Préserver les emplois et les salaires: les enjeux de la session spéciale des Chambres fédérales

Photo: www.rfj.ch

La session parlementaire extraordinaire d’une semaine débute ce lundi à Berne et sera dédiée à la crise du coronavirus. Les élu-e-s ne siégeront pas au Palais fédéral mais dans la grande salle de Bernexpo. Le Conseil national et le Conseil des Etats entameront un grand débat sur les demandes de supplément au budget déposées par le Conseil fédéral ainsi que sur une quarantaine de motions et de postulats déposés par les commissions des deux Chambres.

Les enjeux de cette session sont expliqués dans cet article de la RTS: https://www.rts.ch/info/suisse/11289534-les-grands-enjeux-de-la-session-extraordinaire-du-parlement-sur-le-coronavirus.html

Le groupe socialiste aux Chambres fédérales s’est réuni vendredi pour préparer cette session. ” Le monde traverse une crise profonde, et la Suisse est également menacée par une grave récession. Ici aussi, beaucoup de gens craignent, à juste titre, pour leurs besoins essentiels. Depuis le début de la crise, le PS Suisse demande que les salaires et les emplois soient préservés. Il le soulignera une fois encore lors de la session spéciale de la semaine prochaine par le dépôt de différentes motions. Elle soutient pleinement les mesures de politique de santé des experts et la politique du Conseil fédéral.”. L’entier du communiqué de presse du Parti socialiste suisse est à lire ici:

https://www.sp-ps.ch/fr/publications/communiques-de-presse/le-groupe-socialiste-veut-renforcer-le-pouvoir-dachat

RFJ a tendu son micro au conseiller national Pierre-Alain Fridez. L’interview est à retrouver ci-dessous:

https://www.rfj.ch/rfj/Actualite/Region/20200503-La-perspective-de-Pierre-Alain-Fridez-sur-les-priorites-a-fixer-aux-chambres-federales.html

Delémont, le 3 mai 2020 / pch

Quand les professions les plus dévalorisées deviennent pilier de la crise sanitaire

Le 1er  mai est le jour où nous célébrons les travailleuses et travailleurs, ces femmes et ces hommes ont obtenu des droits, au prix de luttes et parfois au péril de leur vie. Aujourd’hui, il est opportun de se rappeler l’histoire avec humilité et de continuer la lutte pour construire un avenir serein, pour toutes et tous.  Si les rassemblements sont cette année « aux abonnés absents », les revendications sont quant à elles bien présentes.

Ces métiers, piliers de tout un pays 

La crise sanitaire du coronavirus qui sévit actuellement a permis de révéler à celles et ceux qui en doutaient encore que les métiers essentiels de notre société sont aussi les plus dévalorisés. A l’image du cœur, moteur fondamental de l’organisme, les travailleuses et les travailleurs des métiers les plus dévalorisés et les plus précarisés, sont bien celles et ceux sans qui notre société n’aurait pu poursuivre ses activités de base durant la crise. Ce ne sont pas les cadres des sphères dirigeantes des entreprises, ayant eu la chance de pratiquer le télétravail qui ont fait fonctionner le pays, mais bien les infirmier·ère·s, les vendeur·euse·s, les assistant·e·s en soin, les facteur·rice·s, les éboueur·euse·s, le personnel de nettoyage, qui, en première ligne, n’ont pas hésité à risquer leur vie pour prendre soin de nous, s’engager et permettre à la société de faire face à cette situation difficile liée à la pandémie.  

Pour rappel, en février dernier, les salaires proposés par le projet de contrat-type du Gouvernement jurassien pour le personnel de la vente dans le commerce de détail, étaient inférieurs au salaire minimum cantonal. La JSJ et le PSJ s’y sont fermement opposé. Si ces professions étaient donc déjà soumises à des conditions précaires au préalable, la crise qui sévit actuellement ne fait que mettre en exergue les inégalités sociales et la nécessité de revaloriser absolument ces corps de métiers. 

Pour certain·e·s, la crise est aussi synonyme de manque à gagner. Au chômage partiel, ces personnes peuvent voir leur salaire amputé de 20 %, alors que leurs charges, elles, ne diminuent pas. Les travailleurs et travailleuses dont le salaire avoisine le salaire minimum jurassien, seuil minimum permettant de vivre de son travail sans devoir recourir à l’aide sociale, se retrouvent, de facto, dans une situation financière très délicate et pour le moins inacceptable.

Des femmes en première ligne

Dans le secteur de la santé, 76% des travailleurs sont des travailleuses ! Alors qu’il est déjà sous pression, le personnel de soin des hôpitaux s’est vu imposer, la suspension temporaire de l’application des dispositions de la loi sur le travail concernant le temps de travail et de repos, ceci au détriment de sa santé physique et psychique. Cette attaque frontale et brutale au noyau dur d’une réglementation fondamentale en matière de santé et de la sécurité au travail est constitutive d’une atteinte crasse aux droits des soignant·e·s, les besoins de protection des employé·e·s sur le lieu de travail n’étant pas moins importants en période de pandémie, bien au contraire. 

