Salaire minimum: retrait de l’initiative

Une initiative qui s’éteint mais une problématique toujours brûlante !

L’initiative « pour un salaire minimum – respect de la volonté populaire », lancée il y a une année par les partis de gauche et les syndicats, vient d’être retirée. Cette décision fait suite à l’arrêt rendu au début du mois par la justice jurassienne qui a reconnu le Parlement coupable de déni de justice formel pour ne pas avoir statué en refusant d’entrer en matière sur la loi sur le salaire minimum cantonal.

Cette récente décision de la Cour constitutionnelle offre une nouvelle opportunité au législatif cantonal de lutter contre les bas salaires et de répondre ainsi à la volonté populaire. Le comité d’initiative pour un « salaire minimum – respect de la volonté populaire », qui avait lancé fin septembre 2015 une nouvelle récolte de signatures suite au refus du Parlement d’entrer en matière sur ce dossier, en a donc pris connaissance avec satisfaction. Il estime par ailleurs que le dépôt de son texte n’a plus de raison d’être et remercie l’ensemble des signataires pour leur soutien.

Pour autant, la question des bas salaires reste une actualité brûlante. En Suisse, plus de 400’000 travailleurs touchent un bas salaire qui ne leur permet pas de vivre décemment. Leur part reste constante ces dernières années. Il est donc plus que primordial qu’en plus des conventions collectives de travail (CCT), le Jura se dote d’un bouclier efficace et bénéfique pour les Jurassiennes et des Jurassiens.

Le Parlement doit donc reprendre ce dossier où il l’avait laissé et proposer une loi sur le salaire minimum qui respecte la volonté populaire. Nous veillerons à ce que cet objectif soit atteint.

Porrentruy, le 22 septembre 2016

Rosalie Beuret, présidente du comité d’initiative

 

L’initiative AVSplus en 5 questions

Le PSJ propose une rubrique consacrée aux objets de votations communaux, cantonaux ou fédéraux. Il s’agit de mettre en lumière les enjeux essentiels en prenant notamment en considération le vécu des citoyennes et citoyens, la situation dans le Jura, les effets sur les finances publiques, nos valeurs de solidarité et le contexte politique actuel.

Initiative populaire « AVSplus : pour une AVS forte »

Que propose concrètement l’initiative ? : une augmentation des rentes de vieillesse AVS actuelles et futures de 10%. Il faut se rappeler du fait que la rente de vieillesse complète minimale s’élève à 1’175.– par mois minimum et 2’350.– maximum pour une personne seule tandis que pour un couple ou des partenaires enregistré-e-s, le maximum s’élève à 3’525.– . Ces montants sont extrêmement modestes et tout le monde, en particulier les femmes ne bénéficient pas d’un confortable deuxième pilier ou encore d’une épargne personnelle.
Qui en bénéficiera ? : chaque femme et chaque homme au bénéfice d’une rente AVS qui aura ainsi un revenu plus digne pour faire face à ses dépenses courantes.
Quels effets dans le Jura ? : la situation en matière salariale, tout comme les catégories d’emploi sont connues dans le Jura. De nombreux-ses ouvrier-ère-s et employé-e-s après avoir dû se contenter de petits salaires, se retrouve à l’AVS avec une rente plus que modeste. L’initiative améliorera la situation de nombreuses personnes, couples et familles.
Quelles conséquences pour les finances publiques ? : le Conseil fédéral, les milieux patronaux et la droite brandissent la menace d’un déséquilibre massif du financement de l’AVS. Actuellement, environ 40 milliards de francs sont versés par an et une hausse de 10 % pourra être financée tant par la Confédération que par des cotisations perçues sur les salaires et une contribution des employeurs. Il s’agit de renforcer un modèle de solidarité que la Suisse aime à valoriser dans ses discours patriotiques mais peine à mettre en œuvre lorsqu’il s’agit d’agir en faveur des « petites gens ».
Est-ce le bon moment ? : on oppose volontiers cette initiative et le projet « Prévoyance vieillesse 2020 » d’Alain Berset. Il s’agit d’une approche, voire d’une manoeuvre politique des plus discutable. Les débats aux chambres fédérales ne sont de loin pas terminés et les échos sont vont plutôt vers un affaiblissement du « paquet Berset » et des idées les plus saugrenues en matière d’âge AVS. On ne saurait oublier que lorsqu’il s’agit de jouer la carte de la solidarité pour les bas revenus, il est toujours temps d’attendre tandis que pour répondre aux injonctions des milieux financiers ou des entreprises, il est à chaque fois temps d’être audacieux et d’investir.
En résumé : AVSplus n’est pas qu’un plus qui pourrait rendre service à quelques personnes, mais bien une responsabilité sociale, un projet de société, un investissement solidaire pour lesquels le parti socialiste jurassien est fier de se mobiliser !

