Caisse publique

Bonsoir

Trois petites semaines nous séparent encore de la votation sur la caisse publique. Avec cette vidéo, nous entendons démontrer à quel point la pseudo-concurrence ne fonctionne pas, de quelle manière les caisses dilapident l’argent de nos primes et comment nous souhaitons mettre un terme à la chasse aux « bons risques ».

Contrairement au lobby des caisses maladies privées, nous ne disposons pas de millions pour des publicités payantes, mais nous pouvons compter sur l’engagement de nombreux bénévoles. Nous sommes convaincus que nos arguments sont porteurs. Cette votation est très importante pour moi et pour la population suisse, raison pour laquelle j’ai besoin de soutien !

Concrètement :
Partager le video sur Facebook ou bien par courriel.

Je suis convaincu que le moment est bien choisi pour rappeler à nos connaissances que cette votation approche. Le matériel de vote par correspondance sont déjà parvenus aux votant-e-s et il est temps de glisser un OUI dans l’urne.

Meilleures salutations.
Pierre-Yves Maillard

Le Groupe socialiste valide les propositions de la « Table ronde »

Groupe socialiste au Parlement jurassien

Mardi 9 septembre 2014 – communiqué de presse

Le Groupe socialiste valide les propositions de la « Table ronde »

Le Groupe socialiste du Parlement jurassien a pris connaissance, lors de sa dernière séance, des propositions de la « Table ronde » visant à régler durablement la problématique de l’assainissement des finances cantonales. Il salue la densité des travaux tout comme le fait que ceux-ci aient permis de déboucher sur un consensus équilibré. Cette structure inédite initiée par le PS jurassien a ainsi fait la preuve de son utilité. Reste désormais à définir un calendrier et un traitement politique cohérent et à concrétiser des options et décisions certes parfois douloureuses, mais indispensables pour atteindre l’objectif fixé.

Après étude des 141 mesures susceptibles de permettre des économies de l’ordre de 35 millions de francs d’ici 2018, le Groupe socialiste est parvenu à la conclusion que – dans leur globalité – les sacrifices étaient équilibrés. Il se félicite notamment de l’absence d’une diminution générale des salaires ou d’une ponction de solidarité et relève que les personnes dont les postes seront supprimés disposent de la garantie de se voir proposer une nouvelle place de travail. Autres motifs de satisfaction : le maintien du volume des subsides relatifs aux primes d’assurance-maladie et celui des normes en matière d’aide sociale actuellement remises en cause dans de nombreux cantons, le maintien du système actuel des bourses et prêts d’études, les grilles horaires dans l’enseignement ainsi que la suspension – en 2016 – de la baisse fiscale linéaire. Par ailleurs, si la réduction généralisée de 5% des subventions aux institutions ou associations partenaires va certainement générer des difficultés compréhensibles, l’effort requis est, d’une manière générale, comparable aux mesures touchant les services et le personnel de l’Etat. Le Groupe socialiste apprécie également que les communes ne se voient pas transférer de nouvelles charges et ressortent épargnées de l’exercice.

L’ampleur des mesures prévues est impressionnant à première vue, mais la situation l’exige. Tout particulièrement à la lumière des perspectives dans les domaines de la péréquation financière fédérale ou encore de la réforme de l’imposition des entreprises. Pour le Groupe socialiste, La nécessité de conserver une marge de manœuvre suffisante pour continuer à pouvoir investir dans la formation, la culture la santé ou l’approvisionnement énergétique justifie également cette revue de détail. Les propositions de la « Table ronde » sont donc – en l’état – plutôt constructives à l’image des discussions qui les ont précédées. Leur mise en oeuvre mérite d’être débattue dans le cadre du Parlement. A ce propos et pour des raisons de cohérence, d’efficacité et de rapidité, il considère que la constitution d’une Commission spéciale s’impose. Demain, lors de la séance du législatif cantonal, il soutiendra sa création en y privilégiant la participation de membres de la « Table ronde », mais aussi de la Commission de gestion et des finances.

Contacts :

Loïc Dobler, député, président du Parti socialiste jurassien

079 545 71 52

Gilles Froidevaux, président du Groupe socialiste au Parlement jurassien

079 423 23 81

 

« Un Jura aux salaires décents » : c’est possible !