On peut encore mentionner le travail important réalisé dans le domaine des soins à domicile, également majoritairement féminin, qui a notamment permis de décharger les hôpitaux. Pourtant, les aides-soignantes, gestionnaire en économie familiale et infirmières actives dans ce domaine souffrent, elles aussi, de salaires peu valorisés et de conditions de travail de plus en plus précaires.

Enfin, si les femmes sont majoritaires dans les métiers de la santé, elles le sont également dans le domaine du travail social et dans celui de la vente, toutes ces professions appartenant à l’économie dite « du care ». La crise sanitaire a poussé les travailleuses actives dans ces différents domaines sous le feu des projecteurs et il est certain que cela a permis de mettre en évidence leur contribution fondamentale et inestimable pour la société. Il faudra se souvenir, une fois l’orage passé, que toutes ces professions, exercées majoritairement par des femmes, méritent enfin une vraie reconnaissance et les conditions de travail qui leur sont dues.

Passer des mots aux actes

Les travailleuses et les travailleurs méritent des applaudissements certes, mais bien plus. Aussi, en cette journée de lutte des travailleur·euse·s, la Jeunesse socialiste jurassienne et le Parti socialiste jurassien attendent une protection accrue des personnes actives dans le domaine de la santé, le respect de l’égalité salariale, le maintien des salaires à 100 % en cas de chômage partiel pour les personnes disposant de bas salaires ainsi qu’une revalorisation de certaines professions précaires dont l’utilité sociale est incontestable. 

Delémont, le 1er mai 2020 / Jeunesse socialiste jurassienne et Parti socialiste jurassien

Un engagement sans faille

La crise actuelle liée à la pandémie de Coronavirus bouleverse notre quotidien. Elle met en évidence le rôle essentiel de secteurs professionnels, aux conditions de travail pénibles, trop peu considérés et insuffisamment rémunérés. En dépit d’un contexte sanitaire et économique délicat, le Parti socialiste jurassien constate avec satisfaction que le partenariat social permet de préserver et de promouvoir certains acquis.

L’entier du communiqué à lire ci-dessous.

Rosalie Beuret Siess, le visage ministériel du nouveau Jura

Portrait paru dans le Temps.

“Bousculant les équilibres historiques, l’élection au gouvernement de la socialiste est la sensation politique romande de ce début de 2020. Une victoire que l’Ajoulote doit en partie à ses engagements pour l’égalité et l’environnement. ”

L’entier du portrait à lire ici.

https://www.letemps.ch/suisse/rosalie-beuret-siess-visage-ministeriel-nouveau-jura?fbclid=IwAR1WRHyOxROUy3z-bImVu0eJDgzFWvxCeMAbG7rON-ZAsI0k5x6w74cW1UI

MERCI!

Le Parti socialiste jurassien remercie toutes les électrices et tous les électeurs qui ont voté pour Rosalie Beuret Siess ce dimanche lors de l’élection partielle au Gouvernement jurassien. En accordant à la candidate du PSJ 46.9% des suffrages lors du deuxième tour, les citoyen-ne-s ont confirmé leur volonté de rééquilibrer l’exécutif cantonal pour davantage de justice sociale, d’égalité et une meilleure protection du climat. 

« La satisfaction est immense!» a déclaré, très émue, Rosalie Beuret Siess devant les plus de 150 militant-e-s et de sympathisant-e-s du PSJ réunis ce dimanche au Boeuf à Delémont. En élisant Rosalie Beuret Siess au Gouvernement aux côtés de Nathalie Barthoulot, le peuple jurassien a montré qu’il veut une politique davantage axée sur la justice sociale et l’écologie responsable. « Nous avons désormais une grande responsabilité d’être deux représentantes de la gauche au Gouvernement », a déclaré Rosalie Beuret Siess lors de son discours de l’après-midi. 

Elle a également remercié chaleureusement toutes les personnes qui se sont investies dans la campagne organisée en un temps record. Grâce à de nombreuses actions de terrain, dans les trois districts, Rosalie a pu aller à la rencontre des citoyennes et citoyens jurassien-ne-s pour mieux comprendre leurs préoccupations. Elle a aussi adressé ses remerciements à CS-POP et aux Verts, ainsi qu’aux syndicats et associations qui l’ont soutenue. 

Aux côtés de Nathalie Barthoulot, Rosalie Beuret Siess sera particulièrement attentive à la politique sociale et environnementale. Comme elle l’a fait tout au long de la campagne qui vient de trouver son épilogue, elle restera à l’écoute de la population et oeuvrera en faveur de solutions constructives et bénéfiques à la prospérité de notre canton. 

