilleure protection contre les discriminations

Tous les jours, des personnes gay, lesbiennes et bisexuelles sont agressées, verbalement ou physiquement. Ces attaques sont certes, dans certains cas, punissables par la loi, mais sans circonstances aggravantes et sans permettre de punir les propos haineux qui précèdent souvent un passage à l’acte. Le Parlement a donc décidé, suite à une initiative parlementaire émanant de Mathias Reynard (PS / VS), d’étendre aux personnes homosexuelles et aux bisexuelles la norme pénale antiraciste. Suite au référendum lancé par l’UDF et les jeunes UDC, le PS entend lancer un signal clair en faveur de la tolérance et contre la haine grâce à un OUI clair pour une protection contre les discriminations.

L’entier du communiqué de presse du PS Suisse à lire ci-dessous:

https://www.sp-ps.ch/fr/publications/communiques-de-presse/le-ps-dit-oui-une-meilleure-protection-contre-les-discriminations


Le PS dit OUI à davantage de loyers abordables 

En Suisse, les loyers sont 40 % trop élevés par rapport aux directives légales. C’est scandaleux, anticonstitutionnel, et surtout préjudiciable à l’économie nationale : le pouvoir d’achat des locataires subit un manque à gagner annuel de 14 milliards de francs suisses. Les sociétés immobilières sont responsables de la hausse rapide des loyers : elles recherchent des profits toujours plus élevés et ne respectent pas la loi, qui autorise actuellement un rendement maximum de 2 pour cent.

Le communiqué de presse complet sur le site du PS Suisse:

https://www.sp-ps.ch/fr/publications/communiques-de-presse/le-ps-dit-oui-davantage-de-loyers-abordables

Delémont, le 7 janvier 2019 / pch

Une vraie place pour les femmes en politique: la motion de Mélanie Brulhart acceptée

Les député-e-s ont accepté mercredi par 47 voix contre 2 et 9 abstentions la motion de Mélanie Brulhart « Une vraie place pour les femmes en politique ? On commence par les commissions, groupes de travail et représentants de l’Etat dans les organes dirigeants ». Le texte demande une meilleure représentativité féminine dans les entités étatiques ou paraétatiques. A l’heure actuelle, la part des femmes n’atteint pas 25%. La proportion des femmes nommées par le Gouvernement doit se situer entre 40 et 60% et être ancrée dans la loi. Le Gouvernement avait recommandé l’adoption de la motion. « Une présence dans ces groupes constituerait une porte d’entrée en politique », a estimé Mélanie Brulhart. Cette modification législative doit déployer ses effets au début de la prochaine législature lorsqu’il s’agira de désigner les représentants de l’Etat.

Retrouvez la motion ici: https://www.psju.ch/2019/06/une-motion-pour-demander-une-vraie-place-pour-les-femmes-en-politique/

L’argumentaire développé par Mélanie Brulhart à la tribune est à lire ici:

Le Jura tient son budget 2020

Le Parlement a accepté en début de soirée, après plus de 4 heures de débats, le budget 2020 qui prévoit un déficit de 4 millions de francs. Les propositions d’économies formulées par le Gouvernement pour combler les pertes issues du refus de reporter la baisse fiscale ont été rejetées. Pour respecter le frein à l’endettement, il a choisi de réduire de 1,5 million la masse salariale de l’administration et puisé 2,5 millions dans la réserve de politique budgétaire.

Tous les détails sur le site de 24Heures: 

https://www.24heures.ch/suisse/suisse-romande/budget-2020-deficitaire-baisse-masse-salariale/story/30842481

Les différentes interventions des député.e.s socialistes sont à retrouver ci-dessous.

Mise au concours des lignes de bus: une victoire d’étape pour les chauffeurs. Le Parlement jurassien a approuvé une motion urgente, qui avait été déposée fin novembre, par Nicolas Maître. Le texte exigeait que les syndicats aient le droit d’être entendus dans le cadre de la procédure d’appels d’offre.