C’est avec une légitime satisfaction que le Parti socialiste jurassien a pris connaissance, ce jeudi,  de la concrétisation, par le Gouvernement jurassien, de son initiative approuvée par plus de 54% des Jurassiennes et Jurassiens en mars de l’année dernière. Il salue les démarches entreprises par le Groupe de travail tout comme les résultats de ses débats aujourd’hui soumis en consultation. S’il se félicite, à l’instar du ministre de l’économie, de la disparition future des salaires indécents dans le Jura, celle-ci révèle cependant, en creux, la reconnaissance d’un réel problème au niveau des salaires pratiqués dans notre canton. C’est à ce dernier que l’initiative socialiste s’est attaquée et la population l’a suivi, à l’époque contre l’avis de l’exécutif et des partis de droite.

3’500 francs brut par mois, ce n’est pas encore le Pérou, mais incontestablement une étape importante dans la revalorisation des salaires dans le Jura, le canton suisse où, avec le Tessin, les salaires pratiqués sont les plus bas. Pour le PS jurassien, à l’origine de cette proposition, le projet en consultation constitue un préalable indispensable afin de renforcer, à moyen terme, l’attractivité de notre région. A l’heure actuelle, bon nombre de Jurassiennes et Jurassiens n’arrivent pas à s’en sortir financièrement quand bien même ils occupent une activité professionnelle à 100%. L’introduction d’un salaire minimal constitue ainsi une solution législative permettant de lutter contre le dumping salarial car si la très grande majorité des entreprises jurassiennes sont socialement responsables, il n’est pas acceptable que d’autres les concurrencent sur la base des conditions de travail des employé-e-s.

A ce titre, le délai de deux ans prévu par l’initiative pour signer des conventions collectives de travail représente un laps de temps suffsant pour mettre un terme aux salaires de misère. Le PSJ soutient le principe du partenariat social. Il est d’avis que le partenariat entre syndicats et organisations patronales doit systématiquement être priorité aux règles fixées par l’État. Mais aujourd’hui, force est de constater que bon nombre d’entreprises font le choix de ne pas jouer le jeu. Or dans cette situation, la législation suisse en matière de droit du travail n’offre pas les garanties nécessaires notamment au niveau des rémunérations. Une entreprise qui ne signe pas de contrat collectif peut ainsi payer ses employés comme bon lui semble même si cela signifie des salaires qui ne permettent pas de vivre. Le projet désormais en consultation représente dès lors un premier pas vers la résolution de ces inégalités dans notre canton. A ce titre, c’est une véritable avancée sociale à laquelle le PSJ est fier d’avoir contribué.

Contacts :

Loïc Dobler, député, président du Parti socialiste jurassien

079 545 71 52

Gilles Froidevaux, président du Groupe socialiste au Parlement jurassien

079 423 23 81

Postulat en faveur de la liaison ferroviaire Bâle – Genève

Le comité Liaison directe prend connaissance avec satisfaction du postulat en faveur de la liaison directe Bâle – Genève via Laufon, Delémont, Moutier et Granges Nord déposée par le Conseiller aux Etats jurassien Claude Hêche. Par son postulat, le Sénateur jurassien demande au Conseil fédéral de démontrer comment ce dernier entend maintenir une offre de qualité sur ce tronçon ferroviaire vital pour la région jurassienne. Le postulat est cosigné par 26 membres du Conseil des Etats dont notamment tous les Conseillères et Conseillers aux Etats des cantons directement concernés (BS / BL / JU / BE / SO / NE / VD / GE).

Depuis l’automne 2011 – mais les premiers signaux étaient bien antérieurs déjà – le Comité Liaison directe, initié par le Conseiller aux Etats Claude Hêche et le Ministre Philippe Receveur, s’est inquiété des menaces qui planent sur le statut de la liaison Bâle – Genève via Delémont. En avril 2013, les CFF ont confirmé que les changements qui interviendront en décembre 2015 dégraderont l’offre de la région jurassienne, en particulier la suppression de la liaison directe entre Bâle et Genève via Delémont. Le risque d’assister à un déclassement progressif de cet axe ferroviaire performant et vital pour la région est dès lors bien réel.