Elisabeth Baume-Schneider

Contribution des patients aux soins à domicile : non à un système pénalisant la santé de nos aînés!

Dans un récent arrêté, le Gouvernement jurassien a décidé de demander une participation forfaitaire de 5 francs par jour aux bénéficiaires de soins à domicile. Cette modification s’appliquera dès 2017, y faisant notamment exception les enfants et les jeunes âgés de moins de 18 ans.

Cette participation aura des incidences non négligeables sur les patients âgés ayant besoin de soins ambulatoires ainsi que sur leurs proches.

Les patients âgés sont déjà tributaires d’une prime LAMal très élevée, du paiement de la franchise et de la quote-part de 10 %. De plus, la plupart d’entre eux a déjà subi l’augmentation de 5 francs de l’aide à domicile entrée en vigueur le 1er janvier 2016.

La part du budget « santé » prenant trop d’importance pour une partie des aînés, un des risques majeurs réside dans leur renoncement aux soins à domicile. Une telle situation conduirait inexorablement à la dégradation de leur santé, voire à un placement en EMS, ce qui va à l’encontre de la planification médico-sociale.

Aussi, nous demandons au Gouvernement de renoncer à cette mesure, soit à cette contribution de 5 franc par jour pour les soins ambulatoires.

Delémont, le 7 septembre 2016

Rosalie Beuret, pour le groupe socialiste au Parlement jurassien

 

Salaire minimum: le Parlement a commis un déni de justice!

Le Parti socialiste jurassien vient de prendre connaissance avec grande satisfaction de la décision de la Cour constitutionnelle – plus haute juridiction de la République et Canton du Jura – du 31 août 2016. La justice a une nouvelle fois donné raison au PSJ! Le parti avait fait recours mi-mai suite à la décision du Parlement du 24 avril 2016 de ne pas entrer en matière, pour la 2ème fois, sur le projet de loi sur l’instauration d’un salaire minimum.

« C’est une excellente nouvelle! Cette décision de justice prouve encore une fois que la majorité de droite n’a pas respecté la volonté populaire» détaille Loïc Dobler. Pour le président du PSJ, « c’est un signal fort en faveur des salariés». La Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal a donné raison au PSJ : « En refusant l’entrée en matière sur le projet de loi sur le salaire minimum cantonal alors que le délai de deux ans pour mettre en œuvre l’initiative populaire “Un Jura aux salaires décents” était déjà dépassé, le Parlement a commis un déni de justice formel pour refus de statuer »

Que le Parlement jurassien soit condamné pour déni de justice et que sa décision soit annulée constitue une triste première dans l’histoire jurassienne voire suisse.

Pour rappel, la loi jurassienne sur les droits politiques prévoit que le Parlement et le Gouvernement mettent en œuvre une initiative acceptée par le peuple dans un délai de 2 ans. L’initiative « Un Jura au salaire décents » avait été acceptée en mars 2013 par plus de 54% des Jurassiens.

C’est la 2ème fois que le PSJ obtient gain de cause devant la justice. La Cour constitutionnelle avait déjà été saisie en septembre 2015 suite à la décision du Bureau du Parlement de ne pas procéder à une 2ème lecture du projet de loi sur le salaire minimum.

Le législatif cantonal doit donc ainsi se ressaisir le plus rapidement possible du dossier, accepter l’entrée en matière et adopter une loi sur la question. Il en va de la crédibilité des institutions. Cette décision de la Cour constitutionnelle constitue également un énorme camouflet pour le Bureau du Parlement qui, par ses prises de position, s’est peu à peu transformé en organe politique alors que sa mission est de veiller au bon fonctionnement de l’institution parlementaire. Mission dans laquelle il a manifestement échoué !

Si le Parlement devait faire obstacle à ce dossier voir ne pas appliquer la décision de la Cour, le PSJ saisira à nouveau la justice et pourrait carrément envisager l’intervention des Autorités fédérales pour que la Constitution jurassienne soit appliquée.