A l’heure des questions orales :

Loïc Dobler s’est inquiété d’un courrier reçu début décembre par les institutions et partenaires subventionnés,  dans lequel l’Etat jurassien indique qu’il est attendu de leur part une réflexion sur leur organisation mais aussi « qu’il s’agit de viser une possible réduction du financement étatique global » et de citer à titre exemplatif le taux de 5% d’économies. Il a donc demandé au Gouvernement si, après les 5% d’économies décidées dans le cadre d’OPTIMA dans les subventions, il était à nouveau prévu une baisse de 5% aux différentes institutions subventionnées le tout 5 ans après la 1ère baisse précitée. Sa question à lire ci-dessous:

Mélanie Brulhart a interrogé le Gouvernement au sujet de la distribution la semaine dernière d’exemplaires du Nouveau Testament aux abords des écoles du canton par les Gédéons. Elle s’est inquiétée de ce que l’on peut considérer comme du prosélytisme envers les mineurs. Ella a demandé au Gouvernement quels sont les éléments qui l’ont amené à autoriser cette distribution tout en relevant que la consigne était qu’elle se déroule obligatoirement en dehors du périmètre scolaire.

Nicolas Maître a interpellé le Gouvernement au sujet de la classe relais de Saulcy. Il est en particulier revenu sur le mode de communication du SEN.

Au chapitre des interventions traitées par les députés du groupe socialiste lors de cette séance :

Pierre-André Comte est intervenu par deux interpellations « Agenda 2030 : logique, inconscience ou mauvaise gouvernance ? »

La seconde « Relations extérieures : les incohérences dans les mouvements au sein de l’administration jurassienne »

Delémont, le 18 décembre 2019 / pch + kle 

Sources: www.rfj.ch, www.arcinfo.ch, www.rts.ch 

“Nous devons réussir à nous projeter, à nouveau, avec confiance dans l’avenir!”

Vous trouverez, ci-dessous, l’allocution de Rosalie Beuret Siess prononcée lors du Congrès du PSJ vendredi passé à St-Ursanne.

Chères et chers camarades,

  • Oui, j’ai envie de siéger au Gouvernement jurassien!
  • Oui, j’ai envie de m’engager pour plus de justice sociale et une écologie responsable !
  • Oui, j’ai envie, aux côtés de Nathalie, de contribuer à rééquilibrer la composition du Gouvernement jurassien !

Oui, après une réflexion brève, intense et sérieuse, je peux clairement annoncer avec émotions que je suis prête, si vous le voulez bien, à relever ce défi.

Je concède volontiers qu’il y encore peu de temps, l’élection à la partielle, avec le calendrier particulièrement défavorable qui est imposé, ne s’annonçait pas comme une évidence pour moi. Cette décision a dû mûrir, être discutée en famille, au sein de mon entourage et du parti. 

Et aujourd’hui, chères et chers camarades, c’est avec un sentiment oscillant entre motivations et appréhensions que je sollicite votre soutien. 

Les élections fédérales de cet automne et le magnifique résultat du Parti socialiste, de la jeunesse socialiste, mais également des forces progressistes dans notre canton, nous donne la responsabilité de prendre la parole et de nous engager. 

Après s’être manifestée dans la rue, la nécessité d’une meilleure prise en compte du réchauffement climatique et de l’égalité entre femmes et hommes s’est traduite dans les urnes. 

Au niveau cantonal, la composition actuelle du Gouvernement ne répond pas à ces aspirations. 

Nous avons la chance aujourd’hui de pouvoir compter sur les compétences, l’énergie et l’efficacité de Nathalie Barthoulot au Gouvernement. 

Pour répondre aux défis actuels et établir un climat de confiance, il est indispensable de pouvoir renforcer notre présence au sein de l’exécutif cantonal. 

A deux, nous pourrons proposer une vision enrichie dans les orientations majeures à prendre pour le Canton, plus en phase avec les préoccupations de la population.

Outre des convictions, siéger au sein d’un exécutif, requiert la capacité à écouter, à dialoguer, à rechercher de solutions constructives et à prendre des décisions rapidement lorsque cela s’avère nécessaire.

Cette manière de travailler a toujours guidé mon engagement. 

Ainsi, je m’oppose à la brutalité de certaines décisions gouvernementales. Les mesures budgétaires en sont une démonstration que je ne comprends décidément pas. Elles ne sont acceptables ni sur le fond, ni sur la forme. 

Faire de la politique, c’est amener des idées, des projets ambitieux, en débattre dans le respect de chacune et chacun, convaincre et chercher des majorités. Et non imposer ou cliver.

Mon expérience au sein de législatifs et d’exécutif de droite me permet d’envisager avec une certaine confiance mon envie et ma capacité de rassembler au-delà de mon propre camp. Je connais les vertus du consensus tout en veillant à mettre l’intérêt public en priorité. 