Aussi, le postulat de Claude Hêche demande au Conseil fédéral de publier un rapport démontrant comment il entend maintenir une offre de qualité sur la ligne Bâle – Genève via Laufon, Delémont, Moutier et Granges Nord. Le Comité Liaison directe rappelle que l’attractivité de la région jurassienne repose notamment sur la qualité de ses voies de communication. Il n’est dès lors pas acceptable que l’excellente desserte ferroviaire actuelle en terme d’horaire, de cadence, de correspondance et de matériel roulant doive céder sa place à un service dégradé. Le 9 février 2014, les Jurassiennes et les Jurassiens ont dit OUI au FAIF à 65%, soit un taux plus élevé que la moyenne suisse. Alors que l’offre s’améliore dans l’ensemble du pays, il serait pour le moins incongru qu’elle se dégrade justement dans une des régions qui a le plus massivement approuver le développement du rail.

Postulat 14.3583 – Maintenir la qualité actuelle de l’offre ferroviaire sur la ligne Bâle-Lausanne-Genève via Laufon et Delémont

Renseignements complémentaires:

info@liaisondirecte.ch
www.liaisondirecte.ch

Enfin des salaires justes au pays où la vie est plus chère

Initiateur d’un projet de société pour « Un Jura aux salaires décents » approuvé l’an dernier par une majorité des Jurassiennes et Jurassiens, le PSJ les appelle à confirmer leur volonté de changer la donne. A savoir faire en sorte que, dans un des pays parmi les plus favorisés, les oublié-e-s de la croissance puissent enfin vivre décemment tout en travaillant à 100%.

La Suisse est un des pays les plus riches du monde et – comme vient de le confirmer la Banque mondiale – le plus cher de tous. Que dans une nation aussi prospère, un-e
salarié-e sur neuf travaillant à plein temps ne soit pas en mesure de faire face à l’augmentation constante du coût de la vie est indigne de notre démocratie. C’est à ce scandale qu’entend remédier l’initiative populaire « Pour la protection de salaires équitables » qui sera soumise en votation le 18 mai prochain.

Ces dernières années, l’économie suisse a enregistré une croissance vigoureuse grâce notamment à l’augmentation de la productivité. Et pourtant. Si, de 2010 à 2012, les salaires des personnes les mieux rémunérées ont progressé de plus de 7%, pendant ce temps, les moins payées ont subi une baisse de 0,6%. Prise en tenaille et soumise à de redoutables effets de seuil, la classe moyenne n’est pas beaucoup mieux lotie. Il convient donc de rétablir l’équilibre. Ce d’autant plus que l’introduction d’un salaire minimum national aura d’autres effets secondaires favorables. D’une meilleure protection contre le dumping salarial comme contre la discrimination entre hommes et femmes sans oublier la réduction du recours à l’aide sociale ou encore l’augmentation des recettes de l’AVS, voire la stimulation du circuit économique global, tout concourt à l’établissement d’un bilan positif.

En 2014, après avoir sauvé ses banques du désastre et allégé considérablement l’imposition de ses entreprises, la Suisse peut se permettre d’agir efficacement en faveur de ses véritables forces vives. Autant de raisons qui amènent le Parti socialiste jurassien à résolument militer en faveur de cette initiative et appeler la population à l’approuver. Tout simplement parce que 4’000 francs : c’est décent.

Des avions de combat : pour quoi faire ?

Le 18 mai, nous serons appelés – une fois de plus – à nous déterminer sur un des mythes fondateurs de la Suisse telle que nous la connaissons. Un réduit surarmé, totalement indifférent à l’évolution géostratégique mondiale comme à celle des pays qui nous entourent. Au total, l’achat de 22 Gripen qui n’existent aujourd’hui que sur papier va – à long terme – coûter près de 10 milliards aux contribuables helvétiques, sans garantie que ces avions ne volent un jour, ni que de présumées compensations alimentent les carnets de commandes de nos industries.