Communiqué de presse du 2 septembre 2016 (en PDF ici PSJ communique de presse 2 septembre 2016)

 

Les mots d’ordre pour le 25 septembre

Tous derrière AVSplus, notre avenir en dépend!

Les membres du Parti socialiste jurassien étaient réunis mercredi soir en Congrès à Courchapoix. Ils ont défini les mots d’ordre du PSJ en vue des votations du 25 septembre. 2016. L’initiative AVSplus a bien évidemment reçu un soutien unanime. Si le texte passe la rampe, les rentes seraient augmentées de 10%, ce qui représente 200.- de plus par mois pour les personnes seules et 350.- pour les couples. L’AVS n’a plus été augmentée depuis 40 ans alors que les rentes de la caisse pension diminuent. Rappelons que l’AVS est la principale source de revenu à la retraite pour 2/3 de la population!

Communiqué de presse 31 août 2016

 

 

Tous à Berne pour l’avenir de nos retraites!

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Grande manifestation: halte à la baisse des rentes, renforçons l’AVS !

Qui a travaillé toute sa vie mérite une retraite décente ! Nous le dirons haut et fort lors de la grande manifestation du 10 septembre à Berne. Pour un oui à AVSplus et contre les démantèlements de la réforme « Prévoyance 2020 » qui sera en discussion au Parlement fin septembre.

Participe à la manifestation ! Tes ami-e-s, famille et collègues sont aussi les bienvenus! Transports gratuits, pique-nique offert aux participant-e-s.

Inscriptions auprès d’Unia Transjurane: transjurane@unia.ch / michele.debonis@unia.ch ou 0848 421 600 ou sur notre site internet régional

> Plus d’infos sur la manif sur le site web d’Unia

> Transports

 

Source: UNIA

Débat contradictoire sur l’initiative populaire AVSplus

En vue des votations fédérales du 25 septembre, le comité unitaire AVSplus, a organisé plusieurs événements afin d’informer les citoyen-ne-s sur les enjeux de la votation.

À cet effet, un débat public a été organisé pour le

 

25 août 2016, à 20h00,

au centre St-François à Delémont

route du Vorbourg 4.

 

Les intervenant-e-s, représentant-e-s des partis politiques et des partenaires sociaux, seront :

 

  • Madame la conseillère aux états, Anne Seydoux – Christe, PDC
  • Monsieur le conseiller national, Pierre-Alain Fridez, PSJ
  • Monsieur Marco Taddei, Union Patronale Suisse
  • Monsieur Aldo Ferrari,  Comité directeur du syndicat Unia.

 

Modération : Georges Maillard, journaliste, Le Quotidien jurassien

 

Le débat aura une durée de maximum 45 minutes et un espace sera laissé pour les questions du public.

 

Un apéritif clôturera la soirée.

 

Vous êtes cordialement invité-e-s à participer à ce débat public.

Pour le comité

Pierre-Alain Fridez, Conseiller national PSJ, président du comité unitaire AVSplus

Pierluigi Fedele, secrétaire régional Unia Transjurane, 079 137 04 69

 

*organisations ayant adhéré au comité unitaire : PSJ, PSA, PSJB, JSPJ, Les Verts jurassiens, CS-POP Jura, La Gauche, Union syndicale jurassienne, Union syndicale Jura bernois, SEJ, Unia, SSP, SEV, Syndicom, Syna.

1er août: message du Conseiller aux Etats Claude Hêche

Chères Concitoyennes, Chers Concitoyens, Chers Amis,

 

Vous avez sans doute tous une fois observé les racines d’une plante qui soulèvent un bloc de pierre ou qui font éclater le macadam. Et vous vous êtes demandé d’où venait cette force mystérieuse. Pour ma part, c’est certainement la confiance en ses racines, la pratique de la proximité, « l’amour du  prochain »…

Je suis très heureux et fier de fêter le 1er Août à Cornol, dans mon village d’origine, là où se trouvent une partie de mes racines. Je vous remercie de m’avoir invité au bord de l’étang de la Montoie, miroir magique de la beauté de la nature, des jets de fusées et des feux de Bengale.

Dans le contexte agité et porteur d’angoisses que nous vivons actuellement au niveau mondial, savoir d’où l’on vient est un privilège : cela donne de l’assurance. On s’ouvre plus facilement à l’autre – aux autres – quand on connaît ses origines ; on fait plus volontiers confiance à la vie, on envisage l’avenir avec un plus grand optimisme.