Je sais que j’ai de nombreuses choses encore à apprendre, mais je sais aussi que j’ai envie de les apprendre et que je pourrai compter sur Nathalie pour endosser, si j’en ai la possibilité, les responsabilités de Ministre !

  1. Pour le Jura, je souhaite un Etat qui investisse sur l’humain ! 

Je m’engage à travailler pour davantage de solidarité et des investissements durables. 

L’austérité budgétaire freine les investissements pour l’avenir des Jurassiennes et des Jurassiens. Nous parlons ici de choses concrètes, comme des aides aux personnes âgées qui sont les premières touchées par la pauvreté. Le taux de personnes qui pourraient tomber dans la précarité dans le Jura, soit 1 personne sur 5, selon le rapport social sortie au début de cette année, m’inquiète fortement. 

La justice sociale, l’égalité entre femmes et hommes mais aussi l’égalité des chances à travers l’accès à la formation sont des thèmes qui me tiennent à cœur. 

Notre canton doit se montrer responsable et bienveillant avec l’ensemble de sa population et permettre à chacune et chacune de trouver sa place avec dignité. 

  1. Je souhaite un Etat qui s’engage contre le réchauffement climatique

Pour ce faire un vrai plan de transition énergétique est nécessaire. Concret, planifié, réaliste. La promotion des économies d’énergie, des transports publiques, de la biodiversité, des circuits courts dans le domaine de la consommation, de l’agriculture durable sont autant d’axes sur lesquels le canton doit être plus affirmatif.  

Cette vision générale de l’Etat, teintée de bonnes intentions peut paraître à priori ambitieuse ou naïve ; je n’ai pas la prétention de pouvoir tout révolutionner mais je sais qu’il n’est pas possible de poursuivre comme jusqu’à présent. 

Je m’engage à toujours analyser les dossiers et les projets en mettant l’être humain au centre des préoccupations ; de même dans le cadre des arbitrages qui devront être discutés, je m’engage à toujours considérer les éléments de justice sociale et d’écologie responsable de manière prioritaire. 

Née en 1978, j’ai grandi en même temps que le canton. Quand j’étais enfant, j’entendais tous ces beaux projets d’avenir qui galvanisaient les gens. Du travail pour imaginer, créer et mettre en œuvre le Jura qu’ils voulaient, il y en avait. Les gens le savaient et faisaient preuve d’optimisme et de légitimes envies.

Aujourd’hui, après avoir réalisé un rattrapage au niveau de la construction de ses infrastructures, j’ai le sentiment que notre canton est à une croisée des chemins. 

Des belles perspectives s’offrent à nous, notamment avec l’accueil de Moutier et le théâtre du Jura. Si nous voulons les saisir, nous devons réussir à nous projeter, à nouveau, avec confiance dans l’avenir 

C’est cette confiance en l’avenir que j’appelle de tous mes vœux.

Un premier pas, le CD m’a fait confiance, je l’en remercie sincèrement !

Quant à ce soir, j’espère aussi gagner la vôtre ! Merci

Lutte contre le bruit routier: la motion de Claude Hêche acceptée par les deux Chambres

Après le Conseil des Etats, la motion de Claude Hêche a été accepté hier par le Conseil national par 136 voix contre 50. Le texte demande que la Confédération poursuive la réduction de la pollution sonore routière afin de protéger les personnes exposées. Plus d’un million de personnes sont incommodées par le bruit routier excessif le jour et 1.1 million la nuit.

La motion est à lire ici:

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20193237

Delémont, le 10 décembre 2019 / pch

Le PS luttera contre l’achat d’avions de combat luxueux par référendum

Il est malheureusement fort probable que le Conseil national approuvera l’achat d’avions de combat complètement surdimensionnés et inappropriés, le tout pour la coquette somme de 6 milliards de francs. Il est indiscutable que la Suisse a besoin d’une police de l’air crédible et efficace. Toutefois, la sécurité de l’espace aérien suisse pourrait tout aussi bien être assurée par des avions de combat plus légers, qui coûteraient non seulement bien moins cher, mais réduiraient également la pollution sonore et atmosphérique. Toutefois, le Département de la défense et le Parlement n’ont même pas examiné d’alternatives. Si ce refus d’étudier toutes les pistes devait se poursuivre, ces questions devront être tranchées par le peuple, dans les urnes.