Avant de glisser son bulletin dans l’urne, il convient de donc s’interroger : cet argent ne serait-il pas mieux investi dans la formation, les transports publics ou dans nos assurances sociales ? C’est que, pour se payer ces appareils, il faudra épargner ailleurs. Peu importe quel fonds servira à les acquérir, il n’est pas possible de dépenser le même franc deux fois. Alors que deux cantons sur trois et de nombreuses communes vivent à l’heure de douloureux programmes d’économies, il faudra donc s’attendre à de nouvelles coupes sévères.
Par ailleurs, l’armée de l’air helvétique est déjà très bien équipée en comparaison internationale. Ses 32 F/A-18 – récemment modernisés – suffisent amplement à remplir ses tâches de police aérienne. Acquérir 22 avions supplémentaires représente donc un investissement totalement superflu.

A l’instar de leurs compatriotes, les Jurassiennes et les Jurassiens n’ont pas besoin d’un nouvel avion de combat. Leurs priorités résident dans des salaires décents, des primes-maladies et des logements abordables. Des conditions qui sont loin d’être aujourd’hui réalisées. D’ici-là et malgré les rodomontades, les propos sexistes ou les approximations évasives du ministre de la défense, le PSJ les appelle à faire une véritable pesée d’intérêt et à refuser catégoriquement une dépense aussi inutile que discutable dans le contexte international actuel.

Les parcs régionaux, un retour sur investissement

Les parcs régionaux ont besoin d’un coup de pouce décisif pour assurer leur avenir. Le parc régional du Doubs est aussi dans l’attente de rentrées financières assurées. Il est parmi ceux qui ont su fédérer les énergies et qui ont grand besoin d’être récompensé à travers un financement national. La motion Imoberdorf qui vient d’être acceptée par le Conseil des Etats va dans le sens d’une meilleure reconnaissance de cet outil qui renforce le développement des petites régions. Elle demande 10 millions de francs supplémentaires pour les parcs régionaux. Pour les Franches-Montagnes, c’est une opportunité.

Depuis plusieurs années, le montant attribué au développement des parcs régionaux est resté fixé à CHF 10 millions par année, alors que le nombre de parcs concernés ne cesse d’augmenter. Prévu à 10-12, on en est bientôt à 20 parcs en Suisse. Or, si la part du gâteau diminue, il est évident que les prestations feront de même. Les parcs régionaux ont pourtant désormais fait la preuve de leur bienfondé, notamment à travers leur importante fonction régionale. Des études ont prouvé que le retour sur investissement était conséquent et que ces parcs ne sont de loin pas des gouffres à millions.

Des missions exigeantes

Pour notre région, le Parc du Doubs a su démontrer le rôle essentiel de sa ou plutôt de ses missions. Le Parc réalise des projets concrets, mais qui ont un coût non négligeable. Il participe à la valorisation des milieux naturels et des paysages et à la promotion d’espèces rares ou en danger. Le parc du Doubs qui fédère de nombreuses communes de l’arc jurassien soutient les efforts des producteurs en vue de favoriser l’écoulement de leurs produits régionaux et par conséquent l’économie locale. Il développe des offres innovantes de tourisme doux permettant de communiquer autour des valeurs naturelles et paysagères des parcs et de profiler la région tout en renforçant la valeur ajoutée. Dans cette délicate mission de répondre aux attentes de la population tout en respectant les valeurs de développement durable, le parc régional du Doubs est en voie de réussir son pari. Il est désormais un acteur incontournable de la scène régionale. Mais ce défi est remis en question pour des questions financières. Rester à 10 millions de francs de subventions annuelles à partager entre un nombre de parcs toujours plus important deviendra difficilement tenable.

La motion du conseiller aux Etats René Imoberdorf – cosigné par les deux sénateurs jurassiens – sera bientôt soumise au conseil national. Il est vital pour l’avenir des parcs régionaux que ce texte soit adopté. L’ampleur du développement régional et sa dynamique en dépendent. C’est dans ce sens que je suis intervenu devant le Conseil des Etats lors de la dernière session. Un oui final des Chambres fédérales serait un signal très positif pour les Franches-Montagnes.

Claude Hêche

1er vice-président du Conseil des Etats