Le pouvoir du vote de la jeunesse

C’est un des plus beaux Droits que nous acquérons avec notre majorité, en plus de pouvoir boire les alcools prohibés et la possibilité de conduire. Il s’agit du Droit de vote. Mais qu’il est abstrait ! Ouvrir une lettre, en fermer une autre et l’envoyer ; ou se déplacer dans un local et glisser un bout de papier dans une urne. Pourtant, comme il est essentiel. Certes, ce bulletin ne va pas changer le monde à lui tout seul. Or, en élisant une personne ou prenant position face à un sujet qui nous concerne tou.te.s, nous participons à façonner la politique régionale, nationale, ainsi que le monde. Le Droit de vote est propre à notre système politique, et même si celui-ci peut nous décourager, voter reste un des seuls moyens d’inscrire un engagement dans les institutions. C’est une pierre à l’édifice, en plus de la mobilisation de rue ou sur le lieu de travail. Voter est un pouvoir que nous avons en main, afin d’influencer le cours des développements sociaux, et l’orientation politique que nous souhaitons à notre région et pays. Même si c’est un petit pas, c’en est un, et nous pouvons faire qu’il aille en avant. Manifester ne suffira pas à nous faire entendre, les oreilles dans les lieux de pouvoir étant souvent sourdes. C’est ainsi que nous pourrons obliger des dirigeant.e.s à nous considérer et à ne pas décider sans nous. La jeunesse n’est que trop peu représentée. Voter, c’est aussi nous approprier notre place dans l’organisation de la société. Alors, si nous voulons concrétiser un monde plus féministe, violet, et plus écologique, vert comme lors de nos manifestations et grèves, il nous faut également utiliser notre bulletin, afin de donner de la couleur à notre futur.

Youri Zwahlen, Porrentruy

Salaire minimum: réveil difficile pour le personnel de vente!

En mars 2013, le peuple jurassien votait en faveur de l’initiative « Un Jura aux salaires décents ». Il a fallu attendre le 1er février 2020 pour que la loi acceptée aux forceps par le Parlement jurassien entre en vigueur. Rappelons-le, sous la contrainte de la Cour constitutionnelle, car la majorité du centre droit ne voulait pas entrer en matière. 

Nous pouvions dès lors croire naïvement que la rémunération de 20 fr.- de l’heure inscrite dans la loi serait appliquée, en adéquation avec la volonté populaire exprimée. Eh bien non: le Gouvernement jurassien vient de reconduire le contrat-type de travail pour le personnel de vente, dont les premiers échelons du salaire horaire se situent à environ 17.50 fr.-. C’est un salaire de « working poor », un salaire obligeant une personne seule à avoir recours à l’aide sociale ! Simplement incompréhensible, inadmissible, révoltant. 

Dans le journal des débats no16 de la séance du parlement du 25 octobre 2017, le ministre de l’Economie disait ceci : “Je crois que l’on peut et que l’on doit l’affirmer, le Gouvernement a, dans son programme de législature, un point principal qui est celui de lutter contre les bas salaires. Et je peux vous affirmer que le Gouvernement sera très réticent à s’éloigner du salaire minimum… “

Manifestement, pour le personnel de vente, cette volonté gouvernementale semble s’étioler. 

Delémont, le 26 février 2020 / jfr

Notre avenir, c’est avec Rosalie

Le réchauffement climatique n’est pas plus à démontrer, comme en témoigne notamment l’état de nos forêts et le faible niveau de nos sources d’eau. Malheureusement, une majorité du monde politique reste trop fréquemment aveugle et sourde à ces cris d’alarme pourtant basés sur un savoir scientifique vérifié et confirmé. 

La situation critique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui exige que la politique climatique fasse partie des priorités de nos élu-e-s avec des mesures urgentes à mettre en place. Demain, il sera trop tard. 

Par leur mobilisation dans la rue notamment, les jeunes de tous horizons ont clamé leur volonté de prendre des mesures fortes et rapides pour lutter contre le réchauffement de la planète. 

L’engagement de Rosalie Beuret Siess dans ce domaine est exemplaire dans sa ville de Porrentruy et son action démontre sa volonté de promouvoir davantage de justice climatique et sociale. En effet, il est illusoire d’améliorer les conditions de vie de la population si l’environnement continue à se dégrader et inversement.

Nous appelons les électrices et les électeurs, les jeunes en particulier, à saisir l’opportunité de créer un meilleur équilibre au sein du Gouvernement jurassien. Dynamique et compétente, Rosalie Beuret Siess incarne les préoccupations de la jeunesse jurassienne et s’inscrit dans un vaste mouvement porteur d’espoir. 

Pour que nos valeurs sociales et écologiques trouvent un relais au sein du Gouvernement jurassien, nous invitons toutes les personnes qui se reconnaissent dans ces valeurs à voter et à faire voter Rosalie Beuret Siess. 

Delémont, le 25 février 2020 – communiqué de presse de la jeunesse socialiste jurassienne