L’analyse de Pierre-Alain Fridez, Conseiller national:

La surveillance de son espace aérien représente pour chaque pays une mission régalienne. Il incombe à la Suisse d’exercer cette souveraineté et de s’en donner les moyens.

Mais l’évaluation des menaces, de leur probabilité et de leur plausibilité représente une question centrale, le fondement de toute décision. Sans oublier la question du prix et un nouveau paramètre qui s’invite dans le débat : la question climatique.

Au milieu du siècle passé, la folie des hommes a plongé notre continent dans l’horreur et la barbarie. Les pays européens ont décidé de construire ensemble, les ennemis d’hier en tête, une Europe de la paix, à travers la création d’organisations qui ont rapprochés les peuples et les états : citons le Conseil de l’Europe, l’Union européenne ou encore l’OSCE. Ces pays sont allé encore plus loin, en instaurant une structure militaire de défense commune,  l’OTAN qui a eu pour mission durant toute la période de la guerre froide de faire contrepoids au bloc de l’Est pour sécuriser le continent européen. 

L’Europe connait, si on excepte l’embrasement pour des raisons internes voilà 20 ans de l’ex-Yougoslavie et les tensions aux confins de l’Europe entre l’Ukraine et la Russie, la plus longue période de paix de son histoire. Une paix qui est le résultat de l’esprit de collaboration politique et économique, des alliances nouvelles, et du développement des valeurs démocratiques et du respect des droits de l’Homme.  Sans oublier l’OTAN le bouclier qui protège notre continent. L’OTAN a certes perdu certains de ses repères, notamment le monde bipolaire de la guerre froide qui représentait sa première justification.

Il n’en reste pas moins que cette organisation représente aujourd’hui encore une force militaire incomparable et j’aimerais reprendre ici les propos récents de Pascal Boniface, un géopoliticien qui fait autorité en France : «  la soi-disant menace militaire russe n’en est en fait pas une… ». La Russie, même si elle a redressé la tête, n’en reste pas moins un pays avec des moyens militaires sans commune mesure avec ceux de l’OTAN, tout particulièrement dans les capacités du combat aérien.

Imaginer à moyen et même long terme, et le Conseil fédéral en convient dans ses rapports sur la sécurité, une guerre traditionnelle qui pourrait toucher notre pays est une hypothèse quasiment impossible. Pourtant, ce que l’on nous propose, c’est d’armer le pays avec des avions de chasse de la dernière génération, on parle même des F-35, un avion de guerre et d’attaque,  furtif, à peine détectables, en fait le meilleur aujourd’hui sur le marché… cela paraît aberrant, car les véritables dangers qui menacent notre pays sont ailleurs : les dangers liés au réchauffement climatiques …inondations, sécheresses, incendies, éboulements dans les régions alpines…et dans le domaine de la sécurité proprement dite toute la problématique cyber, la criminalité et surtout le terrorisme. Et pour cela il faut d’autres moyens conséquents que l’on peine à prioriser. 

Les avions de chasse de dernière génération, les plus performants que nous promet le Conseil fédéral,  offrent deux possibilités d’engagement où leur rôle est primordial et dans lesquels ils seraient irremplaçables. La première, c’est l’attaque, attaquer un pays voisin, déclencher un conflit… cela n’est à l’évidence en aucune manière dans les intentions de notre pays qui tient à sa neutralité. La seconde résiderait dans l’attaque délibérée d’une autre nation contre nous, avec d’importantes forces aériennes, ce qui permettrait d’engager un combat aérien contre l’envahisseur…une hypothèse qui relève de la politique fiction, car il faut trouver cet ennemi mystérieux et comment oublier la situation géostratégique de notre pays, qui de fait est un peu le passager clandestin de l’OTAN. Et contre une attaque massive d’avions une alternative intelligente réside dans un système de défense sol-air performant ou alors il faudrait pour se défendre seul envisager un nombre conséquent d’avions de combat, ce qui est au-dessus de nos moyens…

Je limite les situations où ces super avions de combat pourraient nous servir, car de fait la possibilité de pouvoir disposer d’avions de chasse des dernières générations est quasiment l’exclusivité d’états souverains. Les autres personnes ou organisations susceptibles de menacer par les airs notre pays, par exemple des terroristes ne disposent pas de tels moyens et ils recourent pour l’essentiel à des méthodes différentes, mais qui peuvent néanmoins causer des dégâts conséquents. 