J’ai toujours pensé que les trois têtes de maures représentées dans les armoiries de Cornol étaient un appel au voyage, au pèlerinage ! D’autant que les légions africaines, au service des Romains, construisaient des routes. C’est peut-être de Cornol que me vient mon goût immodéré pour les transports et la mobilité.

L’Algérie, la Tunisie, l’Indonésie ou Madagascar, La Haye, New-York, Paris, Rome, la plaine du Grütli : les déplacements que j’ai effectué l’an dernier m’ont ouvert les yeux sur des réalités parfois très dures. Aujourd’hui, alors que notre capacité à vivre ensemble est fragilisée, que la paix ne semble plus aussi évidente en Europe, je suis plus convaincu que jamais que seul l’accès généralisé à l’éducation et à l’emploi peut endiguer la misère, la guerre et le terrorisme.

Dans les économies fragiles, la transmission du savoir traditionnel et les nouvelles technologies doivent aller de pair. L’un ne va pas sans l’autre, et l’un ne doit pas oublier ou mettre de côté l’autre. Je me suis fortement engagé l’an dernier pour mieux faire connaître la formation duale – une richesse de notre pays – ces apprentissages qui assurent l’employabilité immédiate des jeunes. Pour que la jeune génération garde espoir dans l’avenir, elle doit acquérir des compétences, créer des entreprises, lancer des projets, innover et élever ainsi son niveau de vie. Elle doit aussi se sentir écouter et pouvoir donner son avis dans un système politique participatif et démocratique. Ce renforcement de la formation, cet apprentissage de la compréhension des autres jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le terrorisme qui gangrène notre monde. La logique de la peur ne peut pas s’imposer, elle ne doit pas s’imposer.

Nous devons nous interroger sur notre rapport à la jeunesse et sur la place accordée à des jeunes en manque de repères et parfois de limites. Nous sommes aujourd’hui face à d’innombrables questions. Et ceux qui prétendent avoir la solution toute faite face à cette barbarie sont au mieux des inconscients, au pire des imposteurs.

La seule chose qui est sûre, c’est que la tâche est immense afin de retrouver le chemin de la paix, du dialogue et du respect mutuel. Nous sommes face à un ennemi sans visage, sans état d’âme et qui peut prendre de multiples formes. Sournois et retors, l’extrémisme religieux et les actes de barbarie se nichent dans la misère et la pauvreté. Je n’ai pas de réponse autre que l’éducation et le respect des différences à apporter, même si je suis parfaitement conscient que cela ne sera pas suffisant.

Il n’y a pas de vérités toutes faites, il n’y a pas de pays à porter aux nues ou à clouer au pilori. Mais il y a aussi des personnes à surveiller de près, à sanctionner, à condamner, au besoin à expulser. Car cela fait non seulement partie de notre travail politique mais également du respect de l’application de nos lois et du bon fonctionnement de nos institutions.

 

Chers amis de Cornol, Chers amis du Jura,

Mon année de présidence m’a confirmé qu’en politique comme dans la vie, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc. Les visites officielles que j’ai effectuées, m’ont donné accès à des personnalités clefs. J’ai ainsi pu modestement contribuer à dénouer certaines situations, à jouer le rôle de médiateur et parfois, à obtenir des retombées concrètes telles que des commandes pour le Jura et pour la Suisse.

Par cette expérience riche en contact avec la population et notamment la jeunesse, j’espère avoir contribué à rapprocher la politique de la vie quotidienne. En accueillant de nombreuses délégations dans le Jura, notre tradition d’accueil, nos lieux touristiques et nos produits ont pu bénéficier d’une vitrine vers le monde extérieur. J’ai eu la chance de pouvoir vanter la tradition d’accueil et les produits jurassiens.

A chaque occasion, et notamment à l’exposition universelle de Milan, l’histoire exceptionnelle de notre canton a été mise en avant. Rappeler la prouesse démocratique de l’avènement du Jura suscite toujours autant d’intérêt et nous pouvons être fiers de notre parcours, de notre terroir. Les produits du terroir ont d’ailleurs été mis fortement à l’honneur au pavillon suisse le ler août de l’année passée. A Berne, je me suis attelé à faire connaître le Jura et les talents de ses entreprises auprès des régies fédérales ou encore de l’Office fédéral des constructions. Entre la séance du bureau du Conseil des Etats en Ajoie, la visite du sabotier de Cornol ou encore le week-end d’échanges entre 60 jeunes adolescents et enseignants de tout le pays à St-Ursanne, nous avons exploité au maximum l’opportunité de mieux nous faire connaître à travers la Suisse.

