La médecine alternative doit être mieux encadrée

Le Parlement jurassien, réuni en plénum ce mercredi, a accepté à une large majorité (50 oui, 7 non et une abstention) une motion de Patrick Cerf pour une meilleure régulation de la médecine alternative dans le Jura. Le Gouvernement sera chargé de mettre en place un dispositif pour mieux encadrer ces pratiques et éviter les charlatans. Le Jura était l’un des seuls cantons à ne pas avoir de cadre légal à ce sujet.

A l’heure des questions orales…

Pierre-André Comte a interrogé le Gouvernement sur le lycée en trois ans et sur la filière théâtre.

Fabrice Macquat a lui posé une question sur les primes maladie qui ont à nouveau augmenté.

A noter que la Ministre de l’Intérieur, Nathalie Barthoulot, a annoncé que les subsides allaient être adaptés. Réécoutez son intervention sur le site d’RFJ: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20220928-Des-subsides-pour-payer-les-primes-au-moins-identiques-dans-le-Jura.html

Nicolas Maître s’est lui interrogé sur le déplacement de deux ministres à Québec.

Moins de sucre, davantage d’aliments sains

Le canton du Jura va promouvoir une alimentation équilibrée et saine dans les écoles et dans les administrations. Le Parlement a adopté une motion de Verts, soutenue par le PS, en faveur de la suppression de certains distributeurs automatiques ou en remplaçant leur contenu.

Détails ici: https://www.arcinfo.ch/jura/les-distributeurs-des-ecoles-jurassiennes-proposeront-des-aliments-sains-1221570

Jelica Aubry-Janketic a expliqué la position du groupe socialiste.

Le Parlement jurassien a par contre refusé l’instauration d’une taxe sur le sucre. La députe-suppléante Pauline Christ Hostettler a expliqué la position du groupe socialiste qui s’est opposé au principe de taxe.

Davantage de détails ici: https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20220928-Le-Parlement-en-croisade-contre-le-sucre-mais-sans-taxe.html

Les positions du groupe sur les objets traités en plénum

Sarah Gerster a rapporté sur la motion 1442: mettre la priorité sur les économies d’électricité et d’énergie.

Nicolas Maître a lui également rapporté la position du groupe sur plusieurs objets.

Interventions déposées : la facture revient aux plus faibles

Cet automne est particulièrement douloureux pour les budgets des ménages grevés par un renchérissement exceptionnel des principaux biens de consommation, la récente annonce d’une lourde augmentation des primes d’assurances maladie,… le tout dans un contexte de possible pénurie énergétique. Résolument solidaire et attaché à la justice sociale, le groupe parlementaire socialiste s’inquiète des conséquences de cette inflation particulièrement conséquente. La hausse du coût de la vie annoncée pour cet automne risque de provoquer un appauvrissement de la population. Afin d’endiguer les risques de précarisation que cela représente pour les classes les moins aisées mais aussi pour les classes moyennes. Les député.e.s socialistes ont déposé ce mercredi lors de la séance de Parlement différentes mesures visant à limiter les risques d’une précarisation accrue de la population.

Fabrice Macquat a déposé une interpellation pour savoir quels moyens le Gouvernement allait mettre en place pour soutenir le pouvoir d’achat.

Leïla Hanini a elle déposé une motion pour aider les familles jurassiennes à faire face à l’inflation.


Les coûts imputables à l’énergie sont pris en compte dans les forfaits d’aide sociale. La situation actuelle et la hausse des coûts à envisager pourraient ainsi grever un budget qui n’assure déjà que le minimum vital. Ceci a amené Patrick Cerf à demander au Gouvernement d’adapter les forfaits pour l’entretien des bénéficiaires de l’aide sociale au minimum aux recommandations émises par les normes CSIAS (Jura 997 frs actuellement).


Le rapport social mentionnait qu’une personne sur 10 dans le Jura vit en situation de pauvreté et qu’agir contre le non-recours aux prestations sociales était une priorité. Dans ce contexte, un postulat a été déposé par Katia Lehmann pour demander d’étudier les possibilités d’instaurer un impôt négatif qui permettrait par le biais d’un crédit remboursable de subvenir aux besoins financiers permettant d’assurer une existence décente et ce de manière automatique. Cette automaticité pourrait en outre réduire le coût administratif de l’octroi de certaines prestations.


Une autre motion déposée par Raphaël Ciocchi demande à ce que le taux de la contribution prélevée auprès des entreprises privées et des collectives publiques pour alimenter le fonds pour le soutien aux formations professionnelles soit augmenté à 0.1 % (actuellement il est de 0.05%) et de profiter de l’échéance du 31 décembre pour procéder à cette adaptation.

Delémont, le 28 septembre 2022 / pch

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