La menace terroriste existe et notre espace aérien est l’un des points faibles de notre défense. De toute manière la Suisse doit assumer la surveillance de son espace aérien et intervenir pour aider ou identifier toute une série d’aéronefs. C’est pour cette raison que nous considérons que des moyens doivent être alloués pour permettre ces missions de police du ciel. 

Les menaces crédibles susceptibles de menacer notre pays correspondent pour l’essentiel à des attaques perpétrées par des missiles balistiques ou de croisière, des drones ou des aéronefs, par exemple un avion détourné. Les missiles à longue portée, en particulier les missiles balistiques, représentent un risque concret, car certains groupes ou états terroristes disposeraient d’engins ayant une portée de 3000 km, soit notre distance jusqu’au Proche-Orient… Et pour ces différentes attaques, clairement les avions de chasse les plus performants ne sont pas forcément le meilleur outil pour nous protéger.  La pierre angulaire de la défense de notre espace aérien doit résider dans un système de défense sol-air le plus performant possible avec les dernières armes à disposition par exemple le système “Patriot” associé à des méthodes également de défense sol-air de courte portée de type “stinger”. Il faudra choisir les armes les mieux adaptées à la situation particulière de notre pays  notamment eu égard à son profil montagneux, associés à des moyens technologiques permettant la détection très précoce des attaques et le traitement immédiat et efficace des données. Cela représenterait une sorte d’assurance pour notre pays, non seulement face à des attaques de missiles ou autres, mais également face  à une invasion quelconque, très hypothétique comme dit précédemment.

La police aérienne nécessite des moyens aériens afin de participer à l’identification d’un aéronef ou d’une menace quelconque dans l’espace aérien. Pour cela vu qu’il s’agit quasiment toujours en temps de paix d’objets volants non supersoniques, des avions de chasse, légers, peuvent faire l’affaire. Il en existe sur le marché, leur prix est nettement moins important, leur pollution réduite, leur bruit plus supportable et leur coût d’exploitation sans commune mesure avec les coûts des avions les plus sophistiqués actuellement testés par l’armée suisse…fr. 2’000.- l’heure de vol ce n’est pas la même chose que fr. 40’000.-…

Ces différents arguments sont la base de la réflexion du parti socialiste, qui est favorable à l’acquisition de nouveaux  avions de combat, et qui va donc entrer en matière sur le sujet, mais pour proposer le renvoi du dossier au Conseil fédéral pour la réalisation d’un concept plus logique, plus économique, plus respectueux de l’environnement répondant mieux aux défis sécuritaires de notre pays. En substance, faire l’acquisition d’avions de combat légers, engagés pour la formation des pilotes et l’essentiel des tâches de police aérienne, permettant de ménager nos FA-18 dont l’utilisation pourrait être prolongé et qui resteraient à disposition dans certains cas particuliers, et proposer un système de défense sol-air et de détection radar très performant. Et cela pour approximativement la moitié du prix.

Berne, le 10 décembre 2019 / Pierre-Alain Fridez, Conseiller national

Le PSJ unanime derrière Rosalie Beuret Siess

Réuni.e.s en Congrès à St-Ursanne, les membres du Parti socialiste jurassien ont désigné vendredi soir Rosalie Beuret Siess candidate à l’élection partielle au Gouvernement jurassien. Ils ont soutenu à l’unanimité la stratégie du comité directeur du PSJ. Le Parti socialiste jurassien se lance dans la campagne – courte mais intense – avec enthousiasme et détermination. La politique du Gouvernement  jurassien doit mettre davantage l’accent sur la justice sociale et les défis environnementaux. Le Congrès s’est aussi prononcé sur les deux objets fédéraux soumis au vote le 9 février 2020.

Le PSJ unanime derrière Rosalie Beuret Siess

« Je souhaite que l’Etat investisse sur l’humain avec davantage de solidarité. L’accent doit être mis également sur les changements climatiques » a déclaré Rosalie Beuret Siess dans son discours devant un salle bondée. Rosalie Beuret Siess s’investit avec compétences, énergie et passion dans la vie politique jurassienne. Députée au Parlement jurassien, elle occupe depuis deux ans le siège de conseillère municipale en charge du Département de l’équipement en ville de Porrentruy. Elle a également siégé 13 ans au Conseil de Ville de la cité bruntrutaine dont elle a assumé la présidence en 2009. Tout au long de ce parcours, elle a prouvé sa capacité à défendre ses convictions tout en sachant faire aboutir des solutions constructives: un atout indispensable pour siéger au sein d’un exécutif. 