 

Mesdames et Messieurs, Chers Amis,

Les mots ne suffisent pas à faire connaître notre région. La perception positive du Jura et de ses produits doit s’incarner dans des ambassadeurs actifs. Prenez la nouvelle patinoire de Porrentruy : le projet est soutenu notamment par notre ancien ministre des sports Adolf Ogi, par le chirurgien cardiaque René Prêtre et la star du hockey Steven Barras. Ce sera, je l’espère, une garantie de notre succès à tous.

Nous devons créer une dynamique collective pour faire connaître la valeur de notre agriculture et de notre terroir. Si la tête de moine est en passe de conquérir le monde, si la Damassine est plus qu’un produit de niche, c’est que leur commercialisation a été portée par des personnalités, par des entreprises et leurs ouvriers et par un récit partagé. Notre race chevaline, qui répond si bien à l’équitation de loisirs, mérite elle aussi de poursuivre son essor. Comme nos compétences en micromécanique, en horlogerie et dans les nouvelles technologies méritent d’être continuellement valorisées.

Notre identité jurassienne très forte est le socle à notre développement. Elle nous permet de relever les défis de notre région, de notre canton qui se prépare à accueillir Moutier et sa couronne, mais également de notre beau pays et du monde, tout en gardant notre âme.

Vive Cornol, vive la Suisse et bonne fête du 1er Août à toutes et à tous.

Claude Hêche,

Conseiller aux Etats

Seule la déclaration orale fait foi

 

EMBARGO JUSQU’AU 31 JUILLET 2016 A 19H00

 

 

Hommage à Valentine Friedli

Notre camarade Valentine Friedli nous a quitté cette semaine. Elle a marqué l’histoire jurassienne en tant notamment qu’ancienne conseillère nationale et députée et de part son engagement pour les droits des femmes et l’indépendance du Jura. Nathalie Barthoulot, ministre socialiste, lui a rendu hommage au nom du PSJ et du Gouvernement jurassien.

Hommage à Valentine Friedli à l’occasion de ses obsèques, le 14 juillet 2016 à Delémont – Nathalie Barthoulot, Ministre du Département de l’intérieur de la République et Canton du Jura

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Chère famille,

Chers amis,

Mesdames et Messieurs,

 Valentine Friedli n’est plus. Une dame au grand cœur, aux idées avant-gardistes, une pionnière, une visionnaire nous a quittés.

S’il nous appartient de saluer l’engagement de la femme publique, nous ne saurions passer sous silence le parcours de vie de la femme, de l’épouse, de la maman, de la grand-maman, de l’amie, parcours qu’elle a partagé avec bon nombre de personnes présentes aujourd’hui.

Il est temps pour nous d’adresser en premier lieu à la famille les sentiments d’affectueuse compassion de la part du Parlement, du Gouvernement et du Parti socialiste jurassien.

Valentine Friedli a marqué l’esprit et le cœur des militantes  et des militants qu’elle a côtoyés dans ses différents combats et elle laissera assurément une généreuse empreinte dans notre mémoire collective et dans l’histoire jurassienne. Valentine Friedli a été  une figure marquante de notre canton, au parcours étroitement lié en particulier à deux luttes fondamentales, celle de l’autonomie jurassienne et celle de la cause des femmes. Nous saluons aujourd’hui l’engagement indéfectible et la ferveur militante de la seule femme élue aux côtés de 49 constituants à l’Assemblée constituante jurassienne, de la conseillère de ville, de la députée et de la conseillère nationale socialiste.

Il est impossible de vouloir retracer de manière exhaustive le parcours exemplaire de la femme politique et de la citoyenne impliquée dans les différentes luttes qu’elle a menées. Au-delà de notre présence nombreuse, quelques étapes significatives serviront de fil conducteur à l’hommage que nous souhaitons lui rendre.