Agée de 41 ans, Rosalie Beuret Siess est mariée et maman de deux filles. Licenciée en sciences sociales de l’Université de Lausanne, elle a travaillé à equiterre, puis comme Déléguée au Développement durable de la République et Canton du Jura avant de rejoindre JURASSICA. Elle préside également la Fondation O2 qui oeuvre pour la promotion de la santé. Le PSJ est convaincu que sa connaissance des dossiers et son expérience politique apporteront une nouvelle dynamique au sein du Gouvernement jurassien tout en renforçant la sensibilité sociale et écologique de ce dernier. 

Enfin, le PSJ a également défini ses mots d’ordre en vue des prochaines votations fédérales du 9 février 2020. Pierre Zwahlen, le secrétaire général de l’ASLOCA (l’Association suisse des locataires) a exposé les enjeux de l’initiative « Davantage de logements abordables ». Le Congrès du PSJ a décidé à l’unanimité de la soutenir, tout comme la modification du code pénal et du code pénal militaire relative à la discrimination et l’incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle. 

St-Ursanne, le 6 décembre 2019 / pch

Pour un Gouvernement plus équilibré

Le Parti socialiste jurassien (PSJ) se lance dans la course au Gouvernement. Il l’a annoncé ce matin devant la presse à Glovelier. Selon le PSJ, la composition actuelle du Gouvernement ne répond plus aux aspirations des Jurassiennes et des Jurassiens ainsi qu’aux défis actuels que sont une juste répartition des richesses et l’urgence climatique. Le PSJ estime indispensable de renforcer la sensibilité de gauche au Gouvernement en faisant élire un-e deuxième représentant-e socialiste aux côtés de Nathalie Barthoulot. A l’issue d’une démarche interne, le Comité directeur du PSJ proposera la candidature de Rosalie Beuret Siess à son Congrès qui aura lieu ce vendredi 6 décembre à St-Ursanne.

« Les excellents résultats du Parti socialiste et de la Jeunesse socialiste lors des dernières élections fédérales d’octobre nous donnent la responsabilité de nous engager pour cette partielle », a expliqué Jämes Frein, le président du PSJ, devant la presse. Dans sa composition actuelle, le Gouvernement jurassien doit être renforcé avec un-e seconde représentant-e de gauche pour promouvoir une société solidaire et une écologie responsable. Suite à une analyse de la situation, le PSJ souhaite saisir l’opportunité de l’élection partielle au Gouvernement pour contribuer à une nécessaire réorientation de la politique cantonale.

Après une procédure lancée à l’interne, le Comité directeur présentera la candidature de Rosalie Beuret Siess au Congrès de vendredi. Mariée, maman de deux filles, Rosalie Beuret Siess est âgée de 41 ans et est licenciée en Sciences sociales de l’Université de Lausanne. Elle dispose d’un solide bagage politique à tous les échelons et sa connaissance des dossiers et ses compétences sont largement reconnues. En plus d’être députée au Parlement jurassien depuis 2016, elle siège depuis deux ans au Conseil municipal de Porrentruy et gère avec efficacité le Département de l’Equipement. Elle a également siégé 13 ans au Conseil de Ville de Porrentruy dont elle a assumé la présidence en 2009. Lors de ce parcours, elle a prouvé à maintes reprises sa capacité à défendre ses convictions tout en privilégiant avec la même détermination la recherche de solutions constructives.

Au cours de ces dernières années, la majorité de droite est à l’origine de nombreuses décisions qui se sont prises au détriment des couches les moins favorisées de la population. C’est pourquoi le PSJ souhaite un rééquilibrage des forces politiques et cherchera à faire élire Rosalie Beuret Siess aux côtés de Nathalie Barthoulot. 

Glovelier, le 2 décembre 2019 /pch

L’Etat doit montrer l’exemple en matière de panneaux solaires

Le postulat developpé par Loïc Dobler intitulé « Panneaux solaires : et si l’Etat montrait vraiment l’exemple » qui demandait d’étudier les possibilités d’installation de panneaux solaires sur les bâtiments de l’Etat jurassien et s’intéresser aux possibilités de financement de telles installations (par exemple: public, autoconsommation, coopérative, public-privé, etc.) a été accepté par 55 voix, aucun refus et 4 abstentions.