Dès 1963, elle se bat au sein de l’Association féminine pour la défense du Jura dont elle assumera la présidence. En 1970, elle entre au comité directeur puis au comité exécutif du Rassemblement jurassien où elle y siégera pendant 20 ans. Elle rejoint également le Conseil de ville de Delémont de 1973 à 1978. A l’entrée en souveraineté du canton du Jura, en 1979, elle est élue députée au Parlement jurassien, ceci jusqu’en 1983. C’est ensuite sous la coupole fédérale, au sein du Conseil national qu’elle défend les couleurs jurassiennes et ses valeurs de femme de gauche.

 

Du combat pour l’indépendance à l’engagement en faveur de la cause des femmes, Valentine Friedli symbolise le courage et la sincérité d’une figure politique jurassienne marquante et reconnue loin à la ronde.  Elle fut une vraie pionnière, un véritable modèle qui a pris le risque, voici plus de 40 ans, de prendre la parole et de défendre ses idéaux. Elle n’a pas hésité à montrer que les femmes avaient toute leur place en politique et qu’elles avaient un rôle déterminant à jouer. Elle n’a pas redouté non plus les différents combats à mener et a su s’imposer avec pragmatisme, ténacité lorsqu’il s’agissait de convaincre. Ses différents mandats électifs ont forcé l’estime et la reconnaissance, tant de sa famille politique que de ses adversaires qu’elle respectait au-delà des divergences idéologiques.

Sa force de conviction, un intense travail de réflexion et de persuasion mené de pair avec l’AFDJ lui ont notamment permis d’inscrire dans la Constitution jurassienne, une première Suisse, l’institution d’un Bureau permanent de la condition féminine. Quel symbole !

 

Il a fallu faire face aux nombreuses attentes mais également aux suspicions et au scepticisme ambiants. C’était certes l’époque de tous les possibles, mais rien ne fut pourtant facile … et il fallut convaincre. A côté de cette victoire, elle parvient également à faire inscrire dans la constitution jurassienne l’égalité des droits entre femmes et hommes, l’égalité des chances pour toutes et tous et le principe «à travail égal salaire égal».

L’audace de Valentine Friedli en faveur de la cause des femmes ne s’est donc pas arrêté à la création du Bureau de la Condition féminine ni à son fort engagement dans les travaux de la Constitution jurassienne reconnue comme moderne et avant-gardiste à l’époque.

 

En tant que conseillère nationale, elle a proposé des mesures novatrices en matière de structures d’accueil pour les enfants ou encore en matière d’aménagement des horaires et du temps de travail. Valentine Friedli a assurément contribué à ce que notre canton soit  créatif et exigeant en matière de place de la femme dans notre société, de ses droits mais aussi de ses responsabilités. Force est de constater que la voie qu’elle a ouverte montre aux femmes et aux hommes de ce coin de pays que les progrès sont possibles et que de nombreux défis restent encore à relever.

La communauté jurassienne doit beaucoup à Valentine Friedli. Si la tristesse est bien présente aujourd’hui, c’est également avec sérénité et amitié que nous prenons congé d’elle, en gardant à l’esprit son beau, son riche et son long parcours de vie.

Nous ressentons comme un privilège que de l’avoir côtoyée et au nom des autorités cantonales et du parti socialiste jurassien, nous assurons sa famille, ses proches et ses nombreuses et nombreux amis de notre sincère compassion et de notre profond respect.

Un très grand merci à Valentine Friedli qui nous réunit aujourd’hui en l’Eglise St-Marcel et qui nous rappelle à quel point la communauté jurassienne a eu de la chance de pouvoir compter sur sa belle personnalité.

 

 

Non aux allégements fiscaux démesurés des entreprises

NON à de nouveaux milliards de pertes fiscales!

NON à une augmentation d’impôts pour la classe moyenne!

NON à de nouveaux régimes spéciaux pour les multinationales!

Plutôt que de veiller sur les finances publiques et de présenter une réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) équilibrée, le Parlement a approuvé de nouveaux privilèges pour les grands groupes et les actionnaires, ainsi que des baisses d’impôts pour les entreprises. Il est incontestable que la Suisse doit abolir les avantages fiscaux pour les holdings et autres entreprises internationales. Or, seuls quelques propriétaires d’entreprises profiteront de cette réforme. Ce sera ensuite à nous, toutes et tous, de payer la facture de ce projet qui dépasse toutes les limites.

Trop c’est trop ! Signe maintenant le référendum contre la démesure de la réforme de l’imposition des entreprises III (RIE III)!

 http://wecollect.rie-3-non.c