Le Parlement a également débattu d’énergie éolienne lors de sa dernière séance. La fiche sur l’énergie éolienne du plan directeur cantonal a été largement acceptée. Le document encadre le développement des turbines dans le Jura. Détails sur le site d’RFJ:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20191127-Le-Parlement-jurassien-accepte-la-fiche-sur-les-eoliennes.html

A l’heure des questions orales :

Nicolas Maître a interpellé le Gouvernement suite à un communiqué faisant état d’une recommandation d’équiper les véhicules de pneus silencieux et a demandé s’il était prévu une incitation financière de nature à encourager les conducteurs à faire ce choix et à contribuer ainsi à la diminution des nuisances liées au bruit routier.

Pierre-André Comte a dénoncé de nouvelles manœuvres du Conseil exécutif bernois suite à une demande d’accès au registre électoral et s’est enquis de l’appréciation du Gouvernement à ce sujet.

Murielle Macchi-Berdat est revenue sur une séance d’information et de discussion initiée par l’Office de l’Environnement intitulée « Alimentation en eau potable, où en est-on ? Cette réunion des principaux acteurs de la gestion des eaux souterraines et des réseaux de distribution d’eau potable avait pour objectif louable de débuter un processus de renforcement des relations entre distributeurs d’eau et services de l’Etat. Après avoir relevé le bienfondé d’une telle démarche, elle s’est étonnée de l’intrusion d’un prestataire privé dans une discussion communes-cantons, s’est inquiétée que le Gouvernement néglige ainsi les risques en transmettant la gestion de données sensibles au secteur privé et a souhaité obtenir des explications sur la vision politique du Gouvernement en la matière.

Au chapitre des interventions traitées lors de cette séance :

Nicolas Maître a développé son interpellation « Toujours autant d’inquiétudes dans la mise au concours des lignes de bus ».

Vous retrouverez sa prise de position ici:

-Lors du traitement du rapport du Gouvernement sur les affaires extérieures, Pierre-André Comte a exprimé son étonnement par rapport à l’intention trop discrète du Gouvernement accordée à la politique extérieure. 

-La motion de Pierre-André Comte demandant une loi instituant un Conseil des aînés a quant à elle été refusée par 38 voix contre 19 et 2 abstentions. L’objectif aurait été d’agir dans le sens d’une solidarité accrue entre les générations, d’une ouverture au pluralisme et d’un rapprochement interculturel. Ce conseil aurait également été appelé à conseiller le gouvernement sur toutes les questions concernant les aînés.

Les députés du groupe parlementaire socialiste ont par ailleurs déposé plusieurs interventions pendant cette séance :

-Une motion urgente « Mise au concours des lignes de bus du Jura- Consultation des syndicats » a été déposée par député Nicolas Maître et sera à l’ordre du jour de la prochaine séance et décembre.

-La députée Murielle Macchi-Berdat a transmis une motion « Pour une procédure de permis de construire ordinaire pour toute construction de stations émettrices ou tout changement de fréquence et de technologie des émetteurs »

-Le député Pierre-André Comte est l’auteur de 2 interpellations « Agenda 2030 : logique, inconscience ou mauvaise gouvernance ? » et « Relations extérieures : les incohérences dans les mouvements au sein de l’administration jurassienne »

Delémont, le 1er décembre 2019 / Kle + Pch

Dépérissement forestier: appel à l’aide entendu par la Confédération


L’appel à l’aide de Claude Hêche à la Confédération pour aider les forêts a été entendu. Le Conseil fédéral a accepté en fin de semaine passé sa motion en ce sens. Le texte, issu d’un travail collectif entre les quatre élus jurassiens aux Chambres fédérales et co-signé par 28 sénateurs, demandait que la Confédération se dote d’une stratégie globale pour l’adaptation de la forêt face aux changements climatiques ainsi qu’une possibilité de soutien financier. La stratégie intégrera autant la protection de la forêt que les propriétaires ou encore l’économie forestière. Plusieurs cantons, dont le Jura, doivent faire face à un dépérissement forestier impressionnant: 200’000 mètres cube de hêtres sont par exemple en train de mourir sur le territoire cantonal. A l’avenir, les changements climatiques vont impacter durablement nos forêts et remettre en cause l’économie forestière. 


Vous trouverez la motion ici: https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20194177

Delémont, le 1er décembre 2019